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Protocole de réalisation d’une prothèse complète bimaxillaire par CFAO #2

Ce post se propose de présenter la première séance clinique et la première étape de laboratoire.

Séance clinique n° 1

Empreintes primaires, pré-rapport inter-arcades

La première séance clinique présente 3 objectifs principaux : la réalisation des empreintes primaires, l’obtention d’une dimension verticale préliminaire et la détermination du plan d’occlusion et d’un pré rapport interarcades (pré RIA).
Les empreintes primaires (muco-statiques) sont réalisées avec des porte-empreintes du commerce adaptés à l’édenté total. Chaque empreinte est réalisée en deux temps/deux matériaux : une cale de centrage du porte-empreinte avec un matériau en silicone (polyvinyl siloxane) (fig. 1), puis un enregistrement de l’empreinte avec un matériau type alginate (hydrocolloïdes irréversibles) (fig. 2).

On évalue ensuite la dimension verticale préliminaire. Celle-ci peut être déterminée par une approche indirecte comme dans le cas clinique présenté. Elle correspond, en théorie, à la dimension verticale de repos moins 3 mm. Une fois la mandibule du patient au repos, la dimension verticale est mesurée. Le praticien trace des repères cutanés au niveau du nez et du menton (fig. 3a) et mesure la distance qui les sépare avec un pied à coulisse (fig. 3b). Il calcule alors la valeur théorique de la dimension verticale en soustrayant 3 mm à la valeur de la dimension verticale de repos obtenue.

La dimension verticale sera de nouveau évaluée lors de la prochaine étape clinique. Cette dimension verticale mesurée est donc appelée Dimension Verticale Préliminaire (DVP) [9].
Le troisième et dernier objectif de la séance est la détermination de l’orientation du plan d’occlusion et l’enregistrement d’un pré RIA.
Le pré RIA s’enregistre avec le Centric-Tray® qui permet de réaliser un enregistrement des surfaces d’appui maxillaire et mandibulaire et un rapport inter-arcade approché (fig. 4a à i).

La détermination du plan d’occlusion est réalisée avec l’UTS CAD® qui se fixe au Centric-Tray®. Les ailettes de l’UTS CAD® sont ensuite parallélisées au plan de Camper cutané et à la ligne bipupillaire (fig. 5a et b). Pour finir, l’emplacement du futur bord libre des incisives maxillaires est déterminé grâce à un papillomètre® (fig. 6). La distance mesurée est fréquemment celle qui sépare la papille rétro-incisive du bord de la lèvre supérieure au repos.
Les valeurs ainsi obtenues sur le papillomètre® et sur l’UTS CAD® sont alors communiquées au prothésiste.

Étape de laboratoire n° 1

Numérisation des empreintes, CFAO des PEI maquettes d’occlusion

Au laboratoire, les empreintes et le pré-RIA sont numérisés grâce à un scanner dédié (3 shape D900L®) (fig. 7). Des modèles primaires numériques sont préparés et des porte-empreintes individuels PEI – maquettes d’occlusion sont modélisés puis usinés grâce au logiciel 3Shape digital denture Professional® (fig. 8).
L’étape de détermination des limites des futurs PEI – maquettes d’occlusion est très délicate pour le prothésiste. Il est donc primordial que le clinicien trace les limites sur les empreintes primaires telles qu’il les souhaite au moment de la première étape clinique. En l’absence d’informations, la séance clinique suivante peut s’avérer fastidieuse et surtout déboucher sur des empreintes secondaires erronées et en sur ou sous-extension.
Le plan d’occlusion des PEI – maquettes d’occlusion est positionné grâce aux valeurs transmises par le chirurgien-dentiste (UTS Cad et papillomètre) (fig. 9, 10, 11). Notons qu’un prépositionnement d’un système de détermination et d’enregistrement du RIA par point d’appui central est conçu au niveau des PEI – maquettes d’occlusion (gnathomètre CAD® Ivoclar Vivadent) (fig. 12).

L’étape de fabrication des PEI – maquettes d’occlusion passe par un usinage de disques de polyméthacrylate de méthyle (PMMA) monochromes (disques ProArt CAD Try-In® Ivoclar Vivadent) à l’aide d’une machine outil à 5 axes « PrograMill series® Ivoclar Digital » (fig. 13, 14).

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