Naviguer / Chercher

A propos d’un cas complexe de reconstruction : remplacement de 11 à 22

Philippe D. âgé de 56 ans, nous est adressé en consultation pour envisager le remplacement d’un bridge de trois éléments dento-portés de 11 à 22. Le bridge a été rescellé plusieurs fois et des infiltrations bactériennes ont rendu les racines inexploitables pour la réalisation d’un nouveau bridge.
La 21 est placée en pontique de bridge et on peut observer sous le pontique une légère concavité due à l’effondrement de la corticale vestibulaire après l’extraction.

Une extraction et implantation immédiate et réalisée. Les deux racines sont extraites délicatement et les implants sont rigoureusement positionnés en privilégiant un axe d’émergence cingulaire. Les implants sont en appuis sur la corticale palatine et un espace est volontairement ménagé en vestibulaire des implants. Ce dernier va être comblé avec un matériau de comblement.

A l’aide micro-lame, une enveloppe est réalisée en vestibulaire des implants et sous la zone du pontique.
Un large greffon prélevé au palais va être glissé sous la muqueuse et suturé autour des vis de cicatrisation.

La vidéo illustre l’acte chirurgical.

La stabilité primaire des des implants placés étant jugée insuffisante, une petite prothèse amovible partielle est confectionnée pour assurer la temporisation esthétique durant la période de cicatrisation muqueuse et d’ostéointégration des implants. Notez la forme des dents et l’absence de fausse gencive.
Après 5 mois, la muqueuse est bien cicatrisée autour des vis de cicatrisation.

Un bridge provisoire transvissé est placé pour dessiner les profils d’émergence adéquats.
Après 2 mois, la muqueuse semble saine et stable autour de la prothèse transitoire.

  1. Aurait-il été préférable de différer la mise en place des implants ?
  2. L’apport de tissus mous à ce stade était-il indispensable ?
  3. Si oui aurait-il été possible et judicieux de le réaliser ultérieurement ?

Laisser un commentaire