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Des prothèses « de secours » ? #1

  1. Des prothèses « de secours » ? #1
  2. Prothèses de secours #2
  3. Prothèses de secours #3

L’évolution au fil du temps des reconstructions implanto-portées constitue un véritable défi technique. Nous l’avons vu dans un article en deux parties (L’implantologie du futur #1 et L’implantologie du futur #2 )

Nous avons également abordé les différentes solutions implantaires qu’il était possible d’envisager pour stabiliser des prothèses complètes amovibles :

Le cas clinique présenté aujourd’hui est, en quelque sorte, une réunion de ces deux thématiques :
Il s’agit d’un patient de 73 ans, édenté total et porteur de deux prothèses amovibles complètes stabilisées sur implants (PACSI) depuis 8 ans. Le motif de sa consultation est de faire réaliser deux prothèses « de rechange » ou de « secours » au cas où les siennes se casseraient ou seraient égarées.

Interrogé sur le confort qu’il ressent avec ses prothèses, le patient n’exprime pas de doléance particulière en ce qui concerne la mastication ou la phonation. Il ressent cependant un manque de rétention croissant et une plus grande instabilité de sa prothèse mandibulaire. La prothèse maxillaire ne semble pas lui poser de problème particulier.

L’examen clinique montre :

  • une esthétique acceptable des prothèses
  • une absence de signes musculo-articulaires
  • une hygiène bucco-prothétique insuffisante

L’arcade maxillaire a reçu en 2007 4 implants de la marque SERF (EVL 4 x 10mm) sur lesquelles deux barres latérales de section ronde (Type Ackermann) ont été réalisées sur des piliers coniques. On note que la partie en extension antérieure de la barre gauche est fracturée, sans que le patient ne s’en soit rendu compte. Le cavalier qui se logeait sur cette portion imprime une marque sur la muqueuse.

L’arcade mandibulaire a reçu deux implants en site 33 et 43 et ont été équipés de deux attachements axiaux sphériques connectés à l’intrados prothétique via un système ressemblant au Dalbo Plus.

L’examen des prothèses montre :

  • un manque de rétention de la prothèse mandibulaire et une bascule antéro-postérieure,
  • une usure des dents prothétiques plus marquée du coté gauche
  • l’absence de recouvrement palatin et de joint postérieur pour la prothèse maxillaire.
  • Deux des cavaliers dans l’intrados prothétique maxillaire présentent un problème : le cavalier postérieur gauche est mobile et le cavalier antérieur droit est à moitié cassé. Le patient n’en avait pas conscience.

Une radiographie panoramique a été réalisée en première intention pour préciser la situation clinique et le diagnostic.

Fig.

Nous sollicitons tous les lecteurs de ce blog pour nous faire part de leurs opinions sur ce cas et nous invitons également nos amis du blog « L’Edenté Total » à participer à la discussion.

  • Quels objectifs de traitement vous semblent prioritaires ?
  • Quelles propositions de traitement faire au patient ?
  • Comment s’y prendre ?

Comments

jpg2

Puisque le patient est prêt à investir dans deux nouvelles prothèses,
l ‘idéal serait de partir sur une stabilisation simple à maintenir, je pense aux locators:
Au maxillaire:
Démonter les barres, réaliser deux barres sans extension avec un locator.
Rebaser et modifier l’appareil .
A la mandibule:
Remplacer les dalbo par 2 locators
réadapter l’appareil existant.
Tout ceci peut etre fait au fauteuil avec de la résine auto.
Ensuite réalisation d’ un autre jeu de complets avec une armature métallique.
Envoyer au labo l’ancien jeu pour une meilleure finition de la résine.
A la fin, le patient aura comme appareils de « secours » ses anciens complets

Guillaume GARDON-MOLLARD

Bonjour jpg2 et merci pour votre proposition thérapeutique.
Je suis tout à fait d’accord avec vous en ce qui concerne l’arcade mandibulaire à savoir : remplacer les attachement existant par des attachements Locator.
Pour le maxillaire, votre proposition a du sens mais pourquoi ne pas faire la même chose qu’à la mandibule : 4 attachement Locator, sans barre?
En effet, je crains que le volume des barres ne fragilise la résine des prothèses existantes…
Le dernier point à clarifier sera peut être dans l’esprit du patient : il consulte dans l’idée de conserver ses prothèses actuelles et d’en faire réaliser des copies « de secours ». Or, de notre point de vue de praticien, se seront ses prothèses actuelles qui serviront de « roues de secours » car la réalisation de nouvelles prothèses, au sens où nous l’entendons vous et moi, doivent comporter l’une et l’autre des armatures métalliques, un plus grand recouvrement palatin, une nouvelle organisation occlusale, une esthétique légèrement différente…
Qu’en pensez-vous?

jpg2

Effectivement la barre maxillaire risque d’être un peu volumineuse, il y a peut etre un risque à désolidariser les implants.. à voir.
Le reste c’est de la persuasion et je pense qu ‘il vaut mieux ne pas accepter un compromis qui sera du « bricolage ».
Bon courage.

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