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Les implants exotiques

Le nombre de patients bénéficiant, de part le monde, de traitements implanto-prothétiques est en forte augmentation. Ces patients, très mobiles, déménagent, voyagent, se font poser des implants à l’étranger, changent de cabinet dentaire… En conséquence, il est de plus en plus fréquent de rencontrer des patients nécessitant des (ré-)interventions sur des implants que nous qualifierons « d’exotiques ».

Nous avons déjà abordé cet aspect de la prise en charge implanto-prothétique au travers de plusieurs posts :

  • Acceptez-vous de travailler sur des implants « exotiques » ?
  • Quelles précautions prenez-vous ?

Commentaires

docbenzi

pour en avoir eu plusieurs fois l’expérienc, je dirais que je m’adapte à la situation: quand il s’agit d’un systeme connu et distribué en France et quand le(s) implant(s) est/sont bien intégrés et sans problème biologique ou mécanique, si le patient comprend qu’ il me faut acheter les pieces prothétiques si je n’arrive à me les faire prêter, et que cela entraine un sur coût conséquent pour la restauration alors pourquoi pas. Par contre, dans le contraire je ne prends aucun risque, car si quelquechise dérape lors de la restauration ( comme votre cas n°3), il faut bien comprendre que la responsabilité du praticien est engagée même s’il n’a pas poser l’implant.
et enfin, dans le cas de patients qui se font poser desilplants dans descentres low coast ou dans des pays low coasts, je les invite gentiement à retourner voir le praticien qui les a opérer: quand on veut du low coast il faut savoir assumer les conséquences de ses choix, quitte à refaire plusieurs fois les trajets vers des pays lointains qu’ils ont choisi !!!

Guillaume GARDON-MOLLARD

Nous sommes d’accord. Les centres low-cost font émerger une double problématique : la qualité très variable (et très relative) des traitements mais également un imbroglio juridique fréquent à savoir qu’en cas de problème, les patients qui tentent la démarche de retourner vers les chirurgiens étrangers ont souvent la déception de trouver porte close (comprenez : ils ont pris la fuite) ou bien découvrent les tracas du droit international. Dans ce deuxième cas de figure, faire valoir ses droits relève du parcours du combattant et les frais d’avocats qui doivent être engagés surpassent le seul remboursement du traitement et sont souvent incompatibles avec les moyens financiers de patients qui, par définition, ne sont pas des plus importants. L’harmonisation et l’application du droit européen dans ce domaine ne semble malheureusement pas à l’ordre du jour. Automatiquement, des praticiens peu scrupuleux en profitent…

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