Naviguer / Chercher

Gestion des troubles de la phonation sous les bridges implantaires

VIDEO

  • Rencontrez-vous ces difficultés ?
  • Comment les gérez-vous ?

Commentaires

Guillaume GARDON-MOLLARD

Merci Maxime pour ce très bon sujet.
Difficile en effet de concilier ces deux impératifs qui s’opposent : accès aux moyens d’hygiène et blocage des fuites d’air.
Cependant, et à condition que le laboratoire respecte le cahier des charges, je trouve que les patients expriment relativement rarement ce type de doléance. Merci de nous avoir fait part de ta méthodologie pour les repérer et les solutionner efficacement.
La méthode directe semble très pratique lorsqu’elle est possible. Quelle produits utilises-tu?

Restent les problèmes phonétiques liés au positionnements des bords libres des antérieures et aux rapports inter-incisifs et qui peuvent perturber la prononciation des « s » ou de « f »/ »v ».
Un grand classique de la prothèse complète pour lequel tu dois avoir de très bons conseils à nous dispenser…
Bien à toi.

moramora

Évidement que cela est est gros problème et que ce « suivi » doit être prévu lors du plan de traitement initial et du devis.
Quels autres moyens à part les deux cités de faire évoluer ce genre de prothèse ?
Quid de la fausse gencive en céramique si elle doit repasser au four après un certain temps en bouche ????
Merci de vos suggestions.

Maxime HELFER

Merci à tous les trois pour vos remarques pertinentes !

Effectivement, cela ne pose pas de problèmes pour tous les cas cliniques et heureusement…
La méthode directe est intéressante et relativement pratique (un peu chronophage) car on peut tester l’effet immédiatement de modification des volumes des intrados et des embrasures, en contrôlant l’accès au nettoyage.
Cependant, cela pose des problèmes évidents de vieillissement prématuré du joint avec la résine utilisée au laboratoire et éventuellement de polissage.
J’utilise la résine du coffret Quick Up de VOCO destiné à situer les parties femelles des attachements ICA dans les intrados prothétiques.
Elle existe en composite chémo-polmérisable automélangeant et en une seringue de composite flow photo-polymérisable très pratique pour les petites adjonctions ponctuelles.
Il faut parfaitement nettoyer, dégraisser et réaliser un micro sablage de la résine déjà présente, ensuite on applique un adhésif puis enfin la résine rose.
Je recouvre ensuite cette partie avec un vernis Optiglaze de GC photo-polymérisable également.

Pour le réglage des dents antérieures en PAC ou en PF chez l’édenté total, les règles sont les mêmes et c’est toujours délicat de choisir le position des antérieures. Les règles bien connues et anciennes sont de rigueur :
critère esthétiques avant tout
anciennes prothèses en corrigeant si nécessaire
critères phonétiques avec FV pour le maxillaire (les bords libres affleurent la lèvre inférieure) et S pour les bords libres inférieurs (1 mm d’espace et en arrière des bords libres supérieurs)

Pour ma part, je fais toujours un essayage des dents sans cire au palais donc vissé sur 4 implants pour valider esthétique et phonation avant la réalisation homothétique de l’armature.

Un montage directeur amovible (ou l’ancienne PAC), si il guide le laboratoire et permet par exemple une planification de la chirurgie implantaire en adéquation avec un projet prothétique, ne permet pas de s’assurer du rendu en raison de la présence de la plaque base palatine et des retours vestibulaires.

Enfin pour les réinterventions, une fausse gencive en résine devra être généralement changée en totalité, comme une « réfection de base » en PAC.

La fausse gencive en céramique pose à mon sens moins de problèmes de vieillissements et de dyscolorations. Le seul motif de réintervention est le problème d’espaces qui « s’ouvrent » au cours des temps ; cela se produit moins grâce à l’état de surface exceptionnel de la céramique et « l’appétence » de la gencive pour ce matériau.
Si le laboratoire doit réintervenir, une cuisson s’impose avec les risques inhérents sur le reste de la prothèse.
Il faudrait poser la question à un prothésiste mais on doit pouvoir utiliser une céramique basse fusion sans risque pour le travail précédemment accompli.

A bientôt

MH

Laisser un commentaire