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Lifting de la lèvre supérieure

« Une procédure légère pour une normalisation des relations lèvre / incisives et/ou un effet rajeunissant spectaculaire mais… parfaitement naturel »

Bases anatomiques

La lèvre supérieure, qui comprend la lèvre blanche et la lèvre rouge (ou vermillon), s’étend de la base du nez en haut au stomion (ligne de contact lèvre supérieure – lèvre inférieure) en bas. Lèvre rouge et lèvre blanche sont séparées par la ligne cutanéo-muqueuse ou arc de Cupidon, idéalement finement et nettement dessiné.
Au repos, la lèvre doit classiquement découvrir le bord libre des incisives supérieures de 2 à 3 mm.

Définition

Il s’agit d’une procédure chirurgicale légère, dont le but est de réaliser une ascension adaptée de la lèvre supérieure aux dépens de la lèvre blanche souvent trop longue.
Il s’ensuit donc un raccourcissement parfaitement dosé de la lèvre blanche, mais également à des degrés divers, un déroulement anti-horaire du vermillon (mouvement dit de « flip-out »), lui donnant un aspect plus pulpeux sans besoin d’injection de matériau volumateur (graisse, acide hyaluronique).

Indications

  • Optimisation esthétique d’un traitement prothétique en secteur maxillaire antérieur (rapports verticaux vermillon/bords libre incisif, augmentation du volume du vermillon)
  • Insuffisance verticale antérieure d’origine osseuse maxillaire et/ou dento-alvéolaire, avec absence d’exposition des bords libres incisifs supérieurs (traitement compensateur en l’absence de geste étiologique)
  • Rajeunissement facial : la lèvre blanche s’allonge avec l’âge et la lèvre rouge se dépulpe en s’enroulant en dedans (rotation horaire du vermillon), l’ensemble ayant un effet vieillissant

Technique

Comme dans tout geste à but esthétique, la cicatrice doit être excessivement discrète, voire invisible. Elle est donc placée dans une zone de transition anatomique, le sillon naso-labial, se poursuivant à la demande latéralement dans les sillons alo-géniens.
L’appréciation parfaite de l’importance de la résection est déterminante afin d’obtenir le résultat souhaité tout en restant absolument naturel.
Le geste est mené sous anesthésie locale en ambulatoire.
La résection est effectuée, une hémostase rigoureuse est essentielle, et la suture doit être parfaite pour l’obtention d’une cicatrice invisible.

Les suites

Un léger œdème de la lèvre supérieure est à prévoir, il devient indiscernable vers J4.
Le résultat s’apprécie dès J7 – J8 et s’affinera au fil des mois, la stabilisation définitive étant obtenue vers le quatrième mois post-opératoire

Conclusion

Le lifting de la lèvre supérieure permet, par une procédure légère réalisable sous anesthésie locale, de raccourcir une lèvre blanche de longueur inadaptée tout en repulpant la lèvre rouge et en normalisant les rapports incisives supérieures / bord libre de la lèvre.
L’ensemble offre en outre un effet très rajeunissant aux résultats naturels, permettant d’éviter le plus souvent les injections volumatrices.

Commentaires

kouldz

Bonjour,
Merci pour l’article. Sauf que c’est pour les maxillos et non pas pour les dentistes chir buccale et encore moins pour les généralistes.
Personnellement, je ne trouve pas « l’après » plus beau.

dr.fallain

Bonsoir,
Je trouve pour ma part ce résultat intéressant. Est-il possible d’avoir quelques précisions quant au geste chirurgical?
Merci et bravo

Armand PARANQUE

Merci Christian.

@dr.fallain :
Merci de votre post 🙂
L’intervention repose essentiellement sur le juste dosage de la résection conditionnant l’ascension, mais également le mouvement repulpant la lèvre rouge. Cette résection est habituellement comprise entre 4 et 10 mm selon les cas. Que voudriez-vous que je vous donne comme précisions ?

dr.fallain

Bonsoir,
Je viens de lire votre réponse. Les précisions concernaient la procédure chirurgicale. La résection et la quantité de surface cutanée concernée est déjà un premier élément permettant d’apprécier le geste réalisé.

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