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Comment éviter les excès de ciment/colle en prothèse scellée sur piliers implantaires #1

Les restaurations scellées sur implant présentent des atouts non négligeables lors du choix du type d’assemblage des prothèses fixées.
Elles permettent à l’omnipraticien de conserver des habitudes de travail, en s’approchant de la prothèse fixée dentoportée qu’il connaît bien et pratique plus régulièrement.
La prothèse scellée permet un rattrapage d’axe plus important entre implant et axe prothétique en particulier sur les dents antérieures. (ce point est à pondérer depuis la création de vis particulières permettant l’utilisation de tournevis dans un axe divergent, comme le système de pilier ASC de Nobel Biocare ou le système Cara I-bridge angled d’Heraeus Kulzer)

Les surfaces occlusales maintenues intactes maintiennent l’esthétique, la morphologie des dents et la résistance du matériau cosmétique.

Les études en éléments finis montrent une meilleure répartition des charges occlusales sur l’ensemble des implants que dans les systèmes vissés, compensant un « infime » défaut de passivité.

Cependant les restaurations scellées présentent un inconvénient majeur : le risque non négligeable d’excès de ciment de scellement ou de colle.

peri implantite

Or, dans une étude de 2009, Wilson TG Jr (2009) affirme que :

  • 25 % des prothèses scellées présentent des excès de ciment
  • 81 % des péri-implantites seraient dues à ces excès
  • Après retrait des excès et nettoyage, 74 % de ces implants ne présentent plus de signe de péri-implantite.
Comment faire pour éviter ce risque ?
Quelle (s) méthodes (s) employer ?
Qu’en pensez-vous ?
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Commentaires

fgf56

Sans rentrer dans la discution prothèse scellée/transvissé, à partir du moment ou l’on a fait ce choix, 1°) il faut privilégier les piliers anatomiques qui permettent de remonter les marges prothétique en juxta gingival avec uniquement la partie vestibulaire en intrasulculaire de 0,5mm 2°) mettre en place un fil glycériné lors du scellement 3°) choisir un ciment de scellement avec une bonne dureté à la prise pour le casser en bloc bien distinct et ainsi bien contrôler son retrait 4°) radiographie de contrôle ou seule les embrasures médiases et distales peuvent être contrôlées 5°) enseigner une prophylaxie interdentaire 6°) planifier la maintenance

thierryk

Bonjour
Je ferai exactement la même réponse que fgf56, en ajoutant que bien trop souvent les prothésiste descendent les limites trop sous gingivales en interproximal. Le ciment de choix est radioopaque et cassant au retrait : tempbond, et prendre une radio aussitôt pour vérifier…

riri

Bonjour,
Bizarre que ce post se retrouve dans édenté total ???
A part ça voici quelques remarques issues de ma pratique quotidienne :
– OUI, la plupart des prothèses scellées que j’ai eu l’occasion de démonter montrent un dépassement de ciment occasionnant au mieux une mucosite et au pire (souvent) une péri-implantite. Raison pour laquelle je ne fais plus que du transvissé : direct sur tête d’implant avec des couronnes zircones et des Ti-Bases ou par l’intermédiaire de piliers conçus pour crothèses vissées (type MUA chez NOBEL ou TETRA chez Euroteknika). Depuis je n’ai quasiment plus de périimplantites !!!
– Avant d’en arriver à cette constatation j’ai utilisé divers artifices pour éviter ces débordements :
Tout d’abord, sur le conseil de Marylin PALACCI rencontrée il y a quelques années, j’ai fait faire une petite cheminée partant du sommet occlusal de l’intrados coronaire en direction de la face linguale. C’est une solution élégante que mon prothésiste me facturait bien évidemment en sus ! Ayant retrouvé encore parfois des traces de ciment au niveau du joint pilier/couronne, j’ai ensuite opté pour une solution plus radicale : un gros tunnel occlusal en direction du sommet du pilier permettant en outre le démontage de ce dernier… bref une couronne qui ressemblait à une transvissée. Cette solution permet même quand les axes sont compatibles, de coller ou de sceller au ciment définitif une prothèse peu rétentive sur son pilier hors de la bouche puis de visser le tout… comme une couronne transvissée !
J’espère avoir ainsi aidé quelques confrères et consoeur conscients du problème.
Merci pour vos publi toujours appréciées.

fgf56

Je suis d’accord avec riri sur l’avantage du transvissé mais cet solution offre un inconvénient pas assez souligné.C’est le positionnement de l’implant dans l’os. Dans les cas des couronnes transvissées , quand l’axe prothétique et l’axe implantaire sont différents, cela impose de versé le col implantaire côté palatin ou lingual et de rapprocher le corps de l’implant ou son apex de la corticale vestibulaire . Les fenestrations sont fréquentes. il suffit de faire des conebeams de contrôles pour s’en rendre compte.
Même si l’on doit privilégier le transvissage nous ne pouvons écarter les solutions scellées……Il convient alors de minimiser le risque de débordement par un protocole de scellement correct.
Dernier point les péri-implantites existent aussi sur les prothèses transvissées………

Maxime HELFER

Bonjour à tous
Je vois que ce sujet fait réagir !
C’est bien … Un consensus semble se dégager sur les Méthodes à privilégier pour limiter les excès de ciment .
Dans un prochain post je vous proposerai une technique supplémentaire qui me semble intéressante !

Ce post pouvait effectivement être classé en prothèse implantaire mais il a tout à fait sa place dans le ttt de l’édenté total !
C’est sans doute la radio que j’ai sélectionnée qui vous fait réagir mais je n’avais pas de vue de perte osseuse similaire chez un édenté total !!

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