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Réhabilitation Implantaire à Risque #1

Toutes les situations cliniques ne sont pas équivalentes et chaque cas clinique nécessite une analyse méthodique des facteurs de risque en présence afin :

  • D’expliquer la situation au patient
  • De choisir les options thérapeutiques les plus adaptées
  • De minimiser les risques d’échec

Le cas clinique présenté est celui d’une femme âgée de 70 ans qui consulte en raison de la mobilité croissante d’anciennes prothèses conjointes maxillaires.

L’état de santé général de la patiente montre :

  • hypothyroïdie (ablation il y a plus de 15 ans) compensée par Levothyrox,
  • ancienne fumeuse, sevrée depuis plus de 20 ans,
  • profil psychologique particulièrement anxieux et occasionnellement dépressif.

Du point de vue parodontal, la patiente ne rapporte pas de saignements des gencives mais un mauvais gout et une mauvaise odeur en lien avec les prothèses conjointes maxillaires. On ne note pas de mobilité dentaire, ni de poches parodontales. Le niveau d’hygiène de la patiente est correct.

Du point de vue dentaire, on note que les prothèses conjointes de 13 à 27 sont partiellement descellées, mobiles et on observe des reprises de caries sur les dents supports.
La patiente a déjà bénéficié d’un traitement implantaire 8 ans auparavant pour remplacer les dents les plus postérieures du secteur maxillaire droit, extraites en raison d’atteintes structurelles irrémédiables.
A l’arcade mandibulaire, les dents 38, 37 et 45 sont absentes et les dents 36, 35 et 33 sont porteuses de prothèses conjointes mal adaptées. La dent 47 est dévitalisée et mécaniquement fragilisée par une volumineuse restauration à l’amalgame.

Du point de vue occlusal, la patiente rapporte des douleurs musculo-articulaires bilatérales occasionnelles lors de la mastication mais ne rapporte pas d’inconfort fonctionnel particulier. Bien que l’on note une importante supraclusion antérieure associée à une forte attrition des incisives mandibulaires, aucun autre symptome ou signe clinique n’évoque de parafonctions ou d’éventuel bruxisme.

Du point de vue esthétique, la patiente présente un excès vertical du maxillaire antérieure qui se traduit par une ligne du sourire très haute et une importante visibilité des dents antérieures au repos.

Enfin, du point de psychologique, la patiente se montre particulièrement anxieuse vis à vis de sa situation dentaire. La seule perspective des soins, constitue une épreuve difficile à surmonter émotionnellement. A cela s’ajoute une exigence forte pour que le traitement, quel qu’il soit, soit impossible à suspecter par son entourage.

  • Quels risques sont à craindre pour ce cas?
  • Quelles précautions sont à prendre selon vous?
  • De quels autres éléments auriez-vous besoin pour proposer un plan de traitement?

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