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Traitement implantaire d’une incisive maxillaire centrale #2

  1. Traitement implantaire d’une incisive maxillaire centrale #1
  2. Traitement implantaire d’une incisive maxillaire centrale #2
  3. Traitement implantaire d’une incisive maxillaire centrale #3
  4. Traitement implantaire d’une incisive maxillaire centrale #4
  5. Traitement implantaire d’une incisive maxillaire centrale #5

Cas clinique n°1 : Phase chirurgicale et prothétique

Nous présentions dans le post 1 une patiente âgée de 48 ans sans antécédents particuliers adressée pour le remplacement de la 11. La patiente consultait avec des douleurs lors de la mastication sur cette dent (photo 0).

Photo 0 : Vue vestibulaire centrée
Photo 0 : Vue vestibulaire centrée

La solution provisoire immédiate que nous avons trouvée est fixe implantaire. Malgré la résorption nous n’avons pas trouvé d’autres choix que de réaliser une prothèse immédiate fixe implantaire. Ceci va changer notre plan de traitement de la manière suivante :

  1. Nous devons enfouir l’implant un peu plus pour ménager la place de réaliser une provisoire immédiate lors de la phase chirurgicale et nous éviter de devoir réduire le pilier provisoire implantaire.
  2. En raison de la différence de diamètre entre la dent et l’implant, nous allons nous retrouver avec un espace important en vestibulaire. La meilleure solution semble un comblement à l’aide d’une xénogreffe. Il est donc contre-indiqué de réaliser une prothèse scellée provisoire pour éviter une migration de ciment dans le matériau de comblement.
  3. Nous réalisons une prothèse provisoire implantaire transvissée.
  4. Une antibioprophylaxie est nécessaire avant l’intervention pour diminuer l’inflammation initiale et surtout pour éviter une infection du matériau de comblement.

Nous présentons la phase chirurgicale et implantaire. La dent est extraite de manière la plus atraumatique et l’alvéole est curetée (photo 1). L’implant est positionné en palatin en cherchant un ancrage le plus stable possible. Le forage est sous dimensionné. Le porte implant sert de guide d’enfouissement mais également de pilier provisoire. La coquille en résine préparée par le prothésiste est mise en place sur le pilier provisoire et rebasée. Le tout est alors dévissé et une réplique d’implant est utilisée pour rebaser de la manière la plus convenable possible la prothèse transvissée (photo 2). Après polissage soigneux, la dent provisoire est remise en bouche (photo 3). Les réglages occlusaux sont alors réalisés. La dent est mise en sous occlusion pour éviter les contraintes lors de la mastication (photo 4). La coiffe provisoire est retirée, le comblement est réalisé en vestibulaire puis la coiffe est remise.

Des sutures sont faites pour assurer une bonne coaptation des berges (photo 5). L’antibiothérapie est poursuivie pendant 6 jours.

Comment auriez-vous pu gérer ce cas clinique autrement ?

Comments

fgf56

C’est quasi parfait mais j’aurai ajouté une greffe conjonctive enfouie tunnelisée verticale dans le GAP pour épaissir la gencive et compenser la perte horizontale

henri

Bonjour Laurent,

Merci pour la présentation de ce cas.
Très bien réalisé. Ce qui m’inquiète un peu dans cette technique est le manque de bio compatibilité de la résine sous gingivale. Cette résine ne peut pas offrir l’adhésion conjonctive du titane.
Le risque serait donc de déplacer apicale ment l’espace biologique.
Toutefois, en utilisant cette technique, je n’ai pas eu de complication particulière… Peut être grâce au mm de titane entre la résine et le collet de l’implant.
Qu’en penses tu ?
HD

Laurent THERY

oui complétement d’accord pour la résine en sous-gingival. j’ai du enfouir un peu plus l’implant mais je n’avais pas d’autres choix. Ceci est un compromis nécessaire.

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