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Cas clinique : Remplacement des incisives maxillaires ? #3

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  3. Cas clinique : Remplacement des incisives maxillaires ? #3

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Dans le post précédent, nous avons décrit les étapes chirurgicales ayant permis de modifier une situation initiale défavorable. Après quelques mois de cicatrisation on peut observer une architecture gingivale optimale sur le secteur incisive-canin droit qui nous autorise à envisager l’extrait et l’implantation immédiate de la 12 dans de bonnes conditions. Une vidéo va vous permettre d’apprécier les différents temps de cette technique chirurgicale que nous avions d’ailleurs déjà détaillée dans des posts précédents.

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Après plusieurs mois de cicatrisation l’implant s’est bien ostéointégré et notre correspondant a pu réaliser une prothèse zircone directement transvissée dans cet implant idéalement placé.

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  1. Dans notre vidéo, un soin particulier a été apporté au positionnement de l’implant afin de privilégier la possibilité d’un transvissage. Une angulation vestibulaire de l’implant suivie d’une restauration prothétique scellée était elle également possible ?
  2. Le prélèvement conjonctif tubérositaire vous semble-t-il présenter des avantages par rapport au prélèvement palatin ?

Commentaires

dyschromie

Bonjour Docteur Degorce,

Merci pour ce magnifique cas.
Je n’ai pas assez d’expérience pour me prononcer sur la première question, mais au niveau du site de prélèvement conjonctif, la zone tubérositaire me paraît effectivement être un meilleur choix.
En fait, le choix se pose entre le palais, zone de prélèvement habituelle pour les chir parodontales par exemple, et la tubérosité (à laquelle on pense moins souvent).
Au niveau du palais selon la technique utilisée il peut rester une zone cruantée douloureuse pour le patient et à risque majoré de saignement. On peut limiter ces inconvénients en utilisant une technique moins invasive (l’enveloppe je crois) qui nécessite cependant une certaine habileté clinique car le prelèvement est effectué « à l’aveugle ».

Au niveau tubérositaire, l’accès est peut-être plus difficile, mais en particulier si les 8 sont absentes on a une quantité de tissu conjonctif bien plus épaisse qu’au palais, bien que moins étendue (en « boule » alors qu’au palais ce serait plutôt en « tapis »), ce qui colle parfaitement à l’indication dans votre cas.
La technique de prélèvement semble être en distal wedge, ce qui est également plus facile à réalisermême pour un praticien peu expérimenté.
Les suites opératoires sont minimes et compte tenu de la localisation du prélèvement , le patient n’ira pas triturer les points de suture avec la langue (sauf en cas d’extrême souplesse ^^), donc mieux pour la cicatrisation du site et le confort du patient.
Par ailleurs, au niveau du palais, on sait que lors de nos prelèvements conjonctifs en particulier il faut être extrêmement précautionneux afin de ne pas léser les éléments nobles, ce qui n,’est pas le cas en tubérositaire. Chirurgie simplifiée et moins stressante donc avec ce protocole de prélèvement.
L’anesthésie pour un prelèvement tubérositaire sera plus simple également (simple para-apicale avec rappel si nécessaire) VS au palais où une zone plus importante devra être anesthésiée pour une même quantité de conjonctif prélevé, avec le côté désagréable que ça peut avoir pour le patient.

Thierry DEGORCE

Cher confrère, merci pour votre commentaire.
Effectivement la tubérosité maxillaire présente beaucoup d’avantages que vous avez souligné avec justesse. Le plus intéressant, c’est aussi la qualité du tissu prélevé souvent riche et dense avec très peu de tissu adipeux.
C’est donc un site à privilégier dès lors bien sûr qu’il est possible de prélever .

beniben

Bonjour,

Merci pour ce cas clinique très enrichissant!

En ce qui concerne la première question :
Selon moi, même si la prothèse à venir avait été scellée, le positionnement de l’implant aurait été le même, guidé par les impératifs biologiques de l’implantologie. Il nous faut entre 1 et 2 mm de tissu osseux tout autour de l’implant : vestibuler l’implant aurait entrainé une cratérisation importante et un résultat esthétique décevant.

En attendant votre avis,

Bien respectueusement,

Etudiant passionné

Thierry DEGORCE

Cher étudiant passionné bienvenu au club. Votre commentaire a beaucoup de sens et prouve que vous avez déjà compris un des grand principe de l’implantologie esthétique qu’est le positionnement de l’implant.
En effet indépendamment du concept de prothèse choisi (vissée ou scellée), un position trop vestibulé de l’implant abouti toujours a un affaissement de la corticale vestibulaire et une diminution de son épaisseur. Il est donc important de s’obliger à placer les implant avec rigueur et essayer de privilégier un axe d’émergence cingulaire d’abord pour les raisons biologiques que vous évoquées. Malheureusement l’anatomie initiale des sites implantaires, permet rarement un placement idéal et c’est pourquoi des reconstructions osseuses associées sont souvent nécessaires dans le secteur antérieur.

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