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Les complications implantaires, cela n’arrive pas qu’aux autres ! #1

  1. Les complications implantaires, cela n’arrive pas qu’aux autres ! #1
  2. Les complications implantaires, cela n’arrive pas qu’aux autres ! #2

Nous présentons un patient d’une cinquantaine d’année, adressé pour la fracture d’une incisive centrale maxillaire droite (photo 1,2). Il présente également une maladie parodontale qui sera traitée préalablement au traitement implantaire. Il faut noter qu’il a un articulé inversé à gauche. Les dents adjacentes à la dent fracturée sont saines donc le traitement implantaire est indiqué. La dent 26 sera également extraite et remplacée par un implant (photo 3).

Dans un premier temps la dent est extraite en prenant soin de cureter l’alvéole (photo 4). A ce moment-là, nous utilisions la technique de Langsberg reprise ensuite par Thalmair et coll.en 2010. Cette technique consiste à réaliser le comblement de l’alvéole le jour de l’extraction avec une greffe épithélio-conjonctive (photo 5) et une xénogreffe. A 10 jours la cicatrisation est satisfaisante (photo 6). Au bout de quelques mois, le contrôle scanner est bon (photo 7).

La pose de l’implant est faite classiquement (photo 8) en prenant le soin de réaliser une greffe conjonctive au cours de l’intervention implantaire pour épaissir le type gingival en vestibulaire (photo 9,10). La vis de cicatrisation est posée le même jour en raison de la bonne stabilité implantaire.

Une coiffe provisoire est faite à trois mois classiquement pour modeler le profil gingival implantaire (photo 11). Au bout de quelques mois, la prothèse d’usage est réalisée. A ce stade, se pose la question d’utiliser un pilier en titane ou un pilier en zircone. En discutant avec le prothésiste, nous décidons de réaliser deux coiffes implantaires, l’une sur un pilier en titane (photo 12) et l’autre sur un pilier en zircone (photo 13,14). La coiffe sur pilier en zircone donnait de meilleurs résultats esthétiques et nous avons donc décidé de poser cette coiffe.

A trois mois le contrôle radiographique est bon et la greffe de gencive s’intègre mieux dans le contour gingival (photo 15).
Cependant un an après la pose, le patient revient avec la coiffe en vestibulo-position. La coiffe est mobile (photo 16,17). La radiographie montre un éclatement du pilier zircone dans le col implantaire (photo 18).

  • Quelle expérience avez-vous des piliers en zircone ?
  • Avez-vous déjà dû faire face à des fractures de pilier implantaire ?
  • Pensez-vous que l’articulé inversé soit un facteur de risque occlusal ?
  • Quel est votre plan de traitement ?

Comments

pluton

Classique fracture au col juste à la jonction implant/pilier sur un implant Ankylos…phénomène purement mécanique qui est la rançon de cette connexion profonde et très étroite
l’utilisation d’un pilier full zircone, fragile au sens mécanique du terme et donc cassant, est un facteur aggravant…
pour limiter le risque, il faut utiliser des bases titane pour réaliser un pilier « hybride » avec une partie zircone collée ou n’utiliser que des piliers titane, bien que le risque soit toujours présent à cause de la finesse du métal résiduel dans cette zone, j’ai déjà vu le cas sur une prémolaire sur un pilier titane…
le facteur occlusal peut être en cause, tout comme une parafonction
ces échecs sont courants sur ce type de connexion, et pas seulement chez Ankylos…des cas similaires sont rapportés sur les inkone (ex TEKKA, maintenant GlobalD) et tous les autres implants avec connexion très étroite et profonde

plan de ttm: essayer de retirer ce qui reste du pilier dans le col de l’implant, refaire la prothèse, et si on n’y arrive pas, il ne reste plus qu’à déposer l’implant et tout reprendre depuis le début…

ploufinthewater

d’accord avec pluton.
les pilliers zircone cassés au col j’ai déja vu, heureusement dans ce cas là c’est facile à enlever, un petit coup d’ultrasons si besoin. Si le pillier avait été en titane ça aurait été une autre histoire, ça m’est arrivé, et j’ai du déposer l’implant(sur un implant axiom anthogyr).

simon

Bonjour Laurent et merci pour ton partage.

Moi aussi j’ai eu des problèmes de casse de piliers titane (implants Ankylos sur des molaires, 2 fois).
Les 2 fois sur des mêmes profils de patient = homme carbocalcique ++, amateurs de viande…
Une fois j’ai pu usiner le morceau de pilier cassé dans le fût à l’aide d’une mini fraise transmétal sans abîmer ce dernier (une 26).
L’autre fois sur une 37 j’ai tout bousillé et donc déposé l’implant que j’ai remplacé secondairement par un Xive.
C’est la limite du système Ankylos pour moi, j’y réfléchirai à deux fois la prochaine fois que je vois ce type de profil arriver pour des implants molaires.

Évidemment l’occlusion comme d’habitude est à gérer avant… (Je ne parle pas de l’occlusion inversée de ton cas qui n’est pas analysable à mon avis sans manipulation mandibulaire comme bien souvent…)

Bises

Simon

janea

Merci pour ce cas d’échec car il y a pet être trop souvent des illustrations de succès. L’implantologie est aussi, malheureusement, source d’échecs.

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