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Traitement de l’édentement total unimaxillaire : une thérapeutique complexe #2

Cas clinique

Les spécificités de la PAC unimaxillaire ont été décrites dans le post précédent.
L’anamnèse va être présentée selon la méthode des bilans.

Bilan social et comportemental

La patiente est âgée de 65 ans, elle est retraitée, motivée et disponible. Elle souhaite retrouver confort de mastication et esthétique. Elle se plaint d’une prothèse amovible partielle (PAP) maxillaire mal supportée qui « bascule » lors de la mastication.

Bilan médical

La patiente est en bonne santé. Elle ne présente pas de pathologie, elle n’a pas de traitement en cours ni d’allergie déclarée.

Bilan dentaire

Au maxillaire, il reste 4 dents restaurées par des couronnes céramo-métalliques d’adaptation moyenne. Une prothèse amovible partielle modifiée plusieurs fois par l’adjonction de dents est inadaptée et instable (Fig.1).

A la mandibule on note :

  • des couronnes céramo-métalliques dento-portées de différentes générations (bridge 37-36-35, couronnes unitaires 33, 44 et 45) ;
  • des couronnes céramo-métalliques implanto-portées en 46 et 47. Les implants sont correctement ostéo-intégrés ;
  • une usure importante des dents du groupe incisivo-canin ;
  • des reconstructions corono-radiculaires coulées type inlay-core en 35, 33, 44 et 45 ;
  • une absence de lésion infectieuse périapical d’origine endodontique (LIPOE).

Bilan parodontal et osseux

Il n’y a pas de parodontopathie en évolution. La patiente a un bon contrôle de plaque. On note un rapport couronne clinique-racine clinique défavorable inférieur à un pour les dents maxillaires. Le biotype parodontal est épais. Un examen CBCT (Cone Beam Computed Tomography) du maxillaire montre des volumes osseux faibles incompatibles avec la pose d’implants sans recours à des greffes osseuses.

Bilan occluso-fonctionnel

Il n’y a pas de bruit, craquement ou claquement au niveau de l’articulation temporomandibulaire. La patiente ne rapporte pas de douleur ou de gêne à ce niveau. L’ouverture buccale est normale. La dimension verticale d’occlusion (DVO) semble correcte et en harmonie avec le visage de la patiente. L’étude des moulages montés sur articulateur en relation centrée montre (fig. 2) :

  • une prématurité au niveau de 15 associée à un proglissement lors du passage de l’occlusion de relation centrée (ORC) à l’OIM ;
  • une OIM (PAP en place) avec des contacts mal répartis et une absence de calage postérieur ;
  • un plan d’occlusion perturbé dans le plan frontal et sagittal ;
  • des guidages non fonctionnels en propulsion et en latéralité.

Synthèse des bilans et diagnostic

Les dents maxillaires sont à extraire à cause de leur faible valeur intrinsèque. Les courbes d’occlusion et les guidages sont à recréer. Les dents antérieures mandibulaires usées nécessitent une restauration.

Chez cette patiente en quoi le type de prothèse que vous allez réaliser va influencer le choix du schéma occlusal à établir ?

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