Naviguer / Chercher

Deux cas d’incisives centrales maxillaires # 1

  1. Deux cas d’incisives centrales maxillaires # 1
  2. Deux cas d’incisives centrales maxillaires # 2
  3. Deux cas d’incisives centrales maxillaires # 3
  4. Deux cas d’incisives centrales maxillaires # 4
  5. Deux cas d’incisives centrales maxillaires # 5

incisives_centrales_maxillaires_001
incisives_centrales_maxillaires_002

Dans les posts qui vont suivre, je vous propose de comparer et de visualiser tour à tour les traitements implantaires de remplacement de l’incisive centrale maxillaire gauche dans deux situations cliniques différentes

incisives_centrales_maxillaires_003

Les deux patients présentent une ligne du sourire haute ce qui conditionne une intégration parfaitement esthétique de la restauration implantaire.
Malgré une apparente similitude, des caractéristiques initiales différentes sont à prendre en compte pour établir les plans de traitement.

incisives_centrales_maxillaires_004

La situation numéro 1 est celle de Sophie âgée de 32 ans, qui se présente à notre consultation après un traumatisme qui a provoqué une fracture transversale au tiers radiculaire de la 21. La dent est douloureuse à la fonction et elle présente une légère mobilité.
L’imagerie permet d’objectiver le trait de fracture. La corticale vestibulaire semble encore intacte. La patiente est en bon état de santé général et fume modérément.

incisives_centrales_maxillaires_005

Dans la situation numéro 2, Pauline âgée de 28 ans nous est adressée pour remplacer sa 21 par un implant. La dent est douloureuse à la percussion et la patiente se plaint du préjudice esthétique généré par la dyschromie. La dent a reçu plusieurs traitements endodontiques qui n’ont pas permis de supprimer la symptomatologie douloureuse. La structure coronaire apparait déjà fortement reconstituée et fragile pour recevoir une restauration prothétique. A l’imagerie, la corticale vestibulaire semble très fine et à peine visible.
Pauline est en bonne état de santé général, non fumeuse et elle semble très motivée.

  • Quels sont les éléments initiaux à prendre en compte pour choisir la meilleure thérapeutique implantaire ?
  • Quels plans de traitement pouvons-nous proposer aux patientes ?
  • Quel type de temporisation serait possible et la mieux adaptée compte tenu de la ligne du sourire haute ?
  • Quelle différence essentielle est à noter entre ces deux situations cliniques ?

Commentaires

hodina

Bonjour,
Devant l’absence de réponse, je me lance, peu sur de moi…
Ces 2 cas cliniques sont mon sens très complexes de par l’incidence esthétique avec une ligne du sourire très haute ne permettant aucune erreur de positionnement 3D des implants.
-concernant le cas numéro 1, les dents ovoïdes suggèrent un parodonte avec un os épais, ce qui est un bon Bon. Sa gencive semble également épaisse: son biotype est DONC favorable.
La patiente semble en classe II2, ET je ne saurais dire si cela est par contre un avantage ou un inconvénient…son occlusion est elle vérouillée?
Ce cas clinique semble propice une extraction-implantation immédiate, avec comme toujours un comblement du hiatus par de l’os particulaire (xenogreffe par exemple) ET une greffe de conjonctif enfoui.
Le cas numéro 2 semble bien plus compliqué avec des dents triangulaires, un biotype très fin ET des papilles très festonnées. De plus la symptomatologie suggère une lésion apicale.
Je pencherais sur des interventions en plusieurs temps:
Avulsion atraumatique, curetage, comblement de l’alveole ET punch
Puis augmentation du biotype gingival par apport de conj enfoui en même temps que la pose d’implant enfoui
Puis provisoire à rebaser
Puis définitif
Au plaisir de vous lire

Thierry DEGORCE

Cher ami, merci pour votre commentaire.
Votre analyse est tout à fait juste et effectivement le cas numéro 1 présente un biotype épais et plat, alors que le cas numéro 2 a un biotype plus fin.
L’analyse initiale est fondamentale pour choisir la bonne stratégie. De nombreux éléments sont à observer et à prendre en compte, nous y reviendrons. Parmi ceux là, le biotype est fondamentale. Un biotype fin et festonné est une situation toujours à risque qui s’accompagne souvent d’une corticale vestibulaire fine. Pourtant dans le cas présent cette corticale semble intègre. L’implantation immédiate est-elle quand même possible, en prenant en compte ce critère ?

hodina

Cher ami, Bonjour, et merci pour votre réponse encourageante !
Un autre élément à tenir en compte pour le cas clinique numéro 2 est la proximité radiculaire entre la 21 et la 22 et lle fait que le septum entre ces 2 dents semble presque inexistant:: de ce fait j’ai peur qu’en essayant une extraction-implantation immédiate, on se retrouve avec une perte de la papille… j’aurais donc tendance à persister dans le choix d’une extraction et comblement suivi après cicatrisation et réévaluation de la pose de l’implant et gestion des tissus mous!
Mais comme souvent évoqué dans vos post, je pense ne pas encore être assez expérimenté pour traiter ce genre de cas difficile et continue donc de référer à mon correspondant sur Clermont ferrand. J’ai encore trop peur de ces cas clinique qui sont pour moi parmi les plus dur à traiter ….un jour peut être me lancerai-je….. mais la patiente est jeune et l’on n’a pas le droit de se tromper ici!
j’attends avec impatience votre expertise.
A bientôt.

Laisser un commentaire