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Prothèse numérique en implantologie #3

VIDEO

Quels sont les avantages de la CAO de la prothèse par le praticien lui même ?

Commentaires

holeinone

Bonjour.
Sujet très intéressant très bien expliqué avec le post 1 et les vidéos 2 et 3.
Vous illustrez parfaitement comment on fera demain.
Je suis totalement persuadé que les caméras 3D envahiront les cabinets dentaires dans très peu de temps, supprimant ainsi tout un tas d’erreurs liées aux techniques et materiaux actuels.
L’ordinateur ne se trompe JAMAIS. On obtiendra ainsi grâce à la CFAO des résultats qualitatifs supérieurs à ce qu’on a aujourd’hui.
Votre présentation montre le process mélangeant du semi direct (piliers) et direct (couronnes-chairside).
Peu de praticiens voudront (ou pourront) investir dans ce très beau produit qu’est le Cerec de Sirona.
Mais les caméras endo buccale permettent également de réaliser ce type de travail par CFAO en semi direct pour les piliers et les couronnes.
De plus, demain il sera aussi possible de réaliser par les prothésistes des couronnes CCM ou CCC stratifiées plus esthétiques que ce qui est obtenu à partir de bloc Emax (surtout pour les dents de devant…).
La CAO ouvre une porte extraordinaire aux dentistes car elle permet de valider une morphologie (forme, points de contacts proximaux et occlusaux, embrasure pour passer les brossettes) alors qu’actuellement on « subit » ce que nous envoit le prothésiste. Il y a parfois (souvent?) des détails qu’on voudrait différents par rapport au choix du prothésiste mais on ne renvoie pas souvent le travail (faute de temps et coût économique…). Et c’est dommage…
Lorsque le prothésiste réalise la modélisation par CAO, il peut envoyer les fichiers afin qu’on valide tous les points (forme, intensité des points de contacts, taille des embrasures, position des cuspides, etc…). Nous améliorerons ainsi nos prestations en les validant avant fabrication.
Lorsque le dentiste dispose d’une machine telle que le Cerec, réalisant lui même la modélisation, le problème ne se pose pas.
La CAO, grâce à l’échange possible prothésiste-dentiste via internet, puis la FAO vont permettre d’atteindre l’asymptote de qualité tant recherchée.
Demain, comme je le disais, le prothésiste pourra réaliser des CCM et des CCC stratifiées entièrement par CFAO (donc avec une meilleure qualité optique-esthétique que lors de l’usinage d’un bloc de bonne matière).
Je pense que l’avenir est (très bientôt) « l’invasion » des cabinets par des caméras endo buccale et la réalisation de nos travaux prothétiques uniquement en CFAO (par le prothésiste) améliorant ainsi considérablement la morphologie par la CAO et la qualité de fabrication grâce à la FAO (absence de retouches en particulier au niveau de l’insertion avec des points de contacts parfaits (enfin! surtout en couronnes transvissées…).
Votre question finale lors de la video n°2 est extrêmement intéressante, car outre les piliers (ma réponse est oui : pas besoin de modèles analogues), est ce que les dentistes accepteront de recevoir des couronnes (Emax maquillées ou couronnes avec chape stratifiée) SANS modèle analogue car la fabrication lors d’un process de A à Z par CFAO augmente significativement le coût si on veut des modèles analogues obtenu par impression 3D (ou usinage).
Sentiments amicaux, Jean Pierre.

plt35

Bonjour, comme tout le monde je crois à l’avenir de l’empreinte optique. Pourtant, je trouve que les systèmes existants ont encore des limites. Dans le cas présenté, les limites cervicales dessinées en bleu passent sur la gencive, il aurait été utile de mettre un fil de rétraction, ou encore mieux de passer par un stade de dents provisoires pour façonner le profil d’émergence des futures couronnes et conditionner ainsi la gencive. Ce profil est travaillé par le labo grâce au silicone de la fausse gencive.
Autre limite actuelle du procédé, si on veut une céramique stratifiée il faut un modèle, certe réalisable grâce à une imprimante 3D mais là, les coûts s’envolent,on est donc limité au maquillage.
Pour répondre enfin à la question, je préfère déléguer à mon prothésiste ce travail, je suis loin d’avoir ses compétences. En revanche, la possibilité offerte par ce procédé de valider la conception avant la fabrication, ça c’est intéressant .
Bravo pour ce post, vous faites avancer les choses.

jerome

Je trouve dommage de devoir réaliser 2 empreintes successives. Ne pouvait-on pas concevoir directement 3 couronnes unitaires collées sur base titane ?

Bonjour holeinone,
Tout à fait. La caméra optique devrait devenir incontournable d’ici 2-3 ans et se généraliser dans les cabinets dentaires. La simplicité de la technique, le temps gagné au fauteuil, la reproductibilité des résultats, la suppression des erreurs liées aux traitements des empreintes,etc… sont autant d’éléments positifs allant dans le sens d’une intégration du flux numérique au cabinet dentaire.
C’est aussi vrai pour la communication praticien-prothésiste, qui doit être considérée comme la pierre angulaire de ces traitements numériques (en effet, tous les cabinets ne s’équiperont pas d’usineuses). La maitrise des technologies numériques par les deux protagonistes ne peut qu’aller dans le sens de l’amélioration du traitement de nos patients. Le praticien en fonction de ses attentes pourra déterminer jusqu’ou il s’investit dans les technologies numériques : empreinte optique, empreinte optique et logiciel CAO, empreinte optique et CFAO, etc…
Merci pour votre enthousiasme

Bonjour plt35

Oui, il ne faut pas hésiter à utiliser un fil de rétraction si les limites des piliers ne sont pas visibles en bouche ou sur l’écran de l’ordinateur après la prise d’empreinte. L’image sur l ‘écran est grossie X25, ce qui permet de parfaitement visualiser les limites et savoir si elles ont été correctement enregistrées.
Il ne faut pas hésiter à demander au laboratoire de réaliser des limites juxta-gingivales (à valider lors de la commande), ce qui facilitera la prise d’empreinte des piliers définitifs. L’indication de cette technique est la zone prémolaire-molaire et non la zone esthétique donc la situation juxta-gingivale ne pose pas de problème.
Dans le cas présenté, un fil a été placé en distal de 24 car la limite était enfouie et recouverte par la gencive.
Merci pour vos encouragements

Bonjour Jérôme

Oui, on peut faire cela avec avec Cerec

Notamment en une seule séance d’empreinte numérique :
soit 3 couronnes transvissées unitaires ou plurales collées sur une base titane (pilier Ti-base)
soit 3 piliers collés sur les piliers Ti-base avec une suprastructure céramique

L’intérêt de la technique Bellatek-Encode présentée ici est la simplicité déconcertante de la première empreinte numérique, l’obtention de piliers définitifs en une seule phase/un seul matériau avec une précision industrielle et à un cout très intéressant.

Votre question est très pertinente car il est vrai que d’autres systèmes permettent de réaliser une seule empreinte des piliers de cicatrisation encode, d’envoyer le fichier stl obtenu au laboratoire spécialisé, qui va réaliser les piliers définitifs sur mesure Bellatek Encode avec un modèle stéréolithographique associé. Le tout est ensuite envoyé chez le prothésiste du praticien pour la réalisation de la prothèse définitive. Le praticien peut donc donner un second rendez-vous à son patient pour la pose de la prothèse.

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