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Comments

eric

Quel type de douleurs ? Ce sont des érosions que l’on voit ? ou des mutilations éthniques ?

François UNGER

Ce ne sont ni des érosions ni des mutilations ethniques.
Ce sont des douleurs de type pulpaire liées au froid, au sucre et à la mastication.

jlmainetti

Une photo des dents antagonistes serait,me semble-t-il,éventuellement,intéressante pour le début d’une recherche étiologique à cette morphologie dynamique et éventuellement chimique…ou peut-être
ai-je raté quelque chose,ce qui est très possible…

naval

Fluoration voir protection adhésive là où l’espace inter-arcade le permet?

marmelade

Bonjour François Unger,

Dans l’urgence, protéger ses dents, composite peut-être.

Et surtout déterminer avec lui l’étiologie: peut-être voir ses habitudes alimentaires…
Soda, ou sportif qui consomme des boissons dites « énergisantes ».
Acidité + serrage des dents.

Bon week-end à tous!

metech

Bonjour,

je confirme la question boisson et alimentation…

un remède : dentifrice à l’argile et gouttière souple de type gouttière fonctionnelle d’orthodontie (Philippe Channet à Clermont Ferrand ou Rémy Lantelme à Marseille)

est-il possible de voir l’ensemble des arcades dentaires ?
séparées et en occlusion…
panoramique ?
profession du patient ?

d’autres questions après les réponses aux premières…

marmelade

Bonjour,
c’est incroyable, cela ressemble à des engrenages!
Et d’ailleurs il me semble que la 16 ne s’imbrique pas convenablement dans la globalité. La cuspide vestibulo-mésiale n’est pas en occlusion. Pourtant les 1ères molaires sont les piliers de l’occlusion. Les forces puissantes des masséters de notre agriculteur sont encaissées par les faibles prémolaires mandibulaires.
De l’autre côté, secteur 2 et 3, c’est beaucoup plus harmonieux. Avons-nous les mêmes usures?
Et si, juste pour voir, on tentait un collage sur cette cuspide mésio-vestibulaire pour la rendre fonctionnelle et en harmonie avec le reste? Ce serait juste un outil de diagnostique, comme une gouttière.

Pour ce qui est la différence d’usure entre le maxillaire et la mandibule, c’est l’image du mortier et du pilon, léger mouvement de la mandibule démarre en PIM, puis en bas à droite (sortie de cycle), puis en haut à gauche (entrée de cycle), PIM, et encore et encore…

François UNGER

Pour moi il s’agit d’abrasion vraie. Le patient très fort musculairement, et stressé, passe une grande partie de la journée à serrer les mâchoires. Il s’en rend compte et décrit ce serrage comme très légèrement complété par un effort latéral d’appui. Il ne s’agit pas d’un bruxisme au sens vrai (pas de bruit nocturne). On est sans doute plus près de l’entité clinique dénommée « clenching ». Ces « catégories cliniques » mériteraient ici plus de précisions scientifiquement fondées. Peut être d’ailleurs s’agit-il de processus proches ou comparables. Toujours est-il que ce frottement à peine latéralisé, produit par une force très importante et sur de longues périodes, aboutit à fracturer des prismes d’émail et à les utiliser comme abrasif entre les surfaces dentaires opposées. C’est pourquoi je parle d’abrasion. La morphologie des usures entre le maxillaire et la mandibule est à mettre sur le compte des rapports d’occlusion très particuliers également.
Quelle proposition de prise en charge?
1- la technique d’auto-contrôle préconisée par D. Rozencweig avec ses gommettes
2- si cela s’avère insuffisant (ce fut le cas) gouttière de protection mandibulaire.

merci de vos commentaires à tous

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