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Une Classe II 2 supraclusion

L’harmonisation 4D : fonctionnelle, sagittale, transversale et verticale

Cas clinique

Patient de 8 ans et demi présentant un syndrome de Classe II division 2 avec forte supraclusion induisant une morsure palatine avec douleur au niveau de la papille palatine.
Autre diagnostic fonctionnel, ce patient a une respiration buccale avec ronchopathie et « bavage nocturne » signes de détresse respiratoire avec suspicion d’apnées obstructives du sommeil (fatigue et somnolence diurne).

Objectifs du traitement

Priorité au soulagement de la douleur gingivale et de la ronchopathie, ainsi que l’harmonisation fonctionnelle, sagittale, transversale et verticale.

Prescription

Dégagement des voies aériennes par l’ORL (adénoïdo-amygdalectomie) suivi par la pose d’un propulseur de type PUL avec vérin 3D au maxillaire.


Propulsion mandibulaire + désocclusion postérieure + expansion maxillaire antérieure et latérale.

9 mois après Harmonisation fonctionnelle et dento-maxillaire.

Téléradiographies avant et après

On remarque l’effet du dégagement des VAS (voies aériennes supérieures) et le changement de la typologie de croissance.

Qu’en sera-t-il de la stabilité de cette interception ? Récidive ?
Bien sûr il y a d’autres façons d’intercepter, comment auriez-vous fait?

Commentaires

thomas

Félicitations pour ce joli cas ! Quelques remarques toutefois : on peut noter que les secteurs postérieurs sont encore en classe II (sur la télé de profil) donc que le calage molaire n’est pas parfait et que la récidive peut être envisagée. De plus la vitesse relativement rapide (9 mois) du traitement me fait douter sur un véritable gain osseux au niveau mandibulaire, et il serait bon de revoir des photos 1 an ou 2 après pour voir si la rétromandibulie n’est pas réapparue. Dernière observation, on peut observer une perte de contrôle au niveau des incisives avec accentuation de la palatoversion des incisives sup et vestibuloversion des incisives inf ce qui peut être a empêché de corriger complètement la classe II molaire car les incisives sont entrées en contact.
Je trouve néanmoins ce cas très bien réalisé et je pense que l’enfant en a tiré un bénéfice immédiat (amélioration de la ventilation buccale, diminution des douleurs au niveau de la morsure palatine), et je ne pense pas que j’aurai fait mieux à cet âge.
Cependant, je pense qu’une récidive (surement partielle) sera inévitable, concernant la supraclusion incisive et la rétrognathie mandibulaire, et que la stabilité sera bien meilleure avec un appareil multiattaches en denture définitive.
Thomas

Elie Callabe

Merci Thomas pour ces remarques pertinentes. Vous avez raison sur la nécessité d’allez plus loin dans la correction: vestibuler plus les incisives sup et propulser la mandibulaire pour obtenir une Classe 1 molaire. C’est une Classe II 2 familiale et la croissance travaille contre nous. L’appareil sera porté plus longtemps la nuit.
EC

gueurki

C’est en effet bien mené avec en évidence tout l’intérêt de libérer les voies aériennes en parallèle. L’ORL aura prêté une oreille attentive à la demande de l’orthodontiste ce qui hélas n’est pas encore toujours le cas ( ils y viennent , ils y viennent,…)
Une remarque : je me souviens de ce signe de Ricketts à propos de la projection radiographique de l’image de la canine dans la symphyse de la mandibule: plus cette image est antérieure et plus la DDM est patente…
Il faudra donc surveiller l’arrivée de 33 & 43.
Autre remarque pour Thomas: je ne vois pas de vestibulo-version des incisives mandibulaires, bien au contraire (photos IB): elles sont restées très verticales et légèrement linguo-versées, ce qui confirme d’ailleurs les risques d’encombrement à l’évolution des canines…
Le rapport molaire sur la téléradiographie en fin de phase montre un type sagittal « bout à bout » qui peut tout à fait évoluer correctement en classe I a la chute des 75 & 85…

Bon week- end.

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