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Commentaires

Thierry DEGORCE

Cher youn, je vous rassure l’implant est parfaitement ostéointégré et la prothèse définitive a pu remplacer, après plusieurs mois de fonction, la dent temporaire sans aucune prise de risque comme vous avez pu le visualiser sur ce petit diaporama.
Il s’agit ici d’un implant de large diamètre (5 mm) par 13 mm de longueur qui développe une surface de contact avec l’os importante. Il faut toujours se représenter l’implant dans les 3 sens de l’espace. Enfin si la radiographie peut nous apporter des indications en cas de doute, on ne juge jamais la qualité d’ostéointégration d’un implant sur une radiographie rétro-alvéolaire ou une coupe scanner mais par un test au torque.
J’ai peur que votre remarque n’ai pas beaucoup de sens au vu des éléments cliniques présentés sur ce post.

plt35

Quelle technique de forage utilisez-vous? Risque d’échauffement, risque de « glisser » sur la dent sans pouvoir contrôler l’axe de forage? Devenir à moyen terme du fragment de racine? Que se passera t’il si le fragment se met à bouger? Merci pour vos réponses

Thierry DEGORCE

J’utilise un protocole de forage tout à fait classique sans modification particulière due à la préservation du fragment radiculaire. Il faut commencer par extraire la dent en préservant le fragment souhaité en vestibulaire. Ce petit fragment va finalement peu interférer avec le forage et l’axe d’émergence cingalaise choisi pour permettre un transvissage de la prothèse.
En ce qui concerne le devenir du fragment radiculaire préservé, c’est là toute la question. Cette nouvelle proposition thérapeutique est très séduisante dans son concept mais elle est très récente et on ne dispose pas pour l’instant de beaucoup d’études cliniques et ni d’un grand recul dans le temps. Les derniers échanges que j’ai pu avoir avec l’équipe allemande Zurh-Hurzeler, semble conforter l’excellence des résultats obtenus et son maintien dans le temps. Des publications sont attendues prochainement. Pour l’heure, il convient d’être prudent et de limiter les indications cliniques à des cas très sélectionnés pour lesquels cette technique offre de réelles bénéfices cliniques. Le remplacement immédiat de la canine maxillaire en particulier, me semble répondre parfaitement à l’indication.

frousselle

Le cas est très beau et donne envie. La canine supérieure avec une corticale fine est une bonne indication.
Le morceau de racine résiduelle semble, assez réduit et déplacé en palatin par rapport à l’alignement des autres faces vestibulaires. Est-ce embêtant si cela se produit? Je n’ai pas encore oser utiliser cette technique car j’ai trop peur de mobiliser le morceau de racine résiduelle et les conséquences que cela pourrait provoquer.
Merci

Thierry DEGORCE

Cher confrère, merci pour votre commentaire. Effectivement le fragment résiduel est assez fin. Il reste adhérent à la table vestibulaire durant tout l’acte chirurgical et le risque de le déplacé est faible. Si lors de l’intervention le morceau était mobilisé, il est toujours possible de le retirer et combler l’alvéole et différer l’implantation.

Marcel Carton

Oui, là, on est dans la véritable implantologie: celle qui réfléchit à tous les aspects tissulaires pour l’intérêt du patient! Bravo.
L’implantologie ne devrait jamais s’éloigner de cette exigence: on est dans le biologique; on doit penser tissus, cicatrisation, pronostic…On est loin très loin du réflexe primaire: tiens de l’os; alors je mets du titane!
Bien entendu les pré-recquis chirurgicaux et l’expérience sont d’un autre niveau. Ce blog illustre parfaitement ce que devrait être l’implantologie actuelle. Merci Degorce.

Thierry DEGORCE

Cher Marcel, merci pour votre commentaire et votre compliment. Tout le mérite revient à l’équipe Allemande Zurh-Hurzeler qui ont publié l’idée les premiers. Le concept est vraiment intéressant et il a tout de suite retenu mon attention. Il rejoint quelque part, les publications de Davarpanah et coll., qui ont montré qu’il était possible d’obtenir l’ostéo-intégration d’implants partiellement au contact de racines dentaires incluses.
J’ai réalisé une vingtaine de cas cliniques utilisant la socket schield et tous ont montré des résultats parfaits dans le maintien des volumes esthétiques.
L’idée peut aussi être appliquée aux pics proximaux en maintenant un fragment radiculaire mésial ou distal pour maintenir la papille. Quelle précieuse aide surtout entre deux implants adjacents.

hr35

Bonjour et merci pour toutes ces informations. J’ai pour ma part quelques cas similaires et volontaires mais également un cas involontaire dont je joint une radio. Je confirme donc que cela fonctionne mais n’ai pas de réponse sur une éventuelle étude comparée entre conservation du fragment et non conservation et comblement du hiatus avec un biomatériaux en ce qui concerne le maintient du volume péri-implantaire.
Il me semble que le choix peut se faire en fonction du risque de perte de la corticale vestibulaire au moment de l’extraction si elle est trop fine et particulièrement solidaire de la racine, par contre je n’irai pas jusqu’à en faire une technique de première intention si le volume osseux est suffisant.

Confraternellement

hr35

Autre cas volontaire cette fois, le risque de créer plus de délabrement osseux en essayant de retirer la racine m’avait fait choisir de garder la racine « endostée ».

Thierry DEGORCE

Cher confrère, merci pour vos documents radiographiques et votre expérience qui semble confirmer que le contact dent/implant n’interfére pas avec le processus d’ostéointégration. Avant la technique socket schield, j’ai moi même quelques cas anciens où j’ai volontairement laissé des fragments radiculaires difficiles à retirer pour éviter de trop délabré le site. Les dents ankylosées après un traumatisme ancien ou bien une réimplantation représentent une indication intéressante. Ci-joints quelques photos + radios.

drjegand88

bonjour

bravo pour vos cas cliniques. la question que je me pose est : comment avez vous réussi à faire un greffon conjonctif sans déplacer ce morceau en vestibulaire… j’avoue ne pas avoir saisie par ou vous étiez passé??

Thierry DEGORCE

Cher confrère, merci pour votre commentaire. Le greffon conjonctif est placé au-dessus du fragment radiculaire. Il va gainer le « sulcus » alors que la fragment dentaire résiduel rempli l’espace entre la corticale vestibulaire et l’implant.

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