Naviguer / Chercher

Problème d’espace mésio-distal #1

Dans un post précédent, nous avons vu l’importance d’une bonne gestion de l’espace mésio-distal au niveau des sites implantaires.

Un espace de 7 mm est idéal pour pouvoir placer un implant standard de 4mm de diamètre et libérer ainsi 1,5 mm d’os interproximal. Cet espace permettra ainsi un bon soutien et une bonne vascularisation des papilles.
Mme Agnès D, 36 ans, en bonne état de santé général et non fumeuse, se présente nous est adressée pour le remplacement de sa 12 absente par agénésie. La dent temporaire persistante est devenue mobile et doit être retirée.
La patiente a un contact avec le public fréquent avec son métier et elle souhaite une solution et un traitement le plus esthétique et confortable possible.
La canine 13 est en rotation et l’espace mésio-distal dévolu à l’incisive latérale est étroit < 6mm. On note un parondonte épais et plat, ainsi d’une concavité vestibulaire sous la dent temporaire linguo-versée. Un aménagement de l’espace par orthodontie est proposé à la patiente, mais l’orthodontiste juge le traitement difficile et long, et la patiente le refuse. [gallery link="file" use_wp_thumbs="1" columns="3" ids="3942,3943,3954"][box size="big" icon="comment"]Quelles solutions peut-on proposer à la patiente pour répondre à ses attentes ?[/box]

Commentaires

jacks

Bonjour,
Si aucune solution implantaire n’est possible, alors il reste encore le brige collé, après temporisation avec un appareil amovible.

plt35

Extraction,implantation, mise en esthétique immédiat . Il existe des implants de 3mm pour les espaces étroits .

mleberre

La gestion des points de contacts me parait compliquée, impossible à obtenir en l’état avec la 13. Avec la 11 les photos permettent difficilement de juger mais ce n’a pas l’air d’être mieux. Avez vous une photo de face pour qu’on s’en fasse une meilleur idée?

Thierry DEGORCE

Chers amis, merci pour vos avis. Il s’agit effectivement d’une situation esthétiquement délicate de part le faible espace mésio-distal mais aussi de part la rotation de la canine qui rend compliqué la gestion du point de contact comme l’a justement souligné le confrère précédent.

La solution du bridge collé est une option mais difficile à réaliser avec la canine en rotation et pour quelle longévité ?
L’extraction et mise en place immédiate d’un implant est sans doute l’alternative de choix, mais comment intégrer du switch au col pour maintenir l’os avec un espace aussi étroit ? Les implants de 3 mm sont depuis peu disponible pour nous aider dans des situations similaires, mais qu’en est-il de leur fragilité mécanique, en particulier au niveau du col ou il faudrait intégrer du switch est donc réduire encore le diamètre du pilier prothétique tout en préservant l’accès à la vis de prothèse.
Il y a plein de bon sens dans les commentaires apportés, mais la solution implantaire que nous avons utilisé pour traiter ce cas clinique n’a pas encore été proposé.

ploufinthewater

Est ce qu’une correction prothétique type facette ou couronne 3/4 a été utilisée pour la 13? Peut être associée à une chirurgie guidée pour poser un implant de 3,5 mm dans le peu d’espace disponible?

jcard

Il faudrait quoi qu’il en soit apporter des modifications à la canine, mais la « fragilité » mécanique de l’implant étroit est toute relative compte – tenu de la non participation de l’incision latérale au guide antérieur …?

Thierry DEGORCE

Cher ami, une nouvelle fois merci pour vos commentaires.
Il est effectivement séduisant de vouloir modifier la canine pour obtenir un meilleur environnement et un résultat plus esthétique. Mais sans orthodontie cal semble difficile. La patiente ne souhaite pas que la dent soit mutilée et il va falloir se concentrer sur le remplacement exclusif de l’incisive latérale. Un point positif souligné avec justesse par notre confrère précédent, c’est le caractère peu fonctionnelle de l’incisive latérale.
En fait il existe un type d’implant « un peu spécifique » qui, à mon sens permet de répondre à trois critères essentiels pour traiter ce cas clinique :
– Espace étroit
– Solidité au col
– Switching et maintien de l’os au col de l’implant

riri

Pt’et ben que tu penses à un implant monobloc de 2,5 ou 3mm ?
Pas mauvaise idée. Perso je n’en ai jamais posé mais ça sembla une bonne indication.
Dans ce genre de cas je pose du Nobel Active 3,0 avec pilier procura Ti mais quid de la résistance du col implantaire dans le temps ???

plt35

One piece de zimmer, j’en ai posé, c’est bien, mais quel est l’avenir si on doit refaire la prothèse au bout de 10 ans? Meuler la limite cervicale?

Thierry DEGORCE

Bravo les amis. Il s’agit effectivement d’un implant one-piece et en l’occurrence de chez Zimmer. Cet implant associe la solidité à un faible diamètre de 3 mm. Il a quelques inconvénients, à commencer par son positionnement qui doit être parfaitement dans l’axe de la dent remplacée. Aucune correction d’annulation est possible. La question posé par plt35 est également intéressante. Toutefois, la limite avec la prothèse étant située à 3 mm de l’os qui est doit rester stable du fait du joint implant/prothèse déporté coronairement, on doit pouvoir espérer une bonne stabilité tissulaire dans le temps et une limite qui se maintiendra sous ou juxta gingivale. Si la limite devenait visible, meuler la limite cervicale et reprendre une empreinte serait une solution de secours.
Dans le prochain post, je vous présenterez le cas clinique traité et nous pourrons rediscuter des avantages et des inconvénients de ces implants one-piece dont les indications restent toutefois très limitées à mon sens.

Laisser un commentaire