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Position mandibulaire #11

  1. Position mandibulaire #1
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  10. Position mandibulaire #10
  11. Position mandibulaire #11
  12. Position mandibulaire #12

La RC est morte ; vive la RC approchée ?

Je poursuis mon voyage dans le pays de la RC. Après avoir discuté de l’intérêt de disposer d’une position mandibulaire compatible avec l’ensemble de ses fonctions, reproductible pour tous les opérateurs, éventuellement distincte de l’OIM, nous avions proposé (position mandibulaire 9) une définition floue destinée à lancer la contradiction :
« RC : position reproductible de la mandibule, avec ou sans contact dentaire, compatible avec l’ensemble de ses fonctions, et ne perturbant pas les interactions dans lesquelles elle est engagée. »
L’objectif n’a pas été atteint car cette proposition de définition était trop simpliste, trop réductrice. Dont acte.

Nous en revenons donc à l’idée fondamentale qui m’anime : peut-on identifier (quelque soit l’opérateur) une position mandibulaire, indépendante de l’occlusion, qui serait en accord fonctionnel avec l’ensemble des interactions où l’appareil manducateur est engagé ?
On voit bien que le concept même est ambigu et contradictoire : comment pourrait on exclure l’occlusion alors que précisément elle est l’acteur indispensable de la mastication, principale fonction de l’appareil manducateur ?
J’affirme donc que la RC est une simple vue de l’esprit, la position idéale déjà évoquée, et donc, que n’existant pas, il faut cesser de vouloir la définir ou de la chercher.

En conséquence il faut aussi accepter qu’aucune étude véritablement scientifique ne peut être faite en utilisant cette notion.

Reste alors la dernière difficulté : comment identifier la position mandibulaire optimale (pour qu’elle puisse satisfaire à l’ensemble de ses fonctions) quand l’OIM est pathogène ou supposée l’être ?

Dans le post position mandibulaire 10 nous avions évoqué une RC approchée qui pourrait répondre à cet objectif. C’est en tenant compte de vos observations éventuelles que je poursuivrai les descriptions permettant d’obtenir cette RC approchée. Merci de vos retours et commentaires.

  1. Cette notion de RC approchée a-t-elle un sens pour vous ?
  2. Quels éléments vous permettent de dire ou de supposer qu’une OIM est pathogène ?

Comments

zorg

mode provocation:
une OIM est pathogène quand elle dépasse 20 minutes par 24h (somme des temps de déglutition)

François UNGER

vive la provocation car elle peut faire bouger les lignes.
Merci donc
Si l’OIM permet centrage, calage (et guidage), même si elle est établie plus de 20mn par jour, en quoi est elle pathogène?
Si l’OIM permet de positionner la mandibule qui lui permet d’assurer ses fonctions sans perturbations, quel est le souci si elle est utilisée plus de 20 mn par jour?

zorg

Les joueurs professionnels de basket ou de foot terminent souvent avec des problèmes articulaires au niveau des genoux. Tout bêtement parce que les genoux ne sont pas « prévus » pour encaisser autant d’efforts cumulés sur la carrière du joueur. Au niveau des ATM, l’évolution a fait que celles ci ne sont censées être en charge, avec les muscles qui vont avec, que pour déglutir (20 min/24h) et pour verrouiller les chaines musculaires quand on fait un effort physique important. Même en mastication, les aliments se trouvant entre les dents, on ne se trouve pas souvent en OIM. Les bruxistes et autres serreurs sont en fait des sportifs de la mâchoire qui finissent par « payer » leur sur-utilisation mandibulaire.
J’ai faux?

François UNGER

On a jamais « faux  » de réfléchir. Pourtant je ne suis pas certain que l’analogie que vous faites entre un sportif et un bruxiste soit très exploitable.
D’une part, heureusement que tous les joueurs de ballon ne terminent pas tous avec des pb de genoux. D’autre part ces professionnels du sport ne sont pas des « parafonctionnels » alors que les bruxistes le sont; les mouvements mandibulaires qu’ils font ne sont pas comparables aux courses et sauts que produisent les jambes des sportifs.
Je crois qu’il faut être critique avec les analogie trop simples.
J’en viens au fond de votre question: les DAMs des bruxistes sont-ils liés à leur « sur-utilisation mandibulaire »?
C’est vraisemblable. Mais en partie seulement.
Ne peut on pas aussi imaginer que l’amplitude dimensionnelle, et l’orientation du décalage entre OIM et position mandibulaire fonctionnelle (s’il n’y a pas correspondance) soit aussi en cause?
Merci de vos réflexions

zorg

Les sportifs sont en principe encadrés et entraînés donc ils ne terminent pas tous avec des pbs de genoux. Les bruxistes eux non, en tout cas avant de venir consulter, lol.
L’orientation du décalage OIM et mandibulaire fonctionnelle et l’amplitude sont certainement aussi en cause…. pour ceux qui sur-utilisent; ainsi que l’hyperlaxité etc…. On a tous vu des patients avec des occlusions surréalistes qui n’ont aucun symptôme. Tout simplement parce qu’ils se contentent de fermer uniquement pour déglutir et que le reste du temps ils sont en inocclusion tellement ils sont zen. Et donc je raccroche au sujet: la RC n’existe que chez le maître Yogi et n’est pas dentaire….
Merci de permettre cette réflexion.

François UNGER

Je pense que les occlusions surréalistes n’utilisent même pas une intercuspidation pour déglutir: ils interposent la langue qui sert de coussin interdentaire et d’orthèse permettant de placer la mandibule dans une position acceptable.
Pour votre dernière phrase il reste cependant une question:
Quelle position mandibulaire choisir pour établir (ou rétablir) une OIM permettant centrage, calage et guidages? Et là, les dents ne comptent pas pour du beurre. Et comment appelle-t-on cette position mandibulaire?

zorg

La position dans laquelle on trouve la mandibule après port d’un plan de libération plusieurs heures de suite? Position mandibulaire myo-déterminée? (mais çà c’est déjà pris non? lol)

François UNGER

bien sûr, si l’orthèse est bien réglée elle permet d’obtenir une position mandibulaire détendue (la position mandibulaire n’est elle pas toujours « myo-déterminée », y compris s’il y a un spasme?) qui est une indication capitale quant à la position mandibulaire qui permettrait centrage et calage. Voila un point important déjà souligné par Gardon-Mollard: une orthèse (bien réglée) permet d’obtenir un repère fiable pour une position mandibulaire fonctionnelle.

zorg

La position mandibulaire est souvent myo-déterminée, mais dans pas mal de cas « elle n’y arrive pas » et cela pose d’ailleurs problème (douleurs et autres). Je pense notamment, mais il y a d’autres configurations, aux dds maxillaire extrusées qui perturbent la rétrusion mandibulaire au repos.

François UNGER

mais même dans ce cas de DDS extrusées, l’OIM ne peut s’établir en propulsion plus ou moins latéralisée que par les contractions musculaires: elle est donc par définition « myo-déterminée ».

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