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L’implantologie du futur #1

Les traitements implantaires, contrairement à ce que pensent la majorité des patients et des praticiens, ne dérogent pas à cette règle : dans la bouche, rien d’éternel. Au rythme auquel progresse l’implantologie, les complications et les échecs liés aux traitements implantaires feront bientôt partie du quotidien du chirurgien-dentiste. Le Dr Marc Bert, implantologiste visionnaire, avait déjà publié en 1994 son ouvrage de référence sur les échecs et complications en implantologie qui tempérait un peu l’euphorie ambiante.

Aujourd’hui, nous rencontrons un nombre croissant de situations cliniques où des implants de marques et de caractéristiques différentes ont été placés par différents praticiens sur un même patient tout au long de son parcours de soins bucco-dentaires.

Mme Y, 61 ans se présente en consultation en janvier 2013 pour que nous l’aidions à sortir d’une impasse prothétique.

Au maxillaire supérieur : des prothèses conjointes dento-portées sont sur le point de s’effondrer et les dents postérieures gauches sont remplacées par une prothèse amovible partielle à châssis métallique. L’état désastreux des dents restantes fait poser d’emblée l’indication d’édentation complète.


La mandibule est complètement édentée. Initialement, un bridge implanto-porté a été réalisé sur 4 implants symphysaires (de type Alphabio® posés en 2007) en remplacement des dents de 32 à 43. La dent 33 était alors présente et une prothèse amovible partielle à châssis métallique remplaçait alors les dents postérieures à droite et à gauche. Puis en janvier 2012, pour faire face à la perte de la dent 33, un second implantologiste place un nouvel implant Zimmer Dental® pour la remplacer et confie la patiente à son correspondant pour équiper cet implant d’un attachement Locator® et stabiliser la prothèse amovible existante, sans porter attention à la situation du maxillaire supérieur.

Quelques mois plus tard, la patiente est toujours incapable de mastiquer confortablement, ne porte plus sa prothèse amovible mandibulaire qui la blesse, perçoit un mauvais gout au niveau des dents maxillaires qui bougent et ne trouve plus personne pour la tirer d’affaire.

Comment géreriez-vous cette situation ?
Constatez-vous une augmentation des situations d’échec implanto-prothétique ?
Comment abordez-vous le problème ?

Prothèse : Guillaume GARDON-MOLLARD
Chirurgie : Thierry DEGORCE

Commentaires

simon

Incroyable : ça me rappel les cas cliniques du Dr Crado que certains rigolos présentaient dans le journal de la fac…

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