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Reconstructions préimplantaires à l’aide d’os pariétal. Place des nouvelles technologies pour une procédure plus sûre et plus économe #1

L’os pariétal, d’origine embryologique membraneuse, particulièrement « stable dans le temps et dans l’espace » demeure à juste titre un site donneur privilégié pour assurer les vastes reconstructions de l’extrémité céphalique et en particulier celles des maxillaires en implantologie. Si la première trace bibliographique du site donneur pariétal est retrouvée en 1929 en chirurgie plastique de l’étage orbito-frontal (1) (Fig. 1 et 2), c’est à Paul Tessier que l’on doit son introduction, la codification de sa procédure de prélèvement et in fine la diffusion de son utilisation au début des années 1980 (2).

L’intérêt de ce site donneur n’est plus contesté en chirurgie plastique reconstructrice à condition en particulier de respecter les contre-indications anatomiques (biotype fin, procidences), médicales (antécédents neurologiques, vasculaires) et à condition de bénéficier d’équipes rompues à ce type de prélèvement (3,4,5).
En Chirurgie reconstructrice préimplantaire et compte-tenu de ses propriétés, Jean François Tulasne est à l’origine de son utilisation pour assurer les vastes reconstructions des crêtes alvéolaires tandis qu’il codifia les comblements sous-sinusiens (6). Pour notre part; en l’absence de facteur de risque infectieux ou occlusal, nous constatons que l’os pariétal assure des résultats satisfaisants à moyen et long terme (7).

Cas Clinique 1

Le premier cas d’origine endodontique représente un édentement de 11 à 16 associé à une atrophie crestale vestibulo-palatine. On assiste à une importante endognathie exposant à un articulé inversé en l’absence d’augmentation transversale par apposition vestibulaire. Les greffons pariétaux ont été découpés sur le site donneur pariétal selon les besoins de taille et de courbure. Les implants ont été mis en place selon une procédure de chirurgie guidée à l’aide d’un guide stéréolithographique après 6 mois de cicatrisation osseuse. Le résultat clinique est stable. Les clichés de contrôle à 10 et 12 ans ne montrent pas de perte osseuse pathologique (Fig. 3 à 14).

  1. L’os pariétal est un os enchondral. Vrai ou Faux ?
  2. De nos jours, les clichés radiographiques standards de face et de profils peuvent être considérés comme suffisants pour valider la faisabilité d’un prélèvement pariétal. Vrai ou Faux ?
  3. La densité de l’os compris entre les corticales interne et externe est sans influence sur la faisabilité d’un prélèvement pariétal. Vrai ou Faux ?

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