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Intérêts du montage directeur dans la planification chirurgicale et prothétique des bridges supra-implantaires sur « pilotis ».

Présentation


Un patient âgé de 68 ans sans antécédent médico-chirurgical, se présente en consultation suite à l’insatisfaction de ses prothèses amovibles complètes (Fig. 1a et 1b). Il fait part de sa difficulté à porter ses prothèses et exprime le souhait d’une réhabilitation prothétique fixée.

La prise en charge du patient débute par la confection de nouvelles prothèses amovibles complètes répondant aux critères de qualité (Fig. 2). Le recours à des implants pour augmenter la capacité masticatoire, le confort du patient et diminuer le volume des prothèses va nécessiter une étude approfondie.

Etude prothétique

Les examens radiologiques initiaux permettent d’objectiver un déficit osseux vertical au niveau postérieur du maxillaire à droite et à gauche, associé à des atrophies et une pneumatisation des bas-fonds sinusiens maxillaires.

Etude radiologique

Un montage directeur validé esthétiquement et fonctionnellement (Fig. 3) est effectué puis polymérisé afin d’obtenir des guides radiologiques en résine radio-opaque. Après validation, ces derniers sont modifiés en guides chirurgicaux conformes au projet prothétique.

Au maxillaire, comme le laissait présager la radiographie panoramique, la mise en place d’implants en corrélation avec le projet prothétique est impossible dans les secteurs postérieurs à cause de volumes osseux insuffisants. Une chirurgie pré-implantaire est indiquée de chaque côté (Fig. 4).

A la mandibule, le volume osseux résiduel est compatible avec le projet prothétique (Fig. 5).

Le patient préférant une solution fixée, deux comblements de bas-fonds sinusiens sont alors évoqués au patient qui refuse d’emblée cette chirurgie pré-implantaire souhaitant une solution moins « invasive ».
Il est alors envisagé des bridges sur « pilotis » maxillo-mandibulaires avec 10 dents par arcade (deux arcades courtes). Un montage directeur de 15 à 25 en avant des sinus maxillaires est alors réalisé dans le but d’éviter les chirurgies pré implantaires. Ce montage est effectué sans volet vestibulaire afin de valider le soutien labial (Fig. 6a et 6b).

Ce montage directeur révèle au patient les limites esthétiques de cette alternative thérapeutique puisque lors du sourire l’absence de molaire est visible. Comme environ 20% de la population, le patient a un sourire large montrant 12 à 14 dents maxillaires.

  • Qu’en pensez-vous ?
  • Comment traiteriez-vous ce cas clinique ?
  • Faites-vous toujours un montage directeur avant la réalisation d’un bridge supra-implantaire « pilotis » ?

Retrouvez la suite de ce cas clinique dans le prochain numéro de Stratégie Prothétique à paraître fin juin.

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