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Problèmes d’espace mésio-distal #2

Pour répondre au problème d’espace mésio-distal étroit de Mme Agnès B, soulevé lors du post précédent, nous avons choisi d’utiliser un implant très étroit (3 mm de diamètre) en une seule partie.

Cet implant est placé immédiatement après extraction de la dent temporaire et une dent temporaire scellée permet une temporisation immédiate. Après 4 mois de cicatrisation, l’implant est parfaitement ostéointégré et la dent temporaire peut être remplacée par une couronne céramo-métallique.

Avez-vous l’expérience de ce type d’implant dit « one-pièce » dans votre pratique ?
Quels en sont selon vous les avantages et les inconvénients ?
Que pensez-vous de la technique d’empreinte proposée avec ce système d’implant ?

Commentaires

Marcel Carton

Je n’ai pas l’expérience de ce type d’implant monobloc mais je mesure à quel point la qualité du résultat est directement liée à la précision du positionnement. Le résultat est excellent pour une situation initiale compliquée. merci de ce cas.

pluton

un détail m’échappe…
si j’ai bien compris vous avez fait une empreinte per-op pour faire faire au labo une couronne provisoire et donc faire en fin de compte une mise en esthétique différée.
pourquoi ne pas avoir utilisé lors de la chirurgie, la chape provisoire prévue à cet effet pour ce one piece zimmer?

ensuite pour répondre au sujet, oui, j’utilise aussi des one piece, par contre essentiellement pour des stabilisations de prothèses mandibulaires (donc des one piece avec attachement « bouton pression ») surtout pour des personnes âgées ou ne pouvant se permettre le coût des implants plus « classiques »
en zone esthétique, je préfère éviter car le placement se doit d’être en effet particulièrement précis…et si on est obligé de poser un implant one piece angulé, il faut prendre en compte le « dégagement » prothétique nécessaire lors du vissage. Dans un cas comme çà, c’était mission impossible. Voilà pourquoi j’utilise plutôt un implant 2 pièces plus classique…qui ne fait que 3.2mm de diamètre au col et qui m’offre toute la souplesse et toutes les options prothétiques possibles et imaginables…et personnellement je préfère, les 0.2mm de différence dans un cas comme çà n’auraient, à mon avis, pas posé de problème

Thierry DEGORCE

Chers confrères merci pour vos commentaires.
Une dent temporaire a bien été placée sur le post de l’implant le jour de l’intervention, comme vous pouvez le voir sur les images (où la dent est en place avec les sutures). Cette couronne provisoire a été réalisée à l’aide de la chape « one-piece » spécifiquement prévue à cet effet au laboratoire de prothèse à partir d’une empreinte. Le laboratoire étant situé à proximité du cabinet, la petite provisoire a été fabriquée dans la journée et fixée quelques heures après l’intervention chirurgicale. On aurait pu aussi effectivement la réaliser au fauteuil à l’aide de la chape, mais nous avons préféré travaillé avec le laboratoire, par chance à proximité de notre cabinet, uniquement par confort.
Comme vous l’avez souligné avec justesse la grosse difficulté avec ce type d’implant, c’est son positionnement qui doit être parfaitement dans l’axe prothétique. C’est donc un implant assez difficile à poser que je réserve à des situations exceptionnelles d’espace étroit l’orque l’orthodontie n’est pas possible.
Il aurait été possible également de choisir un implant classique en deux parties étroit de 3 à 3,5 mm de diamètre au col. Quelques marques les proposent désormais à leur catalogue (Nobel, Astra, Anthogyr, et d’autres). Il n’existaient pas à l’époque où le cas clinique a été réalisé. Mais si je devais le refaire aujourd’hui, je pense que je choisirai de nouveau le « one-piece ». En effet, si diamètre du col de ces nouveaux implants, s’approche de celui de l’implant Zimmer, c’est le diamètre de la prothèse et en particulier de la portion trans-gingivale du pilier qui pose problème, car elle sera nécessairement plus large et importante que la portion trans-gingivale étroite du one-piece. Il faut en effet laisser libre le puit d’accès à la vis et prévoir une épaisseur de métal minimum pour avoir une bonne résistance mécanique. Pour limiter la largeur de la prothèse et ne pas écraser les embrasures et les papilles, il faut en outre impérativement opter pour une prothèse directement transvissée dans l’implant par son cingulum, ce qui obligera un positionnement tout aussi précis et délicat de l’axe implantaire qu’avec le « One-piece ».
Au final, au delà du diamètre étroit de l’implant, c’est l’aspect monobloc implant/pilier qui est intéressant avec le « one-piece » pour les raisons suivantes :
– bonne résistance mécanique de l’ensemble
– pas de joint implant/pilier ce qui maintien l’os au col implantaire
– portion trans-gingivale étroite pour une vascularisation maximum des tissus mous péri-implantaires et préservation des papilles
– coût global nettement diminué puisqu’il n’y a pas de pilier prothétique, ni de vis de prothèse

Un implant classique étroit en deux parties, avec une vis de prothèse interne, ne peut pas combiner tous ces avantages.

pluton

La partie transgingivale du one piece zimmer 3mm est au minimum à 2.8mm puis s’évase à 3mm dans le sens mésiodistal et à 3.5mm dans le sens vestibulo lingual, bien

mais certains implants font mieux…sans être monobloc
par exemple l’Axiom 2.8mm les implants Bicon 3.5mm ou encore l’implant Leone Exacone 3.3mm qui sont des implants à cône morse vrai, avec une partie prothétique impactée donc sans vis.

pour le Leone, le pilier prothétique est de 2.2mm à la jonction Implant/pilier, pour l’Axiom 2mm seulement et le Bicon 2.5mm
le seul problème de l’Axiom, c’est que la partie prothétique une fois bien impactée reste impossible à démonter, contrairement à celle de l’Exacone, tout simplement à cause du degré d’angle de cône choisi qui est de seulement 3° alors que l’on est plus proche des 5° avec l’implant Leone qui conserve aussi un atout majeur: une indexation (je ne parle pas que de positionnement!!!) prothétique possible sur 360° laissant une grande liberté au praticien
en outre, ce type d’implant permet une « fantaisie » assez magique et très pratique: le scellement de la couronne hors de la bouche du patient, ce qui permet d’éliminer complètement les excès de ciment de scellement (facteur de risque de périimplantite) et ensuite on peut impacter le duo couronne/pilier dans l’implant…

le côté résistance mécanique n’est pas en reste puisque ces implants se comportent comme des monoblocs, quand au coût je n’ai plus en mémoire les tarifs pratiqués par zimmer sur les one piece mais à mon avis çà doit être assez proche, je serais curieux le savoir pour voir si l’argument du coût global diminué tient la route…donc merci de nous indiquer le prix d’un one piece+ analogue labo + chape provisoire + chape calcinable, merci…

voilà, et encore je ne parle que des champions toutes catégories qui prouvent que la gestion avec un implant 2 pièces peut se faire…encore plus facilement qu’avec un one piece en laissant d’avantage de marges de manœuvres chirurgicales au praticien
la solution one piece, Dr Degorce, n’est peut être pas la plus adaptée comme vous le voyez, attention de ne pas induire en erreur nos confrères, merci
votre maitrise chirurgicale est excellente, le résultat superbe et le cas en utilisant on implant monobloc très bien conduit pour ce cas précis, mais avec une situation clinique moins favorable vous auriez certainement été en difficulté avec un one piece avec lequel vous ne pouvez vous affranchir des impératifs prothétiques

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