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Alternative à la couronne dans le secteur antérieur #1

  1. Alternative à la couronne dans le secteur antérieur #1
  2. Alternative à la couronne dans le secteur antérieur #2

Grâce aux progrès de la dentisterie adhésive et à la connaissance histologique et biomécanique des tissus dentaires, on assiste à un changement de paradigme dans le choix de la restauration antérieure qui s’inscrit désormais dans une philosophie d’économie tissulaire. L’approche « biomimétique » décrite par Magne et Belser en 2003 permet la conservation maximale de tissu sain. Les restaurations en résines composites et les restaurations partielles en céramiques sont ainsi devenues des alternatives incontournables à la prothèse conjointe.

Une approche biomimétique incontournable.

La biomimétique, considérée comme la reproduction et l’imitation artificielle des procédés de la nature dans les organismes ou êtres vivants, s’est étendue aux tissus dentaires en définissant de nouveaux objectifs aux restaurations : respect de la biologie c’est-à-dire de la vitalité pulpaire et reproduction des propriétés biomécanique et optiques de la dent. La préservation du complexe amélo-dentinaire est devenue capitale pour maintenir le comportement biomécanique de la dent. Les principes trop mécanistes de la prothèse conjointe traditionnelle associant la rétention à des formes de résistance des préparations corono-périphériques sont obsolètes, en contradiction complète avec cette philosophie. Le tissu amélaire-dentinaire doit être mutilé le moins possible sachant que la préparation d’un tiers de l’émail vestibulaire augmenterait de 15 % la flexibilité coronaire pouvant aller jusqu’à 116 % en cas d’élimination complète. Par comparaison, une cavité d’accès endodontique ne l’augmenterait que de 37 % ! Une couronne éliminant en moyenne 4,3 fois plus de tissu dentaire qu’une facette sur une dent antérieure, le recours à des techniques adhésives semble donc incontournable.

Les restaurations adhésives : une évidence.

Il semble désormais admis que les résines composites et les céramiques collées partielles sont les matériaux de choix pour les restaurations du secteur antérieur. Les résines composites, solution la plus économe en tissu dentaire, présentent l’avantage d’être réparables et de pouvoir passer par la suite à des solutions plus invasives (facette). Elles présentent de plus un taux de survie important pouvant aller jusqu’à 85% à 7ans. Leur mauvaise inertie dans le temps notamment au niveau des marges et de l’état de surface nécessitent cependant une surveillance ainsi que des ré-interventions de polissage. Elles s’imposent souvent comme un matériau de « première intention » dans de nombreuses situations cliniques telles que les traumatismes. Les céramiques collées, solutions plus mutilantes que les résines composites, ont l’avantage d’être biocompatibles grâce à leur état de surface. Elles restaurent parfaitement l’esthétique ainsi que les propriétés mécaniques originelles de la dent. Leur taux de succès sur le long terme apparait excellent (95 % à 10 ans) à condition de respecter une méthodologie stricte et rigoureuse.
Les indications des restaurations antérieures ne doivent donc plus se limiter à une attitude « mécaniste » dépendant de la vitalité pulpaire de la dent pour décider du traitement à suivre. Elles doivent se faire grâce à une analyse biologique, esthétique et mécanique rigoureuse se basant principalement sur le volume de la perte de substance, son architecture et sa localisation. D’autres facteurs tels que l’âge du patient, l’occlusion, d’éventuelles parafonctions sont à prendre en considération de même que les exigences esthétiques du patient et les aptitudes du praticien. A l’aide de 4 situations cliniques, nous allons vous présenter l’intérêt et les résultats d’une dentisterie « a minima ».

Situation clinique N°1 : gestion des traumatismes.

Les traumatismes bucco-dentaires sont particulièrement fréquents pendant l’enfance et l’adolescence. Un diagnostic précis de l’importance et de la sévérité du traumatisme, un suivi à long terme et une évaluation des possibles séquelles sont à la base d’une prise en charge adéquate. Dans les cas de fractures coronaires amélo-dentinaires, deux options thérapeutiques s’offrent aux praticiens, sur ces patients souvent très jeunes : recollage du fragment ou restauration composite. Il s’agit dans le cas de perte de substance importante de préserver l’intégrité biologique et de gérer l’esthétique jusqu’à la mise en place probable d’une céramique collée à l’âge adulte.

Cas clinique n°1 :

Cas clinique n°2 :

  1. Quelle est la limite de proximité pulpaire pour pouvoir effectuer un collage ?
  2. Dans cette situation, avez-vous des difficultés pour obtenir un collage durable ?

Commentaires

rene

A la 1ère question : tant qu’il reste de la dentine ( peut être)
Comment protéger la pulpe quand le pont dentinaire résiduel est très mince?

Quand il y a effraction pulpaire , la pulpo ou pelpectomie sont elles obligatoires?
Comment conserver la vitalité pulpaire dans ces cas?

Gauthier WEISROCK

@rene: tant qu’il reste de la dentine , même mince, une procédure d’adhésion scrupuleusement respectée convient .
Quand il y’a effraction pulpaire , en l’absence de pulpite irréverssible et d’une hémorragie pulpaire non contrôlée, la vitalité peut être préservée avec la pose d’un coiffage direct avec du Biodentine qui sera recouvert par de l’adhésif et le composite choisi. Ensuite des contrôles réguliers doivent être réalisés.

rene

Merci Gauthier
Ok pour Le coiffage avec la biodentine mais ou bout de combien de temps peut on faire l’adhésion ?
Et pdt les procédures de rinçage de l’acide , la biodentine ne part elle pas?

Gauthier WEISROCK

Le Biodentine prends en 8 à 10 min. Il faut le « fouler » correctement sur l’effraction et il ne partira pas au rinçage de l’acide.

caith

Bonjour, en général en présence de fracture de telle importance les patients apportent la partie manquante.c’est évidemment la meilleure solution pour retrouver une esthétique parfaite.

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