Naviguer / Chercher

A propos d’un cas complexe de reconstruction : remplacement de 21 et 22 #2

Dans le post précédent, nous vous avons présenté ce cas clinique d’édentement partiel antérieur avec un effondrement vertical important. Une reconstruction osseuse horizontale et verticale s’impose.

La vidéo illustre les principales étapes de l’acte chirurgical réalisé.

Un lambeau de pleine épaisseur est levé. Il permet de mettre en évidence, le défaut osseux. Les deux implants sont placés et une grille titane est fixée pour assurer le maintien vertical d’un matériau de comblement allogénique.

Une exposition de l’armature titane est rapidement objectivée lors du retrait des fils de sutures. La cicatrisation muqueuse et la fermeture progressive de l’exposition est observée.

Les examens radiologiques, réalisés durant la période de cicatrisation, permettent d’objectiver l’importance de la reconstruction réalisée.

  • Une autre technique de reconstruction osseuse aurait-elle pu donner un meilleur résultat ?
  • Est-il nécessaire de retirer la grille et le matériau de comblement ?
  • Comment gérer l’insuffisance de tissus mous après l’exposition de la grille ?

Commentaires

hodina

Bonjour,
J’aurais une 4eme question:
L’implant a ete entierement recouvert et il est maintenant en sous crestal! Comment gerez vous ces implants sous-osseux par la suite? Et comment se porte l’os à long terme ? Ne va t’il pas « fondre » pour revenir a la meme hauteur que les implants???
Merci de votre reponse et merci pour vos posts que je suis toujours avec beaucoup d’interet!

pierredrean

Bonsoir Thierry , superbe cas traitée de manière optimale et qui pourtant s’accompagne d’un incident = une exposition juste à l’endroit du pic tissulaire entre les futures céramiques 21 et 22
Oui une autre technique aurait pu donner un résultat similaire : l’utilisation d’un « mesch » avec sa vis tutrice placée entre les 2 implants ; à défaut une vis d’osthéosynthèse à tête large ancrée entre les 2 implants et servant de tuteur au biomatériaux – perso j’utilise BIOBANK et i PRF qui le rend stable cohésif et facile à travailler + 1 membrane – ou pas –
Enfin 3ème option ; celle de Pierre Keller; une greffe autogène avec un bloc reconstruisant le septa osseux entre 21 et 22 et vissé entre les 2 implants
A la question ; est il nécessaire de retirer grille et biomat = s’il y a absence de signes d’infection, on ne retire pas le biomat ni la grille pour une petite exposition comme celle là
A la question comment gérer l’insuffisance de tissus mou après la dépose de la grille : un lambeau pédiculé palatin ramené entre les dents provisoires 21 et 22
Très joli cas et qui montre bien qu’aucune technique n’est infaillible alors que je te considère comme un des 3 ou 4 leader français en implantologie esthétique
Enfin le scan est magnifique avec une coupe montrant un gain d’environ 3 mm supra-implantaire mais très souvent on retrouve un tissu conjonctif entre grille titane et os néoformé qui minimise le gain tissulaire osseux.
Encore bravo pour le coup de « patte » de l’artiste
Bien cordialement,
Pierre

Thierry DEGORCE

Bonjour les amis et un grand merci pour vos commentaires toujours pertinents.
Je vais essayer de répondre à l’ensemble de vos questions.
Concernant la position sous-crestale des implants qui se retrouvent complètement recouverts d’os, c’est une situation nécessaire dans le secteur antérieur. Le col des implants est positionné verticalement 3 mm en dessous d’une tangente qui passe par le collets des dents adjacentes. L’idéal est de disposer d’une hauteur supérieure d’os inter-proximale entre les deux implants pour le soutien d’une petite papille. Pour reconstruire un volume d’os le plus coronaire possible, il est nécessaire de recouvrir les implants. Une fois l’os reconstruit, les cols implantaires sont dégagés en retirant un minimum d’os au-dessus des vis de couverture. Dès lors que les implants sont exposés, se pose la grande question de la stabilité de l’os régénéré dans le temps. Il est évident qu’une cratérisation autour des vis de cicatrisation puis des piliers prothétiques aura lieu dans un premier temps. Après une multitudes de facteurs vont influencer la stabilité du volume d’os reconstruit et en particulier l’os inter-proximale. La distance inter-implantaire, la stabilité de l’interface entre le col et le pilier prothétique, la nature du matériau du pilier, l’hygiène, l’occlusion etc.

Laisser un commentaire