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Irrigation canalaire : vers une solution unique ?

Désinfection du système canalaire, dissolution des résidus organiques et inorganiques, évacuation des débris et élimination de la boue dentinaire, les objectifs de l’irrigation canalaire sont multiples [1].

Aucune solution d’irrigation ne présente à ce jour les caractéristiques nécessaires pour assurer toutes ces fonctions et c’est pourquoi il est recommandé d’utiliser un agent chélateur en complément de l’agent antiseptique principal [2]. La recherche s’oriente cependant vers la mise au point de solutions d’irrigation améliorées et pluripotentes. A l’origine de ces développements, la volonté de simplifier la séquence opératoire et de s’affranchir des incompatibilités entre solutions d’irrigation [3].

Plusieurs solutions ont été proposées afin de simplifier la procédure clinique tout en l’optimisant. Il s’agit la plupart du temps de solutions contenant un tensioactif combiné à un antiseptique, un antibiotique ou un agent chélateur et ayant pour objectif de coupler désinfection et élimination de la boue dentinaire. On peut citer à titre d’exemple :

  • le Q-MIX® (Dentsply) : chlorhexidine + EDTA + tensioactif (non précisé),
  • le BioPure MTAD® (Dentsply) : doxycycline + acide citrique + polysorbate 80,
  • le Tetraclean® (Ogna Laboratori Farmaceutici, Muggio’ Monza e della Brianza, Italie) : doxycycline + acide citrique + propylène glycol.

L’adjonction à ces solutions d’un abaisseur de tension superficielle (agent tensioactif) permettrait d’augmenter leur mouillabilité, améliorant ainsi leur mise en contact avec les surfaces dentinaires et leur pénétration dans l’espace canalaire. Les études disponibles ont montré que ces produits sont dotés d’activité antibactérienne ainsi que de propriétés d’élimination de la boue dentinaire comparables à celles de l’EDTA [4][5]. Pour autant, ces solutions ne possédant pas de propriétés solvantes vis à vis des composés organiques et n’ayant pas fait la preuve d’une meilleure efficacité antibactérienne que NaOCl elles ne peuvent être envisagées aujourd’hui comme solution d’irrigation principale. Utilisées en rinçage final, elles seraient en revanche moins agressives que la combinaison EDTA-NaOCl susceptible de générer des phénomènes d’érosion dentinaire [6] et permettraient d’alléger la procédure opératoire. Il faut cependant noter que les solutions contenant un antibiotique local ne sont aujourd’hui pas commercialisées en France du fait des recommandations AFFSAPS en vigueur [7]).

Utilisez-vous de l’EDTA en rinçage final ?
Aviez-vous déjà entendu parler de ces nouvelles solutions ?
Pourriez-vous envisager de les utiliser en rinçage final ?

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Commentaires

bernardgalloy

Mes protocoles proposent toutes les solutions d’irrigation selon l’indication. EN effet, le process encore un peu long mais les résultats sont bien présents et donne de bons résultats sur 6 ans de recul.
J’utilise l’EDTA sous forme liquide en rinçage pré-final. Je finis à l’eau ou à la Chlorhexidine.
J’ignorais ces solutions et je vais certainement les utiliser.

souh92

Attention! hypochlorite + chlorhexidine –> discoloration + effet cancérigène

sadaikha

Bonsoir
en cas d’allergie au chlore, que faut’il utilisé comme produit desinfectant endocanalaire et qu’ elle dose et concentration

stracciatella

Bsr ,
En cas d’allergie au chlore, l’utilisation de chlorexidine à 0,2% au cours de la préparation canalaire est recommandée. C’est antiseptique a large spectre, mais cela n’a pas d’action sur la matière organique. S’ensuit un rinçage final à l’edta .

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