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Défaut osseux majeur #2

Suite du premier post

Après 8 semaines de cicatrisation les conditions gingivales nous ont semblé satisfaisantes pour envisager la reconstruction osseuse.

Après six mois de cicatrisation, un lambeau d’épaisseur totale est levé afin de retirer les vis d’ostéosynthèse. On note une reconstruction volumineuse et bien vascularisée. Observez l’os qui recouvre la vis en place de 22 et qui atteste de la stabilité dimensionnelle de la reconstruction.

Après retrait du matériel d’ostéosynthèse, un seul implant est positionné en site 21. La quantité importante d’os reconstruit nous a permis de placer un implant large et long qui portera à lui seul la prothèse, l’incisive latérale en cantilever.

Ces deux vues avant-après permettent d’apprécier la correction de l’importante perte de tissu osseux.

  1. Quels sont les avantages de l’utilisation d’os allogénique?
  2. Quels sont les avantages du prélèvement rétro-molaire par rapport à un prélèvement symphysaire?
  3. Avantages et inconvénients d’une seul ou de deux implants?
La vidéo a été réalisée par le Dr. Patrice Grange pour Delta Digital

Commentaires

Charles-Henry SENECHAUT

Bonjour dr Degorce,

Tout d’abord bravo pour la qualité exceptionnelle de votre vidéo de chirurgie et de son contenu que vous mettez en ligne sur votre blog, ce qui nous permet de profiter pleinement de votre expertise dans ce domaine. Je voudrais solliciter votre expérience par rapport à un certain nombres de problèmes inhérents aux augmentations osseuses verticales en secteur antérieur.

1. N’avez vous jamais constaté la persistance de cicatrices à la fin de ces traitements résultant de la réalisation des incisions de décharges verticales de part et d’autre du site greffé et implanté?
2. Avez-vous déjà observé des déhiscence au niveau de l’incision principale crestale avec exposition du greffon lors d’importantes augmentations verticales?
3. Que pensez vous de la technique de Hurzeler/Zuhr ( ils décrivent leur technique à leur cabinet de Munich, mais aussi dans le livre Plastic Esthetic Periodontal And Implant Surgery).
Les incisions de décharges verticales sont supprimées à proximité du site greffé. Dans une configuration comme votre cas clinique, il serait réalisé une incision crestale au contact osseux de la face mésiale de 11 à la face mésiale de 23. Puis, une incision intrasulculaire le long de la face vestibulaire de 11 sans inciser la papille entre 12 et 11. Puis, une incision intrasulculaire le long des faces vestibulaires de 23 à 26 ( avec incision des papilles). Puis, une seule incision de décharge verticale en distale de 26. Le lambeau est soulevé en pleine épaisseur de 11 à 26 grâce a des instruments de microchirurgies pour être le moins mutilant possible pour la gencive et notamment pour respecter au maximum la papille entre 11 et 12. Enfin des incisions sous perisotées sont réalisées de 11 à 26 pour donner un maximum de souplesse au lambeau et permettre l’augmentation verticale sans tension.

Cette technique bien que fastidieuse permet d’éviter les cicatrices disgracieuses et réduirait l’apparition de déhiscence.

Merci pour le temps pris pour vos commentaires.

Charles-Henry Sénéchaut

Thierry DEGORCE

Cher confrère, merci pour votre commentaire.
Le problème de l’incision de décharge est intéressant. A l’exception des augmentations verticales importantes, je réalise toujours une seule incision de décharge toujours en distale du site et à distance d’au moins 1,5 dent.
L’incision de décharge me semble nécessaire pour permettre une libération suffisante et sans tension du lambeau et éviter ainsi une exposition secondaire.
Pour échapper à d’éventuelle problèmes de cicatrices laissées par ces incisions, on peut étendre le lambeau jusqu’à la première molaire et réaliser ainsi l’incision dans une zone peu visible (ce que propose Hurzeler). C’est une très bonne idée. Toutefois c’est plus long à réaliser et suturer et c’est aussi plus invasif. Je n’ai pas souvenir dans mon expérience de cicatrice qui ont laissé des préjudices très inesthétique. L’éventuelle cicatrice se voit surtout dans la muqueuse au delà de la LJMG et peu ou pas dans la gencive attachée. Il faut donc une ligne de sourire très haute pour que cela se voit.
Les augmentations verticales sont les plus difficiles et les plus à risques en terme d’exposition. Il faut une libération importante du lambeau et dans ces conditions, il peut être nécessaire de réaliser deux incisions de décharge.
Mais l’essentielle est une bonne préparation des tissus mous avant et non après la greffe, afin de disposer d’une gencive épaisse et d’une bonne hauteur de gencive attachée.

dumaille

salut Thierry, beau travail.
tu n’utilises plus le PRF pour accélérer ta fermeture muqueuse?

Thierry DEGORCE

Salut Romain, merci pour ta question.
Effectivement, j’aurai pu placer des membranes PRF pour apporter des facteurs de croissance. Je ne l’ai pas fait sur ce cas là, car les tissus mous était bien épais et préalablement modifiés par une greffe avant l’intervention.
Je continu toutefois à les utiliser régulièrement pour recouvrir mes augmentations sur d’autres cas cliniques.
Amitiés

Thierry

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