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Traitement d’une édentation totale postérieure #3

Lors des deux précédents posts, nous avions donné les éléments cliniques ainsi que le plan de traitement pour cette patiente. Nous présentons donc ici la suite du traitement.
Cette patiente présentait une édentation plurale postérieure. Elle souhaitait une solution fixe implantaire totale sans passer par une prothèse complète maxillaire amovible. La planification avait été faite par le logiciel Simplant©.
Lors d’une même séance chirurgicale, les dents N°12 et 21 sont extraites pour positionner le guide chirurgical à appui dentaire (photo 1). Ce guide permet alors de réaliser les axes de forages des futures ostéotomies. Les 6 sites implantaires sont donc forés à travers le guide. Les forets sont utilisés en butée puisqu’il existe un code couleur en fonction de l’implant qui a été choisi (photo 2).Les axes et la profondeur de forage sont donc rapidement donnés.
Ensuite le guide chirurgical est retiré et les sites d’ostéotomies sont réalisés de manière classique avec la trousse habituelle. Dans cette chirurgie, il n’est pas nécessaire de s’équiper d’une trousse spécifique.
Une fois les 6 implants posés, les dents sont extraites. (Nous réalisons à ce stade l’extraction de la racine incluse dans le site maxillaire droit). Nous avions fait le choix de garder les dents utilisées pour positionner le guide pour positionner les implants avec de bons points d’appui sans risquer de perdre l’axe de forage (photo 3).
Nous souhaitions réaliser une prothèse immédiate fixe totale donc ce sont des implants longs (implant ANKYLOS®) qui sont utilisés surtout dans les zones antérieures (photo 4).

Une fois les 6 implants positionnés, on contrôle la profondeur d’enfouissement à l’aide des portes-implants (photo 5). Une radiographie panoramique est faite à ce stade pour s’assurer du respect des éléments anatomiques (photo 6).
Les six implants sont stables, nous réalisons donc une empreinte globale classique après avoir positionné les piliers définitifs. Le choix des piliers avait été fait en amont de la phase chirurgicale en fonction des impératifs prothétiques. Ceci permet de limiter l’accastillage prothétique nécessaire au cabinet. Deux piliers angulés sont utilisés pour rattraper les axes chirurgicaux (photo 7).
Les transferts d’empreinte sont positionnés en bouche (photo 8) et emmenés dans l’empreinte (photo 9). La dent distale sert de calage vertical lors de la confection de la prothèse provisoire immédiate maxillaire. En fin de séance, des coiffes de protection sont positionnés sur les piliers prothétiques (photo 10). Ces derniers ne seront plus dévissés.
Le lendemain matin, nous transvissons la prothèse provisoire (photo 11) et réalisons un contrôle radiographique de l’ajustage de la prothèse (photo 12). Elle sera ensuite conservée 4 mois avant de réaliser la prothèse d’usage.
Un contrôle occlusal est indispensable pour s’assurer une répartition optimale de l’occlusion (photo 13). Les puits d’accès des vis sont alors bouchés.
En conclusion, cette patiente souhaitait éviter une prothèse amovible provisoire. Nous avons répondu à sa demande. La planification chirurgicale pré-opératoire offre des solutions qui permettent une chirurgie plus précise mais également un gain de temps et une réduction du nombre de pièce prothétique. L’utilisation de ce type de guide permet de ne pas s’équiper d’une trousse spécifique pour réaliser la chirurgie.
Selon vous quelles sont les autres solutions de traitement ? Pensez-vous pouvoir réaliser ce type de traitement sans planification informatique préalable ?
Vidéos pour découvrir le logiciel Simplant© et la fabrication des guides :
http://youtu.be/ZbewwFbOEX0
http://youtu.be/oiGx60cI4d0

Comments

Marcel Carton

Je trouve très original cette façon de procéder. Quelles sont les limites des indications pour une telle méthose? Nombre de dents résiduelles? Edentements correctement répartis? Stabilité des dents? merci pour ce post très intéressant.

Laurent THERY

bonjour, merci de ce commentaire, les limites de cette méthode sont la valeur résiduelle des dents restantes; Elles ne doivent pas être mobiles ou trop délabrées. Normalement, il faut 4 dents au minimum pour stabiliser le guide et si possiblement bien réparties sur l’arcade.
Ce guide permet donc de repérer les axes d’ostéotomie de manière fiable sans réaliser de guide à appui osseux ou muqueux.
Si possible la crête osseuse ne doit pas être trop fine.
cordialement.

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