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Prothèse amovible complète unimaxillaire : gestion de l’occlusion #1

Le praticien est régulièrement confronté à des patients présentant un édentement total unimaxillaire opposé à une arcade totalement ou partiellement dentée. Le cas le plus fréquent est représenté par un édentement maxillaire face à un édentement mandibulaire de classe 1 de Kennedy (postérieur bilatéral) avec persistance du bloc incisivo-canin mandibulaire. Ces situations cliniques sont souvent plus délicates à gérer qu’il n’y paraît de prime abord et méritent qu’on leur consacre un protocole propre. La plupart des auteurs s’accordent à reconnaître les difficultés fréquentes de ce traitement. Une gestion inadaptée conduira souvent à des surcharges des surfaces d’appui, des phénomènes inflammatoires chroniques, une rétention prothétique insuffisante et fréquemment des fractures des bases.

Difficultés spécifiques liées à la prothèse unimaxillaire

Différences somesthésiques : Proprioception parodontale : régule l’intensité, la durée et la direction des contractions musculaires.
Extéroception muqueuse : moins fine, par le nombre de récepteurs et le seuil de sensibilité. Ce déséquilibre renforce le rôle des propriocepteurs parodontaux aux dépens des extérocepteurs muqueux. Il entraîne une surcharge des tissus de soutien ostéo-muqueux et donc des phénomènes de résorption.

Différence des surfaces d’appui : il existe aussi un déséquilibre flagrant entre la rétention et l’appui qu’on peut attendre de la surface développée par les racines des dents et les surfaces d’appui muqueuses.
Le plan d’occlusion, déjà défini, souvent inadapté (hauteur, asymétrie…) complique la situation.

Difficultés esthétiques par défaut de concordance (dimension, forme, couleur, caractérisations, usures fonctionnelles…) entre les dents prothétiques et les dents résiduelles.

Gestion de l’occlusion

L’occlusion bilatéralement équilibrée (dite occlusion balancée)est indispensable, présentant les caractéristiques suivantes :

  • en OIM : contacts maximaux répartis sur l’ensemble des dents postérieures, avec absence de contacts antérieurs
  • contacts antérieurs et postérieurs dans les mouvements de propulsion,
  • contacts bilatéraux dans les mouvements de latéralités mandibulaires.

Il faut donc adapter l’arcade antagoniste et la préparer à recevoir une prothèse amovible complète (PAC) en occlusion. Naturellement la priorité va à la prothèse la moins stable (la PAC).
Nous allons dans les deux prochains posts illustrer à partir d’un cas clinique les démarches pré- prothétiques puis prothétiques.

  1. Dans le cas de PAC unimaxillaire est-il souhaitable de toujours respecter le concept d’occlusion bilatéralement équilibrée ?
  2. Si la PAC unimaxillaire est mandibulaire le même concept doit-il être respecté ?

Commentaires

314erre

Bonjour,

aux deux questions je répondrais « oui », l’occlusion bilatéralement équilibrée est un moyen efficace pour stabiliser la prothèse la plus instable en bouche, généralement la PAC, qu’elle soit maxillaire ou mandibulaire.

271192ndg

bonjour à tous
je suis tout à fait d’accord : oui aux 2 questions
merci de réaliser ces post, pour des cas que nous rencontrons souvent dans notre exercice d’omnipraticien
Véronique

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