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Occlusion – ADF 2013

Si vous vous intéressez à l’Occluso, il faudra bien chercher cette année à l’ADF, les séances qui lui sont consacrées. Mise a part la séance B34 du CNO du mercredi 27 novembre à 12h 30, il n’y a pas grand-chose à se mettre sous la dent. Cette séance devrait être fort intéressante, car elle met en vedette le facteur essentiel de l’occlusion : les dents. Et justement, peut-on toucher aux dents pour traiter les DAM, alors que l’examen de la littérature atteste que l’occlusion est faiblement contributive dans les DAM ? Que faisons nous, la plupart du temps pour soulager nos patients? Nous prescrivons une gouttière sur les dents pour les empêcher d’entrer dans l’occlusion habituelle qui a mené le patient à consulter.
Dans cette séance Bernard FLEITER (MCU PARIS DECARTES), défendra le principe de modifier le comportement des patients pour leur faire prendre conscience de leur parafonction et leur apprendre à ne pas serrer les dents. En cas d’échec, il préconise de privilégier la rééducation et les thérapeutiques physiques pour venir à bout de ces dysfonctionnements. Le talent oratoire de Bernard FLEITER devrait permettre de convaincre qu’il faut commencer par cette phase.
Jean-Daniel ORTHLIEB, (PU MARSEILLE et président de l’IAAID) est plus enclin à penser qu’un examen clinique exhaustif, des fonctions occlusales et de l’architecture globale de l’appareil masticateur, devrait permettre à chaque praticien de savoir s’il peut optimiser ces fonctions afin de réduire le besoin d’adaptation du patient, celui-ci ayant des limites de capacité d’adaptation fortement sous influence des facteurs bio-psycho-sociaux.
On sait avec quelle rigueur intellectuelle, Jean-Daniel ORTHLIEB pose les questions, et propose des réponses, étayées, validées, et applicables.
Eugenio TANTERI (Président de l’AIG), s’appuie sur la littérature pour montrer, que les gouttières, bien indiquées et correctement réalisées, permettent de revenir à une situation physiologique normale et que, en faisant appel à l’orthodontie et la prothèse, la plupart des cas traités évoluent vers la stabilité du système stomatognathique. Il garde toujours à l’esprit le principe fondamental selon lequel chaque dysfonction et chaque traitement est unique et spécifique : il n’existe pas deux patients, ni deux dysfonctions, ni deux traitements, ni deux cliniciens identiques. Nous pouvons par conséquent affirmer que chaque réhabilitation constitue un épisode unique qui ne ressemble à aucun autre cas. Le seul point commun entre ces traitements repose dans nos efforts et notre engagement à normaliser notre méthodologie et nos procédures de réhabilitation. C’est peut être là que réside la difficulté d’accéder à l’EBD pour ces thérapies.

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