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La dent dévitalisée

Il est clairement établi que la dépulpation d’une dent n’a que peu d’impact sur sa résistance mécanique, le facteur important est la perte de volume tissulaire.
La couronne périphérique, longtemps considérée comme l’option thérapeutique de choix dans ces situations, doit donc être reconsidérée en fonction des structures résiduelles. (Reeh ES. et al, St-Georges AJ. et al)

Lorsque la surface de collage est suffisante, la restauration partielle collée sera à privilégier.
Les dents dépulpées reconstituées par des overlays présentent toutefois une meilleure résistance à la fracture que celles reconstituées avec des inlays. En effet, comme nous l’avons vu précédemment (Préparation d’un overlay #2), le recouvrement cuspidien est en général à privilégier dans ces situations présentant une cavité très profonde. (Hannig C. et al, Frankenberger R. et al)

Le choix peut donc être fait entre un overlay et une endocouronne.
Comme nous l’avons précédemment expliqué, il semble préférable de réaliser un overlay d’épaisseur régulière pour diminuer les risques de tension au sein du matériau, la contraction de prise de la résine composite de collage en permettant un facteur c plus favorable et optimiser la photopolymérisation sous une épaisseur de matériau plus fine. (Ona M. et al, Holberg C. et al, Gerdolle D. et al)

Molaire dévitalisée présentant des parois résiduelles de plus de 2 mm d’épaisseur.

Un IDS complété par une reconstitution de l’ensemble de la cavité en un temps avec un composite chémopolymérisable ou dual (en laissant la chémopolymérisation se faire les 5 premieres minutes) est effectué.

Le recouvrement des cuspides résiduelles est réalisé sur 2 mm de hauteur.

Vue après préparation. Les limites périphériques mésiale et distale ont été remontées par le composite du fait de l’absence d’émail résiduel et de leur situation sous gingivale.

Collage de l’overlay

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