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Apport de l’empreinte optique et du cone-beam dans les cas d’extraction implantation immédiate en secteur antérieur

Résumé d’article:

Les cas d’extraction implantation immédiate sont des actes complexes à réaliser car le placement de l’implant dans l’alvéole est primordial pour la réussite à long terme du traitement.
Cependant, l’utilisation de cette technique facilite la temporisation et la gestion de l’esthétique pour nos patients.
Cet article montre au travers d’un cas clinique que la chirurgie guidée peut faciliter la mise en place de l’implant en 3D et permet d’avoir une reproductibilité du geste chirurgical, garante d’un résultat à long terme.
La pérennité de nos traitements implantaires dans le secteur antérieur où l’esthétique est primordiale passe probablement par le recours systématique à cette technologie.

Pensez-vous que nous pouvons nous passer des guides chirurgicaux pour placer nos implants dans le secteur antérieur ?

Source: Apport de l’empreinte optique et du cone-beam dans les cas d’extraction implantation immédiate en secteur antérieur FOUGERAIS Guillaume – Lettre de Stomatologie , numéro 59, septembre 2013

Commentaires

carton

Je suis très impressionné par la « simplicité » affichée d’autant qu’elle semble réelle. La technique proposée réduit significativement les temps d’intervention, les risques d’erreurs des praticiens et semble faciliter l’obtention d’un résultat esthétique optimal. J’imagine que tout cela a un prix. Les matériels que vous évoquez (cône beam, empreinte optique et guide chirurgical) nécessitent un investissement non négligeable pour le cabinet. Avez vous calculé quel est le montant qui doit être imputé sur chaque prothèse implantaire ainsi réalisée pour amortir cet investissement? Peut être pourrais-je formuler la question autrement: à partir de combien d’éléments prothétiques implantaires peut-on espérer un retour sur investissement?
Bravo en tout cas pour cette présentation qui nous montre la voie que va suivre l’odontologie.

Guillaume FOUGERAIS

il est assez difficile de répondre à votre question et je ne pense pas qu’il faille réfléchir par élément pour amortir les coûts générés par cette technologie.
par exemple, le cone-beam s’amortit tout seul avec des radios panoramiques, des scanner 3D pour implant ou autre acte chirurgical nécessitant le recours à la 3D pour sécuriser son geste chirurgical.
les guides chirurgicaux sont facturés en prenant une marge très faible car le gain se fait surtout au niveau du temps d’intervention.
pour l’empreinte optique, la caméra permet de faire des empreintes pour des guides chirurgicaux mais aussi pour tous les actes de prothèse sur dents naturelles (inlay, onlay, facette, couronne). Il suffit d’envoyer les fichiers .stl à son laboratoire de prothèse pour qu’il puisse les utiliser et usiner les éléments prothétiques.
Le plus important avant d’investir est de penser aux changements de protocoles que cela va générer dans le cabinet. Le retour sur investissement se fera alors rapidement. En effet, ces équipements vont s’auto-amortir (cone-beam et caméra) et leur utilisation sera efficace car anticipée et réfléchie.

eric

Ceci est séduisant. Néanmoins, je me trompe peut être, mais il me semble comprendre que le projet ( et donc le guide chirurgical) a été réfléchi à partir des empreintes numériques des dents prothétiques existantes. Or, ces dents n’ont un problème de longueur. Elles ont manifestement un problème de forme. les lignes de transition ne sont pas du tout au bon endroit. Ces dents (11 et 21) n’ont, sur la photo initiale, absolument rien à voir avec les 12 et 22. La patiente a des dents orientées vers le palais et le bas. L’axe est rentrant ( comme dans une classe II 2).
Là où je pense que cela pose un problème, c’est le guide semble avoir été pensé par rapport à cette forme globuleuse de dents et donc les implants posés en conséquences. D’ailleurs on voit bien que les provisoires reprennent ces formes inadaptées. Qu’en sera t-il lorsque , au stade des couronnes définitives, il faudra changer le profil vestibulaire ? L’axe de vissage-dévissage ne va-t-il pas interférer avec cette nécessité esthétique ?
Ce que je veux dire par là, c’est que gagner du temps , c’est bien ( 2 séances pour tout cela, génial !!) mais n’eut il pas fallu au préalable faire un wax up sur des empreintes coulées en plâtre; valider la forme puis les numériser et faire un guide chirurgical ?

Guillaume FOUGERAIS

La réalisation des couronnes définitives pourra se faire dans ce cas de deux façons : transvissée ou scellée. L’avantage d’avoir ce choix grâce au placement idéal des deux implants laisse au prothésiste toute latitude pour faire la forme idéale au niveau des deux couronnes. L’axe de vissage ne posera donc aucun soucis si nous avons deux couronnes scellées sur deux piliers usinés sur mesure (type Atlantis).
Je vous rejoins sur les wax-up car je le fais pour certains cas : je numérise le modèle avec les wax-up et je le fusionne sur le cone-beam. La planification se fait alors avec le projet prothétique et non pas avec l’existant. Pour ce cas, cela n’aurait pas changé beaucoup de chose car l’axe des implants va permettre sans aucun problème de faire la forme idéale. Les implants aurait peut être été positionné un peu plus palatin mais il ne faut pas non plus avoir par la suite des profil de dent avec un extension vestibulaire importante car les patients se plaignent dans ces cas là du bombé palatin inévitable.
J’espère avoir répondu à votre question et en tout cas merci pour votre commentaire très intéressant. Un prochain post montrera l’intérêt de l’empreinte optique avec des wax-up pour faire une étude pré-implantaire avant extractions.

toto

Bonjour,
Très beau cas en vérité et qui laisse rêveur… et enthousiaste.
Le revers de la simplicité réside à mon sens dans la durée des rendez-vous, et dans la gestion du temps de réflexion et de consentement éclairé.
Pourquoi ne pas usiner votre guide chirurgical en interne puisque le cas est assez récent pour bénéficier de l’omnicam?
Même question pour les dents provisoires en copie des dents initiales?
Enfin , un bémol pour l’attitude de Sirona qui bloque la fusion des fichiers à ceux qui ont non seulement acquis LEUR Cérec mais aussi LEUR conebeam.
Encore bravo.

Guillaume FOUGERAIS

le guide n’a pas été usiné au cabinet pour deux raisons : la première c’est que je ne possède pas pour l’instant de centre d’usinage CEREC au cabinet. La deuxième raison c’est qu’il aurait fallu faire un CEREC Guide pour l’usiner au cabinet mais ce n’est possible que si les dents sont extraites car il faut faire un cone-beam avec un scanbody placé à la place des dents extraites.
pour les dents provisoires : même réponse car je n’ai pas le centre d’usinage au cabinet.
Il est clair que la chaine numérique mise en place par SIRONA fonctionne très bien et permet de faire des guides chirurgicaux et des couronnes sur implants en interne.
Quant à l’attitude de SIRONA, j’ajouterai que c’est aussi un gage de réussite car l’ensemble des maillons de la chaine (cone-beam, caméra, centre d’usinage) ont été fabriqué pour communiquer entre eux et donc il n’y a aucun risque d’incompatibilité entre eux.
Il faut avoir ce genre de compatibilité entre des systèmes dits ouverts mais qui vont avoir besoin de passerelle ou d’accord entre sociétés pour être compatibles, ce qui n’est pas toujours le cas malheureusement.
en tout cas merci pour votre commentaire.

henri

Bonjour,
Merci pour cette belle présentation et félicitations.
La MCI en extraction-implantation n’est-elle pas risquée sur 1 ou 2 implants?, la stabilité primaire de l’implant ne se faisant que sur quelques mm à l’apex.

Guillaume FOUGERAIS

bonjour,
merci pour votre commentaire et votre compliment.
pour répondre à votre question, la MCI sur un implant (ou 2) n’est pas plus risquée que sur un nombre plus important (type complet).
L’implant doit être placé plus palatin dans l’alvéole d’extraction ce qui fait qu’il est en contact avec les parois osseuses palatine, mésiale et distale. Il y a donc un contact important avec l’os et donc très souvent une bonne stabilité primaire. Il faut ajouter bien entendu la partie apicale indispensable pour améliorer encore cette stabilité primaire.
Le gap vestibulaire doit être comblé (biomatériau ou os de forage) pour favoriser la reconstruction osseuse dans cette partie de l’alvéole laissée vide.

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