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Dental Run Care #2 : interview croisée Sylvain Levet / Ladji Doucouré

Commentaires

Jean-Pierre TOUBOL

Bravo pour cette interview faite avec un sportif de haut niveau et qui devrait être diffusée très largement sur les réseaux sociaux et sur les chaines de télévision. On peut aussi rappeler que Sergei Bubka a réussi à devenir champion du monde en améliorant sa performance le jour où on lui a posé une gouttière en bouche. et je possède bien d’autres exemples concernant des golfeurs qui ont amélioré leur handicap pour les mêmes raisons.
Il serait temps de rappeler et aux praticiens et au patients que la finalité de la dentisterie est la mastication et que celle ci est directement dépendante de l’occlusion dentaire.

bermant

Ce sujet est un véritable serpent de mer.
Il faut garder à l’esprit que les dispositifs oraux n’ont jamais démontré la moindre efficacité sur l’augmentation ou la rapidité de réponse des fibres musculaires.
Si je me trompe, que l’on me fournisse les références bibliographiques.
Beaucoup de champions, en particulier en athlétisme, sont utilisateurs de gouttières occlusales, c’est un fait avéré, mais quel est la part du psyché sur le sofa, bien malin qui peut le dire.
A mon humble avis, la gouttière rassure le sportif, c’est quasi rituel. Les « sportifs de haut niveau » comme on les nomme depuis quelques années sont obnubilés par leurs résultats, et éprouve le besoin d’être rassurés par divers moyens (coach, compléments alimentaires, orthèse, grigri, etc).
Petite expérience perso d’un ex-champion de France vétéran du 400 m haies ; l’année de mon titre, j’ai survolé les derniers 100 m de chaque course de la saison, alors que c’était là mon principal point faible ; l’explication : je me suis dopé (dopage autorisé), au bicarbonate de soude sensé retarder la formation d’acide lactique dans les muscles.
Aucune étude valide n’a jamais démontré cette efficacité, mais ça a marché pour moi.
Ai-je été dupe de moi-même ? Certainement.
Ceci dit si le dispositif ne nuit pas à la santé…
BM

Jean-Pierre TOUBOL

Décidément vous voulez nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Le port d’une gouttière qui résout les douleurs musculaires chez le patient ce n’est pas une illusion d’optique. J’ai démontré et publié il y a quelques années la modification du cycle masticatoire lors de l’apposition d’une semelle orthopédique et inversement j’ai démontré au CNRS la modification des surfaces corporelles calculées par capteurs infra rouge lors de l’apposition d’une feuille de papier d’étain radiologique sur un secteur d’arcade. Cette modification occlusale entrainant une modification de la fusion oculaire relevée par un synoptophore.
RIEN DE PSYCHO LA DEDAND

bermant

Mon cher Jean Pierre, relisez bien mon texte, je ne parle pas de douleur, encore moins de cycle masticatoire, mais de puissance et/ou de rapidité des fibres musculaire, ce qu’attendent précisément les sportifs.
C’est un sujet qui me tient à coeur en tant qu’ancien athlète, et responsable d’un grand club d’athlétisme pendant quelques années.
Certains de nos collègues du CNO ont travaillé un peu sur ce sujet, lorsqu’il était porteur (Olivier Laplanche au CREPS d’Aix en Provence, une ex-assistante de Montpellier dont le nom m’échappe, et quelques autres).
Leurs conclusions n’étaient guère favorable, et pour « faire de la biblio » assez régulièrement depuis plus de trente ans, je reste également sec ; c’est pourquoi je suis preneur de référence bibliographiques robustes, et pas d’histoires de chasse.
Sur l’aspect psycho-somatique de la prise en charge des DAM, j’évoquerai pour finir le bouquin de notre ami Daniel, et surtout le chapitre consacré au psyché écrit par le Pr Michel Laxenaire de Nancy, c’est plutôt édifiant.
Respectueusement. BM.

Jean-Pierre TOUBOL

Mon Cher B
Ne pas accepter que la modification occlusale agit positivement ou négativement sur la posture et donc sur la totalité des muscles me parait relever d’une négation de l’évidence. Que cela soit ou non responsable de l’amélioration des performances est aussi dépendant du ressenti sans aucun doute de l’athlète mais la modification posturale engendrée par une gouttière génère une modification de la posture et donc des muscles et de leur fonctionnement et peut donc être à l’origine de la modification des performances en bien ou en mal.

bermant

Ai-je parlé de posture ? Je ne le crois pas ; je n’ai évoqué que le côté performance.

Rappelons que le congrès national du CNO de Nice en 2000 avait pour thème occlusion et posture, et que les conclusions de ces journées émises par le Pr Pierre Rabischong incitait à la plus grande prudence au vu des travaux disponibles ; bref ce n’est pas aussi limpide qu’on voudrait bien se l’imaginer.

Les journées de Toulouse en 2013, ont également abordé ce thème sans apporter de données « bouleversifiantes ».

Bref, rien n’est acquis dans ce domaine et les certitudes sont rares.

Ladji nous parle de ses problèmes de chevilles, résolu par sa gouttière ; donc de douleur.

A mon tour d’ aller dans ce sens en évoquant des problèmes personnels de tendon d’Achille résolu en moins de trois semaines par des semelles réalisées par un podologue-clinicien compétent.

Dans les deux cas, à l’évidence, on agit sur la posture.

A l’époque le podologue m’avait interrogé sur mon occlusion, et j’étais resté plutôt dans le flou artistique par totale incompétence.

Deux ans plus tard, à l’issue de ma carrière d’athlète, j’intégrais le DUO de Marseille.

Amusant n’est-ce pas !

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