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Résultats du quiz passivité en prothèse fixée sur implants

Résultats du quiz « passivité en prothèse fixée sur implants »

Merci à celles et ceux qui ont répondu à notre question sur leur méthode de contrôle de la passivité en prothèse fixée sur implants chez l’édenté total.

Comment contrôlez vous la passivité en prothèse fixée sur implants ?

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Le moyen de loin le plus employé est la validation du maître modèle à l’aide d’une poutre en plâtre. Cette étape est en effet incontournable avant d’avancer plus avant dans l’élaboration du dispositif prothétique. D’autant plus indispensable que nous utilisons la plupart du temps des matériaux usinés par CFAO, et non plus coulés, voir en céramique ce qui ne permet pas de coupure et brasure pour corriger une erreur d’adaptation dans un second temps.
Compte-tenu du coût élevé de ces infrastructures, il faut absolument que le modèle de travail ait été préalablement validé.
L’emploi de la poutre en plâtre est simple et très fiable en l’absence de fracture lors du vissage sur les implants.

Le test de Sheffield est également régulièrement utilisé. Il consiste en un vissage unique d’un implant terminal et contrôle l’absence de déplacement sur les autres implants et en particulier l’implant diamétralement opposé.

Il intervient donc lors de l’étape de l’essai de l’armature. Il faut noter que ce test revêt toute son importance lors de l’utilisation d’alliages métalliques coulés pour l’élaboration de l’armature, où une déformation est possible.

Avec les techniques, plus actuelles, d’usinage par CFAO il peut sembler facultatif à notre sens, si le modèle a été préalablement validé selon la méthode précédemment décrite.

Enfin le contrôle radiographique est complémentaire mais primordial pour vérifier qu’aucun élément ne soit « glissé » entre le pilier/l’implant et la supra structure (par exemple de la gencive marginale). Cela vaut particulièrement pour les cas avec des limites sous gingivales.

Le ressenti du patient, qui n’a recueilli aucun suffrage dans les votes, n’offre pas la précision requise pour évaluer la passivité des restaurations.

Néanmoins, en l’absence d’anesthésie, il peut révéler des contraintes lors du serrage définitif, notamment au niveau de la suture palatine intermaxillaire.

En résumé, le contrôle de la passivité des bridges sur implants est primordial pour limiter les risques biologiques (perte osseuse) et mécaniques (fractures de vis ou de matériel).
Il passe par une validation systématique du modèle de laboratoire et des contrôles minutieux aux différentes étapes cliniques de mise en œuvre ainsi qu’au laboratoire de prothèse.

  • Connaissez-vous d’autres moyens de s’en assurer ?
  • Procédez-vous différemment ?

Commentaires

ypac35

Bonjour,
Vous pouvez également vérifier la passivité de vos armatures après usinage avec le test de notre confrère Hervé Buard. Celui ci consiste à revisser des analogues à réception de la barre CFAO, puis de réaliser un socle en plâtre type I à minima. Lorsque le socle est pris, on dévisse la barre et on revisse la clé en plâtre qui avait été validé par la clinique lors d’une séance précédente. Si le socle ou la clé casse, nous sommes face à un déficit de passivité de la barre. Ce test peut être modifié en réalisant d’abord le socle avec la clé en plâtre puis la validation de l’armature. L’avantage réside dans le fait que l’on conserve intacte notre clé.
Yves Gastard

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