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Empreinte optique et CFAO indirecte

Une grande majorité d’articles ou de conférences sur l’empreinte optique concerne ce que l’on appelle la CFAO directe. La conception de la couronne est réalisée directement par le praticien après l’empreinte et l’usinage de l’élément est fait au cabinet dentaire.
Il existe une autre solution (CFAO semi-directe) qui consiste à envoyer les fichiers de l’empreinte optique vers un laboratoire distant pour lui confier à la fois le design et la fabrication des éléments prothétiques. Cette solution ouvre la voie à des solutions prothétiques plus importantes dans une gamme de matériaux plus étendue.
Nous allons présenter le cas d’un bridge de trois éléments de 13 à 15 (Fig 1). La solution choisie est en céramique stratifiée sur armature zircone.
La première séance consiste à faire l’empreinte de la situation initiale. L’empreinte optique des deux maxillaires est adressée au laboratoire en vue de réaliser un bridge provisoire.

Dans la deuxième séance, on procède à la préparation des dents piliers et à l’empreinte optique qui est réalisée uniquement dans le secteur qui vient d’être modifié. Il s’en suit la mise en place du bridge provisoire qui est rebasé avec de la résine autopolymérisable.
Le praticien indique les limites cervicales sur chaque pilier (Fig 7). Une fiche de laboratoire concernant Les indications de matériau, teinte et délai de livraison accompagne l’envoi des fichiers informatiques par internet.
Le laboratoire effectue le design de l’armature, un modèle est confectionné par une imprimante 3D (Fig 8).
Éventuellement un essayage d’armature est réalisé (Fig 9). A noter que d’autres types de matériaux peuvent être usinés comme avec cette technique par exemple ici le chrome cobalt (Fig 10).
Puis le modèle est retourné au laboratoire pour élaboration de la partie cosmétique avec une technique de stratification.
Le bridge terminé est essayé et l’occlusion contrôlée.
La CFAO semi directe présente l’avantage d’un plus grand choix de matériaux de reconstruction, cela n’impacte pas le temps de travail du praticien et ne modifie pas les séquences classiques des rendez-vous de prothèse.
La communication avec le laboratoire est facilitée par une possibilité d’accès par internet aux fichiers des étapes de réalisation afin d’en valider l’exécution.
Quelle expérience avez vous de ce genre de pratique ? Si vous disposiez d’une caméra d’empreinte optique quel serait votre choix : CFAO directe ou semi-directe ?
Empreinte optique avec caméra Trios 3 Shape en collaboration avec Bnext
Laboratoire Crownceram

Commentaires

fgf56

Je n’ai pas franchi le pas de l’empreinte numérique car toutes les présentations sont faites sur des cas « idéaux » alors je vous pose 2 questions et une remarque :1°) pour faire votre petit bridge provisoire vous êtes passé par une empreinte classique pour faire votre wax-up et bridge provisoire?
2°) Combien le laboratoire vous facture le modèle 3D ? j’apprécie la qualité de la réalisation et les limites cervicales supragingivales mais je préfère la solution implantaire plus économe sur le plan biologique.

Gérard DUMINIL

Le bridge provisoire est réalisé à partir d’une première empreinte optique « d’étude  » concernant les deux arcades et l’occlusion. le labo réalise un Wax-up virtuel et l’usinage du provisoire est réalisé.
Le jour des préparations, une seconde empreinte optique est faite , elle ne concerne que les zones modifiées (les préparations, ce qui ne prend que quelques instants) cette zone est corrélée avec l’empreint prise lors de la première séance. Le bridge provisoire est rebasé et ajusté.
Le modèle 3D est inclus dans le prix des provisoires (30€ par dent).
La solution implantaire avait bien entendu été envisagée et proposée, mais refusée par la patiente.

Gérard DUMINIL

Rectification ! au stade des provisoires, aucun modèle n’est réalisé, il est fait pour l’élaboration des prothèses d’usage et son prix est inclus dans le coût du bridge Environ 100€ par dent

tremelpascal

100 € par dent !!!!! je voudrai pas être a la place du prothésiste, le modèle lui est facturé à 25 € et là on est pas sur une demi arcade avec articulateur.

Enfin c est le prix d’un modèle avec articulateur 25 € .

jptoubol

Bonjour, Je ne parlerai pas de l’empreinte optique qui comme l’usinage des armatures en zircone ou autre va devenir incontournable et merci à ceux qui essuient les plâtres.
Je voudrais juste intervenir en ce cas d’espèce sur le choix bridge ou implant. Je propose systématiquement les deux à mes patients et je leur laisse entièrement la responsabilité du choix après une explication très détaillée des avantages et inconvénients de chacune des deux solutions.
Quand à  » l’économie tissulaire sur le plan biologique » je pense qu’avec les méthodes actuelles et les épaisseurs minimes de matériau céramique nécessaires elle est largement battue en brèche.
Je sais que je vais me faire étriper par certains mais il faut accepter que les critères changent avec la technologie et les nouveaux matériaux.

tremelpascal

Oui effectivement les laboratoires de prothèse ont complètement assimilé les scanners et usinage des armature de prothèse, pour les retours que nous avons avec nos praticiens, c’est surtout le Non stress que subit le patient avec l’empreinte optique…….et le très bon résulta des réalisations, reste le problème du coup du modèle qui nous est facturé au labo qui reste un obstacle pour certain . ( la gestion des coûts )

jofa

bonjour tous, je souhaite juste exprimer mon choix personnel à propos de ce cas: partant du postulat que le patient a choisit le bridge, incontestablement la CFAO directe est une technologie nous apportant toute la précision possible quant à l’ajustage des intrados, un matériau exceptionnel qui est l’emax en version bridge monobloc (validé par le fabricant et de nombreuses études pour des bridges antérieurs), une occlusion statique contrôlable en cours de conception, une seule intervention, pas de provisoire à gérer puisqu’une fabrication en une heure à une heure 10, ni de pollution du substrat dentinaire par du ciment, une adaptation biologique optimale, une esthétique intéressante par la translucidité et la luminosité du monomatériau céramique malgré la nécessité de zones de connexion de 12 mm2 mini, etc… 🙂

tremelpascal

contez vous dedans juste l usinage, ou le choix de la forme du bridge, la finition, coupe des tiges, polissage, maquillage et glaçage et contrôle de la désocclusion en bouche ?

jofa

Le temps de fabrication est ainsi décompté: usinage bridge trois éléments environ 40mn, retrait de la tige de préhension 1mn, correction formes 5mn, essayage réglage occlusion 5 à 10 mn, cristallisation 20 mn, maquillage glaçage 7mn. Allez, disons 1h 20 en tout!!! Le reste étant du temps clinique. Maintenant, on peut tomber sur une fraise défectueuse en cours d’usinage, le jerrycan d’eau à renouveler, … et là… on rajoute facile 30 mn… donc pour moi ce n’est pas une seule séance d’affilée, mais c’est idéalement le premier Rv du matin, puis un en fin de matinée.

Gérard DUMINIL

L’apparition constante de nouveaux matériaux élargit régulièrement le champ d’applications de la CFAO directe, certaines indications ne peuvent cependant se passer des mérités conjuguées de la précision des chapes usinées et du talent des céramistes qui exécutent la stratification cosmétiques. La collaboration avec nos prothésistes reste précieuse et le maintien de ces savoir-faire l’est tout autant !

mathieu

Dr DUMINIL, bonjour.
Je réagis à votre post à posteriori. Je dois refaire un inlay core, avec un ancrage trop court, sous une couronne existante. La couronne sera conservée. La technique habituelle de la résine DURALAY me pose problème : je ne suis jamais sûr de repositionner correctement la couronne pdt la prise de la DURALAY (c’est une incisive) et il y a toujours le problème de l’expansion de prise.
Je travaille depuis peu avec la caméra 3 shape.
Est ce que vous pensez qu’il serait possible de faire un scan de l’inlay core existant (prépréparation) pour reproduire la partie coronaire de celui-ci.

Merci pour votre réponse.
Cordialement.
Mathieu

Gérard DUMINIL

Bonjour Mathieu
Je ne suis pas sur que la situation que vous exposez soit de l’indication de l’empreinte optique, il est nécessaire pour un faux moignon de scanner séparément la dent et ses limites marginale, puis le tenon de référence (scan body) pour la profondeur du canal. je ne vois pas comment en scannant le faux moignon en place, la corrélation pourrait se faire avec le tenon radiculaire. Ces situations de récupération sont toujours compliquées et il est vrai que la précision n’est pas la même qu’une méthode chronologique classique d’abord faux moignon, puis couronne.

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