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Les résorptions radiculaires idiopathiques: diagnostic différentiel

Ces destructions tissulaires intéressant la dentine radiculaire posent un problème thérapeutique principalement compliqué par celui du diagnostique différentiel initial entre une lésion externe, et donc d’origine parodontale, et une lésion interne, et donc d’origine endodontique.

Généralement asymptomatique, leur découverte est donc le plus souvent fortuite lors d’un examen radiographique de routine.

La sémiologie clinique étant assez pauvre, c’est justement cet examen radiographique qui sera fondamental pour distinguer les deux formes de résorption :
La résorption externe qui peut se produire sur n’importe quelle face de la racine, à tout niveau de celle-ci, a pour point de départ un défaut de surface radiculaire ponctuel avec étalement de la lacune de résorption au sein de la dentine radiculaire en direction apicale et coronaire autour du canal radiculaire

L’image qui en résulte est celle d’une radioclarté aux contours plus ou moins nets qui se superpose sur celle de l’image du canal qui demeure bien définie. La réalisation d’une radiographie excentrée permet de situer la localisation vestibulaire ou linguale de la résorption

La résorption radiculaire interne peut également se produire à tout niveau de la hauteur radiculaire mais va intéresser toutes les parois canalaires pour former une lésion globuleuse centrée sur le canal radiculaire

Elles touchent principalement les dents antérieures. L’image radiographique qui en résulte est celle d’une radioclarté circonscrite au contour net centré sur le canal et dont les limites sont en continuité avec celles du canal

Cette radioclarté reste centrée sur le canal sur les différentes incidences radiographiques excentrées.

L’examen clinique va jouer ici le rôle d’examen complémentaire. Il sera basé sur la réalisation de test de diagnostique pulpaire et l’exploration du sulcus par sondage.

L’observation visuelle externe de la couronne dentaire peut permettre d’observer dans les cas très avancés de résorption une dyschromie coronaire de couleur rose (« pink spot ») constituant un signe d’appel caractéristique des résorptions cervicale externe.

Les tests de sensibilité pulpaire sont positifs dans le cas des résorptions externes (la résorption respectant la prédentine circum pulpaire), alors qu’ils sont négatifs dans le cas des résorptions internes (la pulpe étant nécrosée coronairement à la lacune de résorption).
Le sondage parodontal est normal sauf pour les résorptions externes à un stade avancé où l’on peut retrouver une inflammation gingivale localisée.

Un diagnostic radiographique positif peut être posé par la tomographie à l’aide des coupes axiales

Commentaires

soussou

le traitement des résorptions etxternes c ‘est l’hydroxyde de calcium , et MTA .

François BRONNEC

Ce que j’ai qualifié de résorption externe idiopathique (sans cause évidente) se traite, lorsque le délabrement et la situation de la résorption n’impose pas l’abstention ou l’extraction, par un abord chirurgical.
Le traitement endodontique n’est indiqué qu’en présence d’une symptomatologie pulpaire (pulpite irréversible) ou de complications infectieuses de la nécrose pulpaire.

frisou

la résorption externe idiopathique parait avoir un aspect inflammatoire non négligeable, l’utilisation d’un laser 980 nm peut il par son effet antiinflammatoire avoir un effet favorable sur cette lésion ou est ce que son effet de biostimmulation osseuse peut au contraire accélérer l’évolution défavorable?Existe il de la littérature à ce sujet?

François BRONNEC

Je n’ai pas connaissance de publication concernant l’intérêt des lasers à diode pour le traitement des résorptions cervicales externes. La lacune de résorption étant intra-radiculaire, je ne pense pas qu’une stimulation seule pourrait suffire. S’il s’agit d’un effet « cauthérisant » après un accès chirurgical, je n’ai pas d’avis.

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