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Utilisation d’un anneau «customisé» pour reproduire un point de contact

Cette technique, développée par l’équipe de Style Italiano, permet de réaliser de façon aisée et reproductible un point de contact efficace.

Dans les cas de carie interproximale, il n’est pas rare que l’anatomie proximale soit conservée : la crête marginale et les lignes de transition. Le but de cette technique est d’enregistrer les détails anatomiques avant de procéder au débridement de la cavité.

Nous avons choisi pour cette reconstitution d’utiliser un coffrage tenu par un anneau de type Garrison dont les mords sont micro sablés.

Après l’anesthésie et la pose du champ opératoire, un coin de bois est inséré entre les deux dents. De la digue liquide photopolymérisable est mise en place dans la zone interproximale, sans polymérisation. L’anneau micro sablé vient s’insérer entre les dents pour bloquer le coffrage et ses mords sont recouverts de digue liquide. Le matériau est alors photopolymérisé.

Après désinsertion délicate de l’anneau, on peut voir que la digue liquide reproduit la forme de la face proximale.

Le débridement de la lésion carieuse est effectué. Pour finir le nettoyage de la zone mésiale en préservant la face proximale de la dent adjacente, nous utilisons un insert diamanté sur une face et lisse sur son autre face (insert Kavo Sonicflex).

Une matrice métallique galbée et l’anneau «customisé» sont insérés entre les dents. La procédure des collage est effectuée avec un système MR 3 : mordançage avec un acide orthophosphorique à 37%, primaire d’adhésion, adhésif.

custom ring

Le mur proximal est réalisé avec un composite émail. L’anneau est retiré délicatement et nous observons que la restauration reproduit exactement la forme de la paroi mésiale avant le débridement. Puis les 2/3 profonds de la cavité sont remplis avec un composite chémopolymérisable pour réduire le phénomène de stress de polymérisation du matériau (Koubi S.-A., Brouillet J.-L., Pignoly C. Restaurations esthétiques postérieures en technique directe. EMC (Elsevier SAS, Paris), Odontologie, 23-138-A-10, 2005.).

Les dernières couches de composite sont réalisées cuspide par cuspide. Enfin, La restauration est photopolymérisée sous un gel de glycérine.

Les finitions et le polissage sont effectués.

La restauration est contrôlée une semaine après, les dents sont réhydratées, le résultat est satisfaisant.

1. Quelles difficultés rencontrez-vous quand vous devez réaliser un point de contact en dentisterie restauratrice avec les résines composites?
2. Quels matériels et techniques utilisez vous dans ces situations cliniques?

Commentaires

winnieravioli

Bonjour, belle astuce!
cependant son application reste limitée aux caries dont la paroi proximale ne s’est pas encore effondrée.
dans ce cas précis, que conseillez-vous pour permettre de faire un point de contact au plus juste? (autre que matrice apis par exemple)

Grégory Camaleonte

Bonjour et merci pour votre commentaire. Il est vrai que cette astuce n’est valable qu’en cas de parois proximales intactes voire quasi intactes (en cas de restaurations infiltrées à changer mais dont la morphologie reste correcte). Si les parois sont effondrées, un système de matriçage avec anneau et matrice galbée classique (triodent, garrisson, palodent…) permet de créer un bon point de contact. Et si la perte de substance est trop importante, on passera à une reconstitution indirecte type inlay/onlay.

eric

En effet, c’est un anneau de Mc Kean.
winnieravioli estime que son application est très limitée et cependant précise que refaire un point de contact est parfois compliqué. Conclusion, autant profiter de pouvoir reproduire à l’identique quand on peut se le permettre.
Cette technique que l’on doit à jordi Manauta est très séduisante mais pas évidente à mettre en oeuvre. Si le coin de bois bouge un tant soit peu pendant le débridement de la cavité, il devient difficile de replacer l’anneau customisé. En effet la digue liquide est tellement précise en adaptation qu’elle ne souffre pas la moindre différence.
En outre, pour ceux qui comme moi ne mettent la digue qu’après le curetage, cela oblige à la mettre en amont. Après tout, ce n’est peut être pas un mal ….;-)

mirifix

Dans un pays ou ce genre de soin est facturé moins de 30 euros, cette proposition -étrangère il est vrai- est au pire indécente, au mieux stupide : un cas comme celui-là, avec une carie de petite taille et bien circonscrite, peut se traiter avec n’importe quelle matrice en acier, galbée et fine (0,035 mm d’épaisseur) avec ou sans anneau écarteur (MetaFix Kerr ou Saddle Matrice Tor).
Au lieu de nous présenter des solutions compliquées pour résoudre des problèmes simples, il serait plus utile de nous offrir des solutions simples pour résoudre des problèmes compliqués.
Quitte à montrer une méthode « originale », j’aurais préféré de loin, une cavité tunnel occluso-proximale, parfaitement réalisable dans ce cas, mais plutôt sous microscope opératoire qui permet de bien visualiser la dentine cariée dans les recoins et sous la crête marginale, ce qui reste hypothétique sans ce type d’équipement. Un peu plus chère, un peu plus riche, mais tellement plus élégante, moins délabrante et autrement plus rapide.

eric

Râler parce qu’une technique serait trop  » coûteuse » par rapport au prix facturé et recommander l’utilisation du microscope. C’est marrant ….
L’hôpital qui se fout de la charité ….
Ceci dit, la « tunnelisation » ne montre pas , dans la littérature, des résultats très probants. D’ailleurs sur votre radio « après » on constate un espace non obturé sous le composite. Dans le meilleur des cas, c’est une épaisseur d’adhésif, dans le pire des cas ……

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