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L’occlusion et les DAMs au congrès de l’ADF

Avec 4 séances cette année au congrès de l’ADF, l’occlusion et les désordres de l’appareil manducateur n’ont pas semblé avoir beaucoup d’intérêt pour les organisateurs du programme scientifique. Et en plus, aucune séance le jeudi, le jour de plus grande affluence. Même si on comprend la difficulté de faire de la place pour toutes les demandes de toutes les disciplines, il y a un paradoxe à ne pas faire une place plus importante à une discipline qui représente tant de problèmes quotidiens et pour laquelle la demande d’inscription est toujours forte ; erreur qu’on évaluera à l’aune des inscriptions finales au congrès.

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Quoi qu’il en soit il nous semble important de pousser les internautes qui nous lisent à fréquenter ces séances, en fonction de leurs tropismes et besoins personnels.

Le mardi 24, sous l’autorité de D. Tardivo et G. Duminil, une conférence sera présentée à 14h intitulée Réhabilitation esthétique antérieure et occlusion : quelles sont les règles essentielles ? L’objectif de cette conférence est d’apprendre à pérenniser la restauration esthétique. Trois conférenciers de renom feront le tour de la question : S. Koubi, J.D. Orthlieb et P. Simeone. Assurément une séance importante et didactique.

Le mercredi 25, une grande séance imaginée et conduite par O. Laplanche et J.D. Orthlieb, traitera de La gestion de l’occlusion en omnipratique, tout simplement.
Là encore des cliniciens de qualité sauront présenter de véritables cas cliniques et expliciter leurs expériences pour toutes les situations classiques de l’omnipratique : M. Bartala, G. Lance, M. Laurent, E. Ehrmann, J.P. Ré, et N. Château. Séance à ne pas manquer par toutes celles et ceux qui se soucient des conditions occlusales de leurs restaurations.

Le vendredi 27 à 9h, J.F. Carlier dans le cadre des séances des sociétés, proposera pour le CNO une séance sur le thème Gérer les béances antérieures. Les objectifs de cette séances sont multiples: comprendre les praxies d’un patient en béance antérieure, aider à la décision entre traitement orthodontie simple et chirurgie, et gérer la dimension verticale pour réduire l’infraclusion antérieure. Les conférenciers seront I.Moreno, E. d’Incau, et S. Barthélémi.

Le vendredi 27 une seconde conférence sera donnée sur le thème de l’occlusion: Les gouttières occlusales : Quand, comment ? Pourquoi ? Les objectifs de la séance sont de maîtriser l’orthèse occlusale pour une prise en charge efficace des troubles musculaires et articulaires, ainsi que d’appréhender le protocole pour la réaliser. Les responsables de la séance sont R. Benbelaid et B. Fleiter, et les conférenciers C. Bodéré, J.P. Ré, A. Michelotti et J.C. Kohaut.

Nous souhaitons un plein succès à ces 4 séances.

Comments

fbauer

Sans vouloir mettre en doute la valeur des conférenciers choisis, je regrette que ne figure pas parmi eux Olivier ROBIN de Lyon qui m’apparaît être l’un des rares à avoir une véritable approche scientifique des problèmes de l’occlusion sans avoir un discours uniquement basé sur une expérience personnelle : « j’ai des patients qui souffraient, j’ai fait ceci et ça a réussi, donc j’applique cette théorie à tous les autres ».

François UNGER

Quel étrange commentaire!
Bien entendu je ne conteste en rien les qualités du conférencier proposé et je confirme qu’il est toujours important de s’entourer de conférenciers sérieux.
Mais pourquoi diable parler de « l’un des rares à avoir une véritable approche scientifique des problèmes de l’occlusion »?
Et pourquoi opposer l’expérience personnelle et l’approche scientifique?

Il ne vous aura pas échappé que la 4° conférence d’ocluso, organisée par des universitaires dont vous ne contesterez pas l’orientation scientifique, est faite dans le cadre « Apprentissage par une situation clinique ». Oui les situations cliniques, leur analyse, permettent de développer une démarche pertinente. C’est bien connu.

Par ailleurs pourquoi affirmer que ceux qui se fondent sur leur expérience personnelle le ferai avec comme objectif: « j’ai des patients qui souffraient, j’ai fait ceci et ça a réussi, donc j’applique cette théorie à tous les autres »? La clinique, ses observations, ses incertitudes et ses hypothèses sont elles sans valeur? Et pourquoi les cliniciens ne chercheraient ils qu’à se faire mousser en valorisant leurs recettes miracles?

Enfin et surtout: vous parlez d’approche scientifique de l’occlusion. Je vous mets au défi de nous proposer une et une seule étude scientifique de l’occlusion. Au sens de scientifique: reproductible par n’importe quel expérimentateur dans les mêmes conditions.
Je le regrette autant que vous, l’occlusion n’est pas une discipline scientifique. Alors oui bien sûr on peut mettre en place des expérimentations, tout faire pour que les matériels et méthodes soient les plus proches possible de conditions scientifiques, et faire des statistiques bien conduites…mais cela ne fait pas pour autant une étude scientifique.

On est en clinique. Et si la connaissance de la bibliographie est un préalable indispensable, cela ne suffit pas.

Les réciteurs de bibliographies sont-ils plus utiles en conférence que les matamores qui prétendent soulager tout le monde?
Cordialement et merci pour votre remarque

fbauer

Je vous remercie de vos précisions qui me confortent dans mon idée de l’occlusion, à savoir que, comme vous l’écrivez : « l’occlusion n’est pas une discipline scientifique. » Alors que doit faire, selon vous, un expert judiciaire confronté à ces problèmes. En effet c’est malheureusement là que l’on se trouve au contact de personnes croyant détenir la vérité scientifique. Il serait bon que votre vision soit plus largement répandue !

François UNGER

Je ne suis pas expert judiciaire et je me garderai bien de donner des conseils sachant par ailleurs les exigences de cette fonction. Mais pour répondre à votre question « que faire vis à vis de personnes qui croient détenir la vérité », je dirai: qu’elles prouvent leur vérité!
Au sens de prouver: reproduire des choses identiques dans des situations identiques, indépendamment de opérateur.
Si ce n’est pas possible il y a tout lieu de penser que la vérité ne soit pas là, même si quelques éléments appellent discussion. Et puis, quand on est sûr de sa vérité, ne faut il pas en assumer les conséquences?
Mais je compatis à votre difficulté car il est très souvent aussi impossible de prouver que c’est une contre vérité.

Alors il reste l’humain et je dois vous dire que les matamores de la certitude, de toutes les certitudes, ces thérapeutes ou conférenciers qui ne doutent de rien, qui jouent en toute bonne conscience avec la santé des autres, pour quelques billets ou quelques miettes de notoriété, je trouve qu’on en fait pas assez pour limiter leurs actions.

Mais je reconnais que l’occluso est un domaine particulèrement difficile pour établir un champ consensuel. Même la HAS n’y est pas parvenue pour les simples orthèses!

Merci encore de vos interventions

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