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Position mandibulaire #9

  1. Position mandibulaire #1
  2. Position mandibulaire #2
  3. Position mandibulaire #3
  4. Position mandibulaire #4
  5. Position mandibulaire #5
  6. Position mandibulaire #6
  7. Position mandibulaire #7
  8. Position mandibulaire #8
  9. Position mandibulaire #9
  10. Position mandibulaire #10
  11. Position mandibulaire #11
  12. Position mandibulaire #12

Rien n’est vraiment consensuel dans les différentes définitions officielles de la RC. Ce qui ne dément en rien la nécessité pour les praticiens et chercheurs de disposer d’une position mandibulaire de référence indépendante des dents.

La RC, au sens étymologique du terme, est en fait une vue de l’esprit; une sorte de commodité de langage qui nous permet d’évoquer l’idée d’une « position mandibulaire idéale » quand les dents ne la fixe pas (OIM). J’utilise ici le mot « idéal », non pas dans le sens d’une perfection indépassable, mais dans celui d’un optimum clinique, intégrant les notions de structures adaptées ou même pathologiques. De toute façon, il est hors d’atteinte de vouloir limiter la notion de RC à des ATMs parfaitement saines, pour la simple raison qu’on ne sait ni définir ni mesurer ce que seraient des ATMs parfaitement saines.

Faute de pouvoir donner une définition de la RC, incontestable et opposable à tous, ne peut on pas simplifier le problème en essayant de caractériser cette « position mandibulaire idéale »?

A mes yeux, le cahier des charges de la « position mandibulaire idéale » (RC), pourrait se résumer aux points suivants:

  • être compatible (sans douleur) avec l’ensemble des fonctions mandibulaires (respiration, manducation, motilité, élocution, mimiques…)
  • ne pas perturber, ni limiter, l’ensemble des interactions dans lesquelles la mandibule est impliquée (posture céphalique, mobilité oculaire, oreille interne…)
  • être identifiable facilement par rapport au massif cranio-facial,
  • être reproductible, par tous les opérateurs pour un même patient, en particulier lors des traitements dentaires ou dysfonctionnels, et pour les indispensables études à vocation scientifique.

Notre discipline souffrant déjà de tant de divisions stériles fondées sur le vocabulaire, il semble inutile et nuisible de chercher un vocable nouveau pour nommer cette « position mandibulaire idéale »: maintenons donc la « commodité » qui nous fait la nommer RC.

On sait depuis longtemps que la stabilité articulaire est sous la dépendance des conditions physiologiques des muscles masticateurs (considérés comme appareil tenseur du disque), et des ligaments des ATMs. Diverses expérimentations ont montré qu’un patient, sans DAM, fermant la bouche sans intervention extérieure sur un plan rétro-incisif qui interdit l’établissement de l’intercuspidation, obtient sans effort particulier une position mandibulaire reproductible.

(C’est sans doute ce qu’à voulu illustrer Guillaume Gardon-Mollard dans ses commentaires du post sur la position mandibulaire #6. Nous discuterons plus tard de la forme idéale du dispositif)

La question qui se pose alors est simple: cette position spontanément reproductible d’un appareil manducateur sain n’est elle pas la « position mandibulaire idéale » que nous appelons RC?

Pour ma part je le pense et je m’en expliquerai. D’autant que cette position rejoint tout à fait le concept de « RC myostabilisée » développé par Jean Daniel Orthlieb et son équipe marseillaise. La meilleure myostabilisation ne peut elle pas être obtenue par un plan rétro-incisif bien conçu et bien réglé?

La définition de la RC migre donc d’une discussion anatomique au sujet des composants articulaires vers une évaluation de la physiologie de l’appareil manducateur: ceux qui sauront évaluer les aptitudes fonctionnelles (et donc les signes de désordres) de la mandibule seront seuls capables de prétendre identifier (et reproduire) la RC, « position mandibulaire idéale ».

A contrario, ceux qui auront l’outrecuidance de désigner à la mandibule sa position idéale, ceux qui négligeront le moindre des signes de dysfonction musculo-squelettique mandibulaire, ceux qui oublieront que les tissus articulaires peuvent s’adapter, ceux qui considèrent que l’OIM est par définition la position idéale de la mandibule, tous ceux là n’ont qu’une chance très limitée de soulager l’immense foule des patients dysfonctionnels, et aucune de pouvoir conduire l’étude vraiment scientifique que l’occlusodontologie attend depuis si longtemps.

Je propose donc la définition suivante de la RC:

RC : position reproductible de la mandibule, avec ou sans contact dentaire, compatible avec l’ensemble de ses fonctions, et ne perturbant pas les interactions dans lesquelles elle est engagée.

Je mets cette définition à la discussion avant d’envisager les moyens de contrôler sa réalité clinique.

  1. A partir de quels signes et symptômes considérez vous que la position mandibulaire d’OIM n’est pas idéale?
  2. Pensez-vous, par manipulation, identifier la RC, ou seulement une RC approchée?

Comments

hallboy

ça fait au moins 2 positiosn mandibulaire ça… ( une ouverte et une fermée). et pour une immense majorité de personne ça correspond al’occlusion de convenance…

François UNGER

Merci à hallboy de cette réflexion frappée au coin du bons sens et qui montre bien ce que nous avons à préciser:
– effectivement la RC peut être la position mandibulaire indépendante des dents (dont on a besoin par exemple en prothèse)
– mais aussi la position mandibulaire du premier contact dentaire (qu’on cherche à identifier pour l’examen des DAMs).

On peut donc parler de RC sans contact dentaire, ou avec contact dentaire (le premier).
Faut il, dans la proposition de définition que je fais, aller jusqu’à supprimer, l’assertion « avec ou sans contact dentaire »? Je me suis posé la question mais les deux options ont des avantages et inconvénients. Quel est votre avis?

hallboy

que pour moi la RC est un ouitl qui n’a d’existence que momentanéee, relié un operatuer particulier et aun maneouvre donnéee pour l’enrgistrer. Sa seule vertu est d’etre reproductible sous ces conditions .

un peu avant ma thes en dsicutant avec Toubol et Michel ils m’avainet parlé d’un gros congres ou onavait tatoué de la RC a tout va pour noter totues ces variation pour des mesures faites par les cadors de l’epoque .

un an apres sauf pour les classes 3 on ne retrouvait JAMAIS la mm avecen genral un point + ou – 1 mm en arriere..

Puis Laskin et Greene sont arrivés 😉 et ont mesuré les valeurs de l’effet placebo surce genre dechoses; avec des resultats positifs de 40% a 18 mois et 7% d’aggravations allant jusqu’a des nausses et des vomissemetns. La conclusion etait que dans au moins un cas sur 2 il fallait surtout eviter de rendre le patient occluso conscient et dasn tous les cas l’operateur…. et ça a 35 ans.

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