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Reconstruction du capital squelettique et normalisation de l’espace prothétique #1

Les atrophies squelettiques pures, c’est-à-dire les situations cliniques d’édentement où seul un volume squelettique insuffisant contre-indique la mise en place des implants dentaires endo-osseux vissés sont en pratique clinique des situations assez rares. En effet, il existe le plus souvent, à des degrés divers d’autres anomalies en particulier des désordres occlusaux qu’il s’agisse d’une anomalie des bases osseuses (classes II ou classes III squelettiques) ou qu’il s’agisse d’une anomalie des procès alvéolaires (supra ou infraclusies). Le plan de traitement chirurgical, toujours établi à partir du plan de traitement prothétique doit alors comporter une phase de reconstruction et une phase d’ostéotomies destinées à repositionner dans l’espace un fragment ou la totalité du squelette maxillaire ou mandibulaire.

Pour animer ce blog de discussion de l’ID consacré à la place de la chirurgie maxillo-faciale en implantologie, nous présentons sous forme de 3 posts, un cas emblématique par l’importance des anomalies constatées et par l’efficience des procédures chirurgicales proposées.

Mme F. âgée de 57 ans, sans antécédents médicaux ou chirurgicaux, édentée dans le secteur antérieur maxillaire et souhaitant bénéficier d’une réhabilitation orale fixe implanto-portée, est adressée par son implantologiste pour une prise en charge chirurgicale pré-implantaire.

L’examen endobuccal met en évidence un édentement antérieur (13 à 23) associé à une atrophie terminale du prémaxillaire. La patiente est porteuse d’une prothèse squelettée munie d’une volumineuse fausse-gencive, mal tolérée sur le plan esthétique, fonctionnel et psychologique:


L’examen du reste de la cavité buccale met en évidence une mandibule trop courte dans sa portion horizontale, l’arc denté mandibulaire venant véritablement s’encastrer dans l’arcade supérieure (Classe II division 2). Le bloc incisivo-canin inférieur, sans antagoniste, présente une importante extrusion tandis que le plan occlusal mandibulaire est fortement concave vers le haut.
L’examen clinique attentif et l’interrogatoire de la patiente permettent d’établir l’historique de l’édentement et de l’atrophie osseuse. Il s’agit en réalité d’une patiente édentée dans le secteur prémaxillaire en raison d’un long passé occlusal traumatique ; les secteurs incisif et canin mandibulaire venant au contact du collet puis des racines des incisives et des canines supérieures. Les traumatismes répétés ont généré une parodontolyse rapidement progressive menant à la perte du bloc incisivo-canin maxillaire.

Plusieurs objectifs clairs doivent être atteints pour permettre une réhabilitation orale supra-implantaire, fonctionnelle, esthétique et stable dans le temps :
  • La reconstruction d’un volume osseux suffisant apte à contenir des implants.
  • Le repositionnement de la nouvelle crête dans le plan vertical à un niveau aussi proche que possible de la situation initiale (c’est-à-dire pour répondre de la meilleure manière possible au défi esthétique et ne pas recourir à une fausse-gencive).
  • La suppression des traumatismes occlusaux sur les futurs implants maxillaires.

Quelle(s) intervention(s) chirurgicale(s) vous semblent devoir être proposées pour atteindre ces objectifs?

Le traitement de ce cas vous sera présenté dans le prochain post

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