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Prothèse amovible avec couronnes fraisées #3

Réalisation du châssis mandibulaire

Une empreinte primaire est prise avec un alginate de classe A (Aroma Fine®), puis moulée en plâtre. Un porte-empreinte individuel (PEI) en résine chémopolymérisable, ajusté aux crêtes, espacé des dents et muni de bourrelets de préhension est réalisé. Ce PEI est ajusté en bouche visuellement, puis à l’aide des tests de Herbst de façon à éliminer tout bord en surextension. Un marginage des bords à la pâte de Kerr® est effectué en regard des poches de Fisch.
L’empreinte secondaire est prise en double mélange avec un matériau élastomère polysulfure (Permlastic light® et Permlastic regular®). Le matériau de basse viscosité est injecté sur les dents tandis que celui de haute viscosité est disposé dans le porte-empreinte. Ce matériau présente un temps de travail élevé particulièrement adapté à un enregistrement fonctionnel. L’empreinte est coffrée puis moulée en plâtre de type IV. Le tracé prospectif ainsi qu’une description détaillée sur la fiche de communication avec le laboratoire (bibliographie) permettent d’obtenir un châssis conforme à la prescription un appui occlusal mésial est disposé sur 34 qui borde un édentement en extension. Un crochet de Nally-Martinet assure la rétention sur cette dent, tandis qu’un crochet en Y de Roach a été choisi sur 43 dont la zone de retrait utile se situe dans la région cervicale disto-vestibulaire. Notez que les potences ont été décalées en position mésiale pour favoriser le décolletage des dents.

Montage directeur

Une maquette d’occlusion en résine et Stent’s, dont les bourrelets préfigurent le volume des dents absentes, est réalisée sur un moulage primaire maxillaire. À la mandibule, après validation du châssis en bouche, celui-ci reçoit également des bourrelets, supports d’enregistrement à l’aide de pâte de Kerr® de la relation intermaxillaire (RIM).
L’enregistrement se fait sans qu’aucun contact dento-dentaire ne s’établisse afin de faciliter l’obtention de la relation centrée et d’éviter un appui mixte sur des tissus de compressibilité différente. Les moulages sont transférés sur articulateur semi-adaptable.
La maquette d’occlusion maxillaire est transformée pour recevoir un montage directeur répondant à des critères esthétiques et fonctionnels, en harmonie avec le montage des dents mandibulaires sur le châssis.

  1. Pouvait-on commencer par la réalisation des prothèses fixées ?
  2. D’autres formes de crochets étaient elles acceptables et lesquelles ?
Remerciements pour les travaux de laboratoire:

  • Prothèse fixée : Laboratoire Claude Riveron.
  • Châssis métallique : Laboratoire PBM 92.
  • Montage et polymérisation : Laboratoire Stéphane Hurtado

Commentaires

271192ndg

Bonjour et merci pour ces post très pertinents et pratiques
on perd la DVO si on commence par la conjointe. Pour les crochets je sèche.

Jean-Marie CHEYLAN

Oui, vous avez raison… Il ne reste pas suffisamment de dents pour « caler » et si on les prépare, on perd le repère de DV lors de l’enregistrement du RIM. Mais surtout on n’a aucun repère spatial pour la morphologie des couronnes. L’intérêt d’avoir les dents d’adjointe (sur le châssis ou un montage directeur) c’est de donner au prothésiste des repères : c’est très facile pour lui de s’aligner et d’orienter ses axes dans l’espace préparé pour lui!
Quant aux crochets, on peut faire appel au système RPI, qui ressemble un peu au système Y ou T de Roach avec un petit bras vertical vestibulaire, assez discret… mais toujours inesthétique…

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