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Gestion d’un défaut des tissus mous pour un implant en secteur esthétique #1

Un implant a été placé en site 11 associé à ROG (membrane résorbable [Copios®, Zimmer® + comblement allogénique]). Une exposition partielle de la membrane a entrainé une cicatrisation par seconde intention.

Défaut tissulaire nous place dans des conditions difficiles pour l’intégration esthétique de la future prothèse.
Défaut tissulaire nous place dans des conditions difficiles pour l’intégration esthétique de la future prothèse.

Après 6 mois l’implant semble bien ostéointégré, mais un défaut tissulaire est évident et nous place dans des conditions difficiles pour l’intégration esthétique de la future prothèse. La ligne du sourire est basse.

  1. A ce stade du traitement, faut-il déposer l’implant ?
  2. Quelles solutions pourrions nous envisager pour la suite du plan de traitement ?

Commentaires

rene

Pas de dépose de l’implant
Greffes de conjonctif enfoui en plusieurs étapes

toutou

BONJOUR MAITRE
Voila un obstacle interessant; la necrose, aurait elle put etre evitee?
il n » y a que vous qui pouvez ns renseigner…….
Evidemment du conjonctif tres fibreux en tunnelisation, mais ça! a l’ air trop facile !
votre matrice dermique,? vite la suite , passez un bon WE
Louanges pour votre cas precedent……….BT

Thierry DEGORCE

Chers confrères, merci pour vos commentaires.
Une première question intéressante que l’on doit toujours se poser face à une complication ou un échec, cela aurait-il pu être évité?
La réponse est nécessairement oui, car l’échec vient toujours d’une mauvaise sélection du patient, d’une indication mal posé ou d’une faute opératoire. Mais c’est très difficile d’échapper aux risques et même en pratiquant beaucoup la gestion de complications est inévitable.
La dépose de l’implant n’a pas été proposé et je pense en effet que cela aurait dommage dans ce cas de repartir à zéro en retirant l’implant. L’apport de tissu mou semble une évidence mais la forme et la technique doivent être bien choisies pour corriger l’importance du défaut et ne pas se retrouver dans une situation encore plus défavorable.

dumaille

salut Thierry, l’explosion a fait perdre de la hauteur au septum entre 11 et 12 donc pour moi il sera difficile d’obtenir une belle papille.
Le meilleur moyen sera surtout de joué avec la prothèse en se rapprochant du principe de tarnow pour les papilles interdentaires.
crois tu que de mettre un matériau types bio oss par tunnelisation au niveau du septum pourrez améliorer la situation?

Thierry DEGORCE

Salut Romain, merci pour ton commentaire.
Difficile effectivement dans cette situation d’obtenir au final une belle papille distale. Le septum proximal est déjà trop. Il existe qu’un seul moyen pour tenter d’aller chercher la papille, c’est l’égression orthodontiste de la 12. Tous le reste est malheureusement voué à l’échec. La mise en place d’un biomatériau par tunélisation au contact du septum et du ciment radiculaire ne pourrait en aucun cas donner de l’os et pour avoir déjà essayé, aboutirait probablement à une nécrose de la gencive sus-jacente moins vascularisée, ce qui nous placerait dans une situation encore plus difficile.
En fait, à ce stade du traitement, la papille devient un objectif secondaire, il faut essayer de récupérer la situation et offrir à la patiente un résultat acceptable et propre, mais qui ne pourra de toutes les façons pas être idéal.
Concernant, la notion de distance du point de contact avec le septum sous-jacent, difficile ici car il faudrait placer le point de contact à 5 mm du pic osseux au détriment de la forme de la prothèse. Il faut se résoudre à laisser l’embrasure ouverte ou bien envisager l’ortho.

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