Naviguer / Chercher

Deux cas d’incisives centrales maxillaires # 3

  1. Deux cas d’incisives centrales maxillaires # 1
  2. Deux cas d’incisives centrales maxillaires # 2
  3. Deux cas d’incisives centrales maxillaires # 3
  4. Deux cas d’incisives centrales maxillaires # 4
  5. Deux cas d’incisives centrales maxillaires # 5

incisives_centrales_maxillaires_013
incisives_centrales_maxillaires_014

Dans ce post, nous vous proposons de détailler le traitement appliqué à cette situation clinique (Cas n° 1) (voir posts #1 et #2).
Un protocole classique d’extraction-implantation et mise en esthétique immédiate va pouvoir être réalisé.
Il permettra de réaliser l’ensemble des objectifs chirurgicaux en un temps opératoire, et de placer une dent transitoire fixe, esthétique, et confortable immédiatement.

La vidéo suivante détaille les principaux temps de l’acte chirurgical:

incisives_centrales_maxillaires_016

Dans un premier temps, la dent est extraite délicatement et le fragment radiculaire fracturé est retiré sans léser la corticale vestibulaire.
La séquence de forage est respectée. Pour cette situation clinique, nous avons choisi de placer un implant de la marque Miss, le V3 qui présente une forme triangulaire dans son tiers le plus coronaire. Les instruments de mise en place de l’implant permettent de bien situer un des 3 méplats en vestibulaire.

incisives_centrales_maxillaires_017

Notez la position idéale de l’implant. Le méplat vestibulaire permet de libérer davantage de place pour loger le matériau de comblement entre l’implant et la corticale vestibulaire. Une greffe de tissu conjonctif est fixé à la muqueuse vestibulaire.

incisives_centrales_maxillaires_018

Une empreinte est prise dans la séance pour confectionner une dent transitoire placée dans la journée.
Une forte concavité de la portion trans-gingivale de la dent transitoire permet de ménager un espace biologique et vasculaire important pour les tissus mous.

incisives_centrales_maxillaires_019

La prothèse transitoire est transvissée. Après 10 jours de cicatrisation, on observe déjà une belle intégration.

incisives_centrales_maxillaires_020

Après 8 mois de cicatrisation, la prothèse transitoire s’intègre parfaitement dans l’environnement muqueux. Les contrôles radiologiques montrent une bonne préservation de l’os autour de l’implant.

incisives_centrales_maxillaires_021

Résultat après 8 mois de cicatrisation, toujours avec la couronne transitoire.

incisives_centrales_maxillaires_022

Intégration de la restauration transitoire implanto-portée dans le sourire.

  • Que pensez-vous de l’innovation apportée par le concept triangulaire de l’implant V3 ?
  • Avez-vous une expérience à partager avec cet implant ?
  • Quel autre protocole aurions-nous pu proposer à cette patiente ?

Commentaires

pluton

Tout d’abord, Bonjour et bonne année…

joli cas, bien exécuté, le résultat esthétique est superbe

Concernant le MIS V3, je ne l’ai jamais posé, mais quelques éléments de son concept sont déjà connus, la non compression de l’os crestal et les « réservoirs » sanguins autour du col sont repris du concept de l’implant Anyridge Megagen qui a déjà quelques années de recul…
Ce qui me pose le plus problème, c’est qu’il faut indexer le méplat pour un résultat optimum…donc on a 3 positions pour l’implant, ce qui, combiné à la double spire, amha gêne pour un positionnement optimum du col en hauteur puisque l’on ne peut pas jouer sur les 1/6 ème de tour…

Thierry DEGORCE

Cher confrère, à mon tour de vous souhaiter une très bonne année, comme à tous les internautes qui viennent régulièrement nous lire sur IDWeblog.
Vos remarques sont tout à fait justes. Effectivement, il est nécessaire de positionner un des trois méplats en vestibulaire, ce qui laisse un peu moins de liberté pour une position vertical du col implantaire très précise. L’implant V3 descend de 1,5 mm pour 1 tour. Le positionnement du méplat va donc jouer sur 0,5 mm de hauteur.

Thierry DEGORCE

Cher confrère, à mon tour de vous souhaiter une très bonne année, comme à tous les internautes qui viennent régulièrement nous lire sur IDWeblog.
Vos remarques sont tout à fait justes. Effectivement, il est nécessaire de positionner un des trois méplats en vestibulaire, ce qui laisse un peu moins de liberté pour une position vertical du col implantaire très précise. L’implant V3 descend de 1,5 mm pour 1 tour. Le positionnement du méplat va donc jouer sur 0,5 mm de hauteur.

pluton

merci pour votre réponse
0.5mm çà n’est quand même pas rien lorsque l’on est à la recherche de l’optimisation esthétique…m’est d’avis que çà n’est pas un implant à mettre dans toutes les mains et que d’autres systèmes sont plus simples à gérer dans ce genre de situation…
une petite question tout de même: quel intérêt de poser un implant de 4.3mm au lieu d’un 3.9mm lors de cette EII car, bien souvent, le fait d’augmenter le diamètre de forage ne fait que diminuer la surface de contact os/implant initial ce qui peut interférer avec les exigences de stabilité primaire impérative pour ce genre de procédure? (et c’est peut être un « défaut » de la vidéo mais on a l’impression que cette stabilité primaire a été difficile à obtenir vu la délicatesse des manipulations des vis et transferts…)

Thierry DEGORCE

La littérature préconise un positionnement vertical du col implantaire entre 3 et 4 mm sous la ligne de jonction amélo-cémentaire et dès lors que l’implant n’est pas trop enfoui je ne pense pas q’un demi millimètre change le résultat esthétique.
Un autre système aurait pu être utiliser bien sûr pour obtenir le même résultat avec un protocole identique. En revanche pour la stabilité à long terme du résultat, le dessin de cet implant me semble intéressant.
Concernant l’implant je n’ai eu aucune difficulté à le stabiliser ce qui m’a permis de transvisser sans risque une couronne provisoire le jour même.
Si j’ai un doute sur la stabilité primaire, je place systématiquement une vis de cicatrisation et je réalise une petite PAP ou un petit bridge collé pour 4 mois.
L’utilisation d’un diamètre un peu plus large (4/10ème) m’a permis d’augmenter et sécuriser la stabilité primaire alors que la surface de contact initiale développée avec l’implant dans l’os basal n’était pas très importante compte tenu de la hauteur de la racine extraite et donc de l’alvéole.

pluton

on est bien d’accord sur le positionnement vertical…mais j’ai souvenir que vous préfériez les implants cylindriques pour justement pouvoir finement ajuster ce positionnement vertical…
quel revirement d’avis en utilisant ici un implant conique ne permettant pas ce choix de précision avec des méplats imposés pour lesquels les différences d’insertion sont de l’ordre du 1/2 mm…
choix étonnant…

Avec ce type d’implant l’augmentation de surface de contact en passant de 3,9mm à 4,3mm est de l’ordre de 20%…
si on considère que l’ostéotomie forcément un peu plus importante pour pouvoir engager l’implant et ne pas de faire embarquer par la corticale palatine (ce qui conduit à une émergence plus vestibulaire) diminue la surface de contact osseux au niveau du col, çà va réduire à néant la recherche d’augmentation de stabilité primaire…
pire, le volume osseux résiduel autour de l’implant est diminué, ce qui influe beaucoup sur les apports sanguins intra-osseux…on le voit sur la coupe scan implant en place: il ne faudrait pas grand chose pour qu’il y ait une fenestration vestibulaire avec exposition des spires…quid de la survie de cette corticale osseuse sur le long terme???
l’idée de ce design d’implant n’est pas inintéressante, mais les contraintes chirurgicales engendrées par ces méplats sont importantes…le système dont j’ai parlé plus haut me semble bien plus abouti et plus intéressant…

Laisser un commentaire