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Matériaux d’obturation #1

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  • Quels sont les matériaux d’obturation que vous utilisez ?
  • Comment êtes-vous arrivé à ce choix de matériaux d’obturation ?

Commentaires

mulafra

Pour ma part, le choix des matériaux endodontiques utilisés sont issus de nos années de FAC (13 ans de libéral à mon actif).
Gutta conique condensé latéral à froid avec enduction d’un ciment endodontique appliqué aux parois à l’aide de ces mêmes cônes.
Le changement est compliqué.
Sur quels critères se baser pour changer les habitudes ?
Si on en est content, pourquoi changer, si ce n’est par l’évolution des matériaux ?
Quel matériaux à ce jour sont les plus efficaces selon vous ?

mulafra

j’espere ne pas faire doublon avec le post précédent, car je le découvre à l’instant…

riri

Ma technique d’obturation canalaire a évoluée au fil du temps.
Cône calibré unique dans une pate à base d’OZn dans les années qui ont suivi la sortie de fac (1983).
Dans les années 90 passage a la condensation latérale car l’alésage du logement d’un tenon emmenait souvent le cône unique insuffisamment scellé et provoquait de redoutables échecs.
Limites de cette technique : temps passé sur les pluri et quelques beaux cas de fracture lors de la condensation sur des racines fines ou maintes fois retraitées…
Vers 1995 passage par la case formation à la SFE et choix du système Microseal Tycom commercialisé par Sybron Endo (à l’époque en France par Bisico). Ce système comprend un maitre-cône calibré au dernier instrument (conicité 2 ou 4, à l’époque j’utilisais les Hero642) condensé mécaniquement à froid avec un fouloir de section ovale monté sur contre-angle d’endo puis obturation du vide ainsi crée avec un condenseur NiTi s’inspirant du Mac Spaden en plus souple et plus cônique enduit de gutta réchauffée dans un… réchauffeur et mis en rotation comme un Mac Spaden. Ce système m’a donné satisfaction (malgré son prix…) jusqu’à ce que la mode de l’alésage plus important ne m’entraine dans de grosses galères. Alésant plus (Protaper), j’ai utilisé des cônes de plus gros calibre pas forcément prévus pour cette technique et en leur combinant un condenseur dont le calibre n’avait hélas pas changé j’ai obtenu des obturations dont l’image était superbe mais dont l’étanchéité était discutable…
Une série d’échec (après pose des prothèses définitives !) m’a rapidement convaincu qu’il y avait un défaut dans ma technique et son bidouillage (conseil aux débutants : se méfier des bidouillages en endo !).
Retour auprès de Michel ARDOUIN actuel président de la SFE et ami pour une initiation rapide à la condensation à chaud que j’utilise depuis 10 ans maintenant avec plaisir. Certes l’achat du système B (fouloirs chauffés à l’électricité pour la condensation du ⅓ apical) et de l’Obtura (pistolet à gutta chaude) pour les ⅔ coronaires sont de gros investissements pour une activité mal honorée mais la méthode est rapide et donne d’excellents résultats sans les risque de la technique thermomécanique. Quelques conseils pour ceux qui hésiteraient à s’équiper : même si cela entraîne un petit surcoût je trouve prudent d’avoir 2 machines séparées bien que la société qui les commercialise actuellement prête du matériel en cas de panne et surtout choisir un pistolet à gutta (Obtura pour le mien) qui utilise de la gutta en bâtonnets peu onéreuse. En effet on voit de nombreux modèles qui utilisent des cartouches comportant 1 aiguille d’injection en argent reliée à un petit batonnet de gutta ce qui augmente beaucoup le coût des consommables. Enfin attention au choix des cônes… malgré plusieurs essais de maître cônes calibrés au diamètre de l’instrument d’alésage (One shape, Protaper) théoriquement aptes à la condensation à chaud, on obtient de bien meilleurs résultats avec de la bonne gutta non calibrée (Hygienic ou équivalent) qu’on retaille à volonté.
La technique est fort bien enseignée à la SFE et passer un peu de temps et de matériel dans l’édification et la perenité des « fondations » de nos futures prothèses en vaut grandement la peine !

ceceline82

Hâte de voir le prochain post sur les techniques d obtu! J aime bien l endo , je suis satisfaite jus qu’à ma radio maître cône et la c le drame je suis déçue de mes obtu ( radiologique ment)…

Laurent ARBONA

Bonjour à vous trois et merci pour vos commentaires,

« Mulafra », voici les réponses que je peux vous donner:

-j’espère au travers de ces posts arriver à rendre plus simple un changement de technique d’obturation. Mais sur le fond vous avez raison tout changement et compliqué (j’en sais quelque chose) car on quitte généralement une technique avec laquelle on est confortable pour une technique dans laquelle il y a toujours une courbe d’apprentissage plus ou moins longue. Ceci a été très bien mis en évidence par la description précise que nous a donné « riri » et au final aujourd’hui il est récompensé de ses efforts. Ce témoignage doit tous nous motiver ;-))

-Pour votre seconde question sur les critères du changement, il faut revenir sur les objectifs de l’obturation et se demander si votre technique d’obturation y répond ?
La seule étude comparative publiée évaluant deux concepts de mise en forme et d’obturation (condensation latérale à froid versus compactage vertical à chaud) a montré un taux de succès identique dans des traitements initiaux sur des dents sans LIPOE et un taux de succès sup de 10% pour la tech d’obturation à chaud sur les dents ayant des LIPOE pré-op.
On sait que quelque soit la technique de mise en forme et de désinfection, on ne peut éliminer 100% des débris pulpaires et bactéries de l’endodontie. D’ou la nécessité de placer une obturation la plus tridimensionnelle, la plus étanche et la plus stable possible.
Les tech de gutta chaude sont les seules à permettre une obturation tridimensionnelle du réseau canalaire et apportent une meilleure étanchéité apicale que les obturations à la pâte ou au mono-cône ou à la gutta-percha condensée à froid (conf prochains post )

J’espère avoir répondu à vos questions pertinentes et être à la hauteur de vos attentes sur les prochains post.
Encore merci à tous et particulièrement à « riri » pour son témoignage riche en informations utiles pour les lecteurs.

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