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Thérapeutiques Implantaires d’extractions partielles #4

Le principe décrit préalablement peut également être utilisé pour maintenir le volume alvéolaire de dents compromises sous des pontiques de bridge (Gluckman H et al., 2016, 2 et 5). Gluckman H et al., 2016 proposent la technique « pontic-shield » en adaptant la technique socket shield pour maintenir le volume des dents extraites sous 14 pontiques de bridge chez 10 patients. Dans ces conditions, ils préconisent de combler les alvéoles et de systématiquement les fermer par un punch épithélio-conjonctif. Après 3 mois de cicatrisation, un bridge provisoire exerçant une pression modérée au niveau du pontique est fixé pour 3 mois additionnels. Les restaurations finales sont placées une fois les alvéoles parfaitement cicatrisées sans aucune exposition clinique du fragment radiculaire préservé.
Pour les 14 sites traités, les auteurs observent une préservation stable subjective des sites après un suivi de 12 à 18 mois.

Fort des possibilités de ces trois techniques, Gluckman et coll.,2016, 2017 proposent leurs applications pour un même cas clinique selon l’état initiale de chacune des dents compromises. Il est ainsi possible d’enfouir une racine ou réaliser un « pontic shield » sous un pontique de bridge et des « sockets shields » sur les implants piliers du même bridge. Une évaluation précise des dents compromises doit donc être faite avant d’extraire pour voir si l’application d’une de ces techniques est possible. Les indications seront nécessairement limitées au dents dont le parodonte est encore intègre ce qui ne représente pas la majorité des indications d’extractions.

Conclusion

Ces techniques d’extraction partielle d’une dent ouvrent indiscutablement des perspectives et sont intellectuellement très séduisantes. Elles manquent toutefois de recul et de publications quant à leurs applications cliniques. En particulier les racines et fragments dentaires laissés en place ne risquent-ils pas de compromettre le résultat esthétique et fonctionnel de nos restaurations sur le long terme ?
Il convient donc d’être encore prudent et de limiter les indications à des cas cliniques très sélectionnés. Par ailleurs les protocoles cliniques demandent à être encore précisés.
Concernant la technique du socket shield, le remplacement de la canine maxillaire nous semble être la meilleure indication. Elle permet de conserver le volume de la bosse canine en préservant la corticale vestibulaire souvent fine et fragile et dont l’altération est presque inévitable lors d’un processus d’extraction classique de la racine.

  1. Pensez-vous que les techniques d’extractions partielles s’imposeront à l’avenir ?
  2. En dehors de la canine maxillaire quelle vous semble la principale indication de la technique du socket shield ?

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