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Agénésie des latérales: quelle option?

Une jeune fille de 12 ans consulte pour une agénésie des incisives latérales maxillaires, les canines étant en position mésiale. Après analyse commune du cas entre l’orthodontiste (Dr. Frédéric Bonnin) et l’implantologiste (Dr. Thierry Degorce) le choix est fait de ménager un espace en position de 12 et 22 pour mettre en place des implants vers la fin de la croissance de la patiente.

Après traitement orthodontique il est évident que la situation clinique est parfaitement adaptée au traitement implantaire envisagé: le milieu inter-incisif est centré au milieu du visage, le diamètre mésio-distal des espaces réservés aux latérales (sans convergence radiculaire entre canine et incisive) est équilibré entre droite et gauche et d’une largeur de 8mm. Un mainteneur d’espace est assuré par une prothèse amovible partielle jusqu’à l’âge de 19 ans, date du début de la prise en charge implantaire.

L’ouverture d’espace pour la mise en place d’implants est-elle la meilleure option, ou faut-il préférer fermer les espaces (temps, coût, esthétique, confort,…) ?

La gestion de ce cas clinique sera présenté dans le prochain post

Commentaires

eric

Je crois qu’actuellement , il y a consensus. On ne referme plus les espaces. Le préjudice esthétique et biologique (transformer les canines en latérales) ainsi que fonctionnel ( se « passer » du rôle de guidage de la canine mise en place de la latérale) ne permet pas de douter de la nécessité de maintenir les espaces.
En revanche, l’alternative des bridges collés est trop souvent négligée surtout pour repousser l’échéance de la pose des implants. En effet quand est-il de la croissance du massif facial d’une jeune fille de 19 ans ?

sadaikha

bonjour
a mon humble avis, je trouve que votre plan de traitement est tres resonnable puisque il fait appelle a des normes naturel de la biologie sur le plan du developement anatomo-osteodentaire comme le developement de la denture normale chez un sujet sain , certe une fois mon professeur m’avait fait une remarque qu’il l’inquietait jusqu’a aujourd’hui,( pourquoi, il essuyait un taux d’echec important en posant des implants chez les sujet atteints d’agenesies malgre toutes ses precautions et le respect du protocole de la chirurgie implantaire???), pour lui il reste intimement convaincu que la physiopathologie osseuse est l’une des raisons qui explique ses echec d’osteointegration osseuse et de ses rejets.
de ma part, j ai trouvé dans peu de publications scientifiques que l’age du patient joue un role préponderant pour augmenter ses chances de reussitte de son traitement et de l’osteointegration.

traiter un patient de 14 ans atteint d’agenesie n’a pas le meme pronostic (le tau d’echec est important)
comme celui qui depasse 18 ans et plus (le tau d’echec est faible avec de meilleures chances de reussitte) , en tout cas c est ce que les publications scientifiques ( voir le site de pub-MED)
je partage ce plan de traitement mais il faudra juste attendre avec le temps voir plus de 5ans et au dela de 10 ans ce que preconise les travaux scientifiques pour vous donner raison sur cette facon de faire mais je reste intiment convaincus que c’est un excellent plan de traitement. faite un suivis pour confirmer ou affirmer sa reussitte dans les publications scientifiques.
NOTE: si quelqu’un connait une these sur ce sujet qu’ils nous indique ses references, merci

Thierry DEGORCE

Le maintien des espaces est effectivement une alternative de choix pour traiter ce type d’agénésies.
La question de la croissance du massif facial posée par eric est excellente. J’ai effectivement vu quelques situations cliniques où un décalage s’est formé avec le temps entre l’implant et les dents collatérales lorsque les implants ont été placés chez des sujets jeunes.

Aussi il est recommandé d’attendre au minimum 19 ans pour commencer le traitement implantaire (augmentation osseuse), de placer les implants vers 20-21 ans et de temporiser longtemps avec des prothèses temporaires fixes avant de finaliser avec la prothèse définitive.

Le bridge collé peut effectivement être une alternative temporaire valable pour gagner du temps dans ce type de situation où l’incisive latérale ne joue pas un rôle fonctionnelle majeur.Il garde toutefois un certain nombre d’inconvénients: gestion plus ou moins fréquente des décollements, aspect gris des ailettes collées, détérioration de l’émail par le mordançage, coût, etc.

Thierry DEGORCE

L’image jointe dans le commentaire précédent, illustre le problème de croissance du massif facial et du décalage qui peut se former entre les dents et un implant (sur 21) qui se comporte comme une dent parfaitement ankylosée.

eric

Les techniques de bridges collés en cantilever ont fait énormément de progrès. cF les travaux de Mathias Kern. les résultats sont bons. Bien sûr, il faut une haute technicité mais après tout c’est comme tout. Préparer et poser un bridge collé ( qui vont maintenant pouvoir être entièrement en EMax) nécessite autant de méthode et d’application que de poser un implant …..;-)

eric

et bien entendu, il faut lire les travaux d’Alain Brabant. Rendons à César ce qui est à César.

ddov

Je trouve la solution de Gil Tirlet interessant pour les cas d’agenesie laterale avec le bridge collé cantilever ceramique selon sa methode (modelisation gingivale au prealable …)

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