Naviguer / Chercher

Le binôme praticien-prothésiste. Un couple fragile ? #2

Enquête auprès d’un panel de prothésistes

Critères de choix du laboratoire par les praticiens (Fig. 5)

Seconde question : quels ont été selon vous les critères de choix de votre laboratoire par vos clients ? Classés par ordre d’importance décroissante, de 1 à 6

  • Proximité – Délais
  • Qualité
  • Prix
  • Nouvelles technologies

Fig. 5 : Critères de choix du laboratoire par les praticiens selon les prothésistes.
Fig. 5 : Critères de choix du laboratoire par les praticiens selon les prothésistes.
Cette question est l’exacte transposition de celle posée aux praticiens, et les résultats sont parfaitement superposables.
La qualité reste la préoccupation majeure des prothésistes. C’est avant tout sur ce critère que nous pouvons nous démarquer. Elle arrive fort logiquement en tête et se détache encore plus nettement que chez les praticiens.
La réactivité et la proximité arrivent en seconde position à quasi-égalité, en parfaite cohérence avec les chirurgiens-dentistes, talonnées par les délais. Enfin en dernier lieu, les nouvelles technologies et le prix. L’aspect commercial de la relation praticien/prothésiste est placé au dernier plan, tout comme les technologies numériques dans lesquelles les prothésistes investissent pourtant des sommes considérables.

Équipement numérique

Scanner (Fig. 6a)

Fig. 6a : Part de laboratoires équipés d’un scanner.
Fig. 6a : Part de laboratoires équipés d’un scanner.
Une petite moitié des laboratoires est désormais équipée d’un scanner, premier maillon de la chaîne numérique, indispensable à la prothèse du XXIe siècle. Les prothèses fixées de grande étendue, a fortiori supra-implantaires, ne peuvent plus se concevoir sans recourir à l’usinage qui seul garantira ajustage parfait et passivité en s’affranchissant des aléas de la métallurgie.

Usineuse (Fig. 6b)

Fig. 6b : Part de laboratoires équipés d’une usineuse.
Fig. 6b : Part de laboratoires équipés d’une usineuse.
Bien qu’impropre, cette appellation communément employée pour désigner une unité de fabrication assistée par ordinateur à l’échelle du laboratoire a été retenue pour ce questionnaire.
Un laboratoire sur trois peut désormais usiner des éléments prothétiques.

Machine à commande numérique (Fig. 6c)

Fig. 6c : Part de laboratoires équipés d’une machine à commande numérique.
Fig. 6c : Part de laboratoires équipés d’une machine à commande numérique.
Cette dénomination a été retenue car elle désigne la version issue du monde indus- triel de l’usineuse. Elle permet d’usiner le métal et la zircone tout en assurant une plus grande productivité et une meilleure fiabilité. L’obstacle majeur à sa pénétration du marché des laboratoires indépendants réside dans son prix très élevé, la réservant aux centres d’usinage.
Il est donc surprenant de constater qu’au- près de notre échantillon un laboratoire sur cinq est équipé d’une unité de fabrication assistée par ordinateur de type industriel.

Imprimante 3D résine

Question n°6 : êtes-vous équipé d’une imprimante 3D résine ?
Aucun laboratoire n’a investi dans cette technologie qui nécessite de recourir à la métallurgie traditionnelle.

Imprimante 3D métal

Question n°7 : êtes-vous équipé d’une imprimante 3D métal (fusion laser) ?
Bien que cette technologie semble arrivée à maturité et colonise le monde industriel, aucun laboratoire n’a franchi le pas, reculant sans doute devant un coût prohibitif.

Empreintes optiques

Question n°8 : quelle est la part d’empreintes optiques que vous traitez ?
Aucune ! Visiblement cette technologie n’est toujours pas entrée dans les cabinets. Pas encore à maturité bien que très prometteuse, elle nous affranchirait des erreurs liées aux déformations de l’empreinte, à ses variations dimensionnelles ainsi à celles du matériau de réplication, l’expansion volumétrique du plâtre.

Laisser un commentaire