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Est-il dangereux d’utiliser des implants courts ?

De nombreuses études évaluent le taux de survie des implants de 8 et 9 mm. L’étude en référence, récente, évalue à 10 ans le taux de survie d’implants courts. L’utilisation d’implants courts permet en effet de diminuer le recours à une chirurgie plus complexe (greffe osseuse d’apposition verticale ou comblement sinusien) ainsi que la durée du traitement. Cependant l’utilisation en clinique d’un implant court augmente le ratio couronne clinique/ racine implantaire, ce qui pourrait augmenter les contraintes mécaniques sur l’implant (augmentation du bras de levier). Le but de cette étude est donc d’évaluer la survie implantaire à 10 ans pour des implants courts placés chez l’homme dans des sites fortement résorbés. Dans cette étude, la restauration prothétique est uniquement évaluée sur des implants courts (pas de solidarisation des implants avec des implants plus longs).

Les implants ont une longueur de 8 à 9mm, ils sont mis en charge au bout de trois mois. A 10 ans (+/-1.9 an), les patients sont reconvoqués et les implants sont évalués cliniquement et radiologiquement.

50 implants sont utilisés dans cette étude chez 14 patients. A 10 ans, aucun implant, ni aucune suprastructure n’est perdu. Selon les critères d’Albrektsson, tous les implants répondent aux critères de succès ; selon les critères de Karoussis, 4 implants sont perdus.

Conclusion de l’étude : l’utilisation d’implants courts placés dans des crêtes résorbées semble présenter les mêmes taux de succès que les implants plus longs. L’utilisation d’un ratio couronne clinique/racine implantaire plus important ne semble pas présenter un risque supplémentaire.

Votre expérience va-t-elle dans ce sens? Prenez-vous des dispositions particulières en cas d’utilisation d’implants de 8-9 mm?

Mertens C, Meyer-Bäumer A, Kappel H, Hoffmann J, Steveling HG.
Use of 8-mm and 9-mm implants in atrophic alveolar ridges: 10-year results. Int J Oral Maxillofac Implants.2012 Nov-Dec;27(6):1501-8.

Comments

dumaille

je pense que lorsqu’on parle d’implant court, il faut aussi parler du diamètre, le but étant de raisonner en surface de contact.
la littérature montre de tres bon résultats à la mandibule mais beaucoup moins convaincant au maxillaire.
pour ma part, mon experience ne me fait pas croire que plus c’est long plus c’est bon.

antoinecarillon

Je pensais que le terme court s’appliquait à des longueurs inférieures ou égales à 8mm. Mon modeste recul clinique porte majoritairement sur des implants de 10mm à connexion plate, voire 8mm avec une spire autotaraudante, sans rencontrer de problème hormis une possible cratérisation limitée. C’est pourquoi, pour suivre le mouvement actuel mais sans recul personnel, je m’oriente vers des implants sous crestaux à connexion cône morse qui concentrent moins les contraintes au collet, et qui permettent de diminuer longueur et diamètre. Votre expérience et vos connaissances vont-elles confirmer mon choix?

Laurent THERY

Bonjour, Antoine carillon.
Personnellement j’ai opté pour les mêmes options. De grandes marques implantaires reprennent à leur compte ce design d’implant qui présente de nombreux avantages. Une connexion conique interne permet un maximum de résistance mécanique lors des contraintes occlusales. Les complications prothétiques sont limitées. Par contre, le rattrapage des axes est parfois difficile lorsque plusieurs implants sont utilisés.
Je partage donc votre avis.

sadaikha

bonjour
je suis totalement confus devant pleins commentaires, quand je vois la contradiction dans les définitions meme en implantologies, ca fait presque 2 ans que je suis en formation de DIU implanto et beaucoup de commentaires scientifiques ou d’expériences se clashent entres eux et elles qui croire et ver quoi se referer ?? ca c’est ma question?? a titre d’exemple, juste pour la notion, d’implant court, elle me donne des maux de tete, car on ma toujour dit surtout mattraquer mon esprit qu’un implant court est inferieure ou egale a 6mm au dela de ca, non. ou si vous preferez « pas en ne toute » comme dise les quebecois, 8 ou 9mm ce n est pas un implant court pourquoi pas un 10mm aussi comme court
qui dit vrai ?? ou est la vrai definition aussi de court, long et je sais qu’en implanto ca se joue sur des détails aussi infimes qu’ils soient et mois je propose une nouvelle idée comme etude comparative que je recherche toujour , pose d’implants avec des traitements de surface de SLA Active
un procede que develope Straumann, tres interessant surtout chez les sujets immunodeprimés comme diabetique et peut etre autre versus d’implant court.
pour moi dans ma logique d’etudiant, il existe d’autres parametres qui rentres en jeu pour une etude aussi serieuse comme les votres cher collègues , demande le bureau scientifique de Straumann il vous en
verra des cles usb pour voir les petits films sur le traitement des surfaces implantaires en SLA Active
ca pourrez nous aider tous pour comprendre mieu
vous savez meme chez mes prof, je trouvent des contradictions dans les meme cours et pour le meme programme, mais ils sont tous d’accord a dire qu’il faut se referer aux données scientifiques averées et c’est ca que je cherche mais j’ai du mal a en trouver

carton

Je ne partage pas toutes les hésitations de sadaikha mais je comprends sa difficulté. Oui il est bon que certaines références validées (une ou deux comme dans ce post) soient proposées. Alors, un implant court c’est de quelle longueur?
Est-il vrai que des traitements de surface des implants modifient la qualité de l’ostéointégration?

Laurent THERY

Bonsoir, la dénomination des implants courts n’est pas très claire en soit.Si on se réfère aux études cliniques, un implant court fait moins de 10 mm. Donc sont courts les implants de 9.5 mm; 8mm; 6.5mm….
Maintenant les définitions évoluent et certains auteurs que les implants courts concernent les implants de moins de 8 mm.
Je partage les avis des internautes sur l’importance du traitement de surface. Mais ce n’est pas tout; d’autres paramètres sont à prendre en compte:
Selon Ellingsen (1998) parmi les paramètres à prendre en compte, on peut distinguer 4 niveaux d’intervention:
1.Macrostructure (mm)/Usinage
-Cylindre / vis
-Spires: forme, morphologie, dimension
2. Microstructure (100 µm)
– Rugosité de surface (Wennerberg 1995)
– Traitement mécanique:sablage, mordançage
3.Ultrastructure (nm)
– Modification de la couche d’oxide
– Anodisation (Sul 2002)
4. Chimie des états de surface (A)
– Modification de l’hydrophilicité (Buser 2004)
– Dépôts d’ions (Ellingsen 1995)
-Greffage de molécules.
Toutes ces techniques améliorent l’ostéointégration.

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