Navigate / search

Prothèse implantaire et clefs en plâtres #2 : conception et mise en oeuvre

  1. Prothèse implantaire et clefs en plâtres #1 : utilité, fabrication et utilisation
  2. Prothèse implantaire et clefs en plâtres #2 : conception et mise en oeuvre
  3. Prothèse implantaire et clefs en plâtres #3 : principe de réalisation

Nous avons vu lors du dernier post que la clé en plâtre permet de s’assurer de la précision des empreintes implantaires plurales. Il existe différents modèles de conception de clé de passivité.

Conception de la clé

Photo 1 : clé en métal pour valider l’empreinte implantaire.
Photo 1 : clé en métal pour valider l’empreinte implantaire.
Le matériau : la clé ne peut être utilisée uniquement en plâtre et non en résine ni en métal. La résine est trop peu rigide et une déformation de l’empreinte n’est pas perceptible avec cette clé. De même la clé en métal (photo 1) semble intéressante mais risque de ne pas enregistrer des déformations d’empreinte. Il faut utiliser un alliage basse fusion pour le couler autour des pièces prothétiques.

Le plâtre est un matériau qui résiste mal à la flexion, c’est la raison pour laquelle en réalisant une poutre en plâtre autour des implants, il est possible de savoir si l’empreinte est précise ou pas. Le plâtre ne doit pas être trop dur. Les plâtres de classe IV sont trop rigides (photo 2). Il faut mieux utiliser du plâtre à prise rapide du style snow white ®, plus friable mais mieux adapté (photo 3).

Les transferts d’empreinte peuvent être utilisés pour sa conception. On préfère utiliser des transferts d’empreinte métallique (photo 4) plutôt que des coiffes calcinables en plastique (photo 5) qui ne sont pas assez rigides.

La forme de la clé est importante : une clé trop épaisse (photo 6) est trop rigide donc ne peut pas être le témoin de contrainte dans l’empreinte. En revanche une clé trop fine risque de casser sans contrainte particulière (photo 7). Il faut donc une épaisseur de plâtre entre 2 et 3 mm autour des transferts d’empreinte. On peut aussi faire des zones de fragilité (petites encoches) dans la clé pour s’assurer de sa passivité (photo 8). Un paramètre important est également de ménager un petit espace autour de l’orifice du puits d’accès de la vis sinon son vissage dans la clé risque d’exercer une contrainte et de la fracturer (voir photo 8 également).

Dernière recommandation : il faut préférer des clés plutôt rectangulaires que rondes pour leur donner une résistante plus importante.

Utilisation clinique de la clé en plâtre :

Les recommandations cliniques seraient :

  • S’assurer que le pilier prothétique transvissé n’est pas bougé lors des séances. Il est important de redonner un coup de clé dynamométrique pour immobiliser le pilier avant d’essayer la clé
  • Visser progressivement les vis de transferts à travers la clé en plâtre.
  • Commencer par un côté puis visser l’opposé progressivement puis revenir à la première vis pour la serrer à fond.
  • Ne pas laisser la clé trop longtemps en bouche car la salive humidifie la clé et la fragilise.
  • Prévoir deux tailles de tournevis car parfois l’ouverture buccale est limitée ; il est difficile de passer son tournevis.
  • Ne pas hurler lorsque la clé casse, cela fait peur au patient…
Avez-vous des exigences ou des recommandations particulières dans la conception des clés en plâtre ?

Comments

rhizalyse

Une chose importante selon moi, c’est d’utiliser à la place des transferts des piliers temporaires rotationnels.

Il ne faudrait pas que la clé casse pour un problème d’insertion et non de passivité.

Jean-Michel Moal

Bonjour, c’est très bien analysé, mais un point de détail où je tiens à insister, c’est que la clé ne sert pas à valider l’empreinte mais le modèle de travail réalisé par le laboratoire, car même si l’empreinte est bonne le labo à très facilement put commettre une erreur par exemple une réplique qui se dévisse légèrement lors de la coulée du plâtre. Si la clé est réalisée avec un plâtre tel que le Snow White, faire de petites dépressions est risqué, je pense qu’une clé bien parallélépipédique avec une section de 7 à 10 mm est très satisfaisante.

271192ndg

Bonjour à tous : au vissage de la clé tout se passe bien…ouf ! Mais au dévissage elle casse!
Qu’en conclure ?

Jean-Michel Moal

Bonjour, il n’y a pas de blocage en rotation, lorsque vous serrer les vis si le serrage est trop important il y a un effet de torque qui se produit. Lorsque vous dévissez cet effet se relâche et la fêlure apparaît. Il faut ouvrir la fêlure, préparer un peu de plâtre et solidariser. Enlever la fausse gencive souple du modèle, repositionner la clé et la visser. Si elle casse, il faut reprendre l’empreinte, sinon tout va bien.

271192ndg

Merci pour votre réponse rapide. C’est ce que j’ai fait mais avec de la duralay. Et pas de casse au revissage sur le modèle !!! La clé était peut-être un peu étroite au niveau d’un transfert.

Leave a comment