Naviguer / Chercher

Traitement chirurgical de la fausse gencive subie

En raison d’un intérêt manifeste des visiteurs pour la prise en charge chirurgicale des « fausses-gencives subies en implantologie » (467 visites le premier jour de sa mise en ligne), idweblogs propose une version step-by-step de la procédure en vidéo.

1) Face à une atrophie squelettique verticale évidente impliquant une fausse gencive, quels sont les critères décisionnels pour choisir avec le patient la solution chirurgicale de l’ostéotomie segmentaire ?
2) Sachant que ce sont les axes de vissages de la prothèse provisoire transvissée qui orientent le bloc osseux alvéolaire incluant les implants, existe-t-il des recommandations particulières pour réaliser cette prothèse ?

Commentaires

frankie

Moi, ce qui me tue…non j’exagère, mais, moi, ce qui me fait marrer et qui m’indispose, c’est la cécité en face de certains cas dont celui-ci.
Benoit PHILIPPE a tout mon respect, et toute ma considération: bon ça y est, c’est dit.
Mais , franchement, hein, franchement, dans ce cas, d’accord: le problème se situe AUSSI esthétiquement et parodontalement au niveau des réalisations implanto-portées, d’accord, mais faut être AVEUGLE pour ne pas voir que le problème se situe SURTOUT, ET EN PREMIER LIEU sur le bloc incisivo-canin, et associés.
Cet hheennoorrmmee « gummy-smile hyper disgracieux, pathologique, inflammatoire, désorganisé, penché-tordu (y’a pas d’autres mots) ….il est là le problème de ce malheureux patient.
Çà me rappelle la blague du mec qui va à Lourdes parcequ’il avait le bras gauche « tordu-court-déplacé-luxé ». Il demande, dans une fervente prière d’avoir au moins ……LES DEUX BRAS PAREILS. Il fut immédiatement exaucé : son bras droit se trouva tout à coup « tordu-court-déplacé-luxé » tout comme son bras gauche!!!!!
Autre sketch du fameux clown russe: il veut jouer du piano/ sur un piano à queue très grand, très lourd/ mais son siège se trouve être trop loin de clavier/ que fait-il : il passe en bout de la queue du piano et essaye de toutes ses forces de pousser le piano afin de le rapprocher du siège…..Vous avez tous compris qu’il eut été plus logique-aisé de…..rapprocher son siège vers le piano.
Voilà le sentiment que j’ai eu en visionnant ce cas.
De grâce: réglez d’abord l’inflammation gigivale-paro/ envisagez un allongement des cour-cliniques/ réglez le plan des bords libres,/la ligne du sourire /puis, et seulement après avoir réalisé ce qui précède, amusez vous à CHIRURGER comme proposé par l’éminent Benoit PHILIPPE coté implants. Bref, faites une moyenne, une côte ma taillée qui soit acceptable tant sur le plan esthétique que fonctionnel entre l’horrrrreur dento-dentée et la palissade prothético-implantaire.
Je crois qu’on a tendance à oublier …un peu…l’intérêt du patient dans ces histoires là. Après tout, on veut qu’il soit BEAU, sain, avec un brossage aisé (création de gencive attachée côté palissade!!!)……faut pas chercher midi à 14heures….ou même 15h. Soyons un peu plus artiste, cool, visionnaire, imaginatif, créateur, architecte, décorateur, visagiste, sculpteur etc…
J’espère n’avoir choqué personne, hein?
je vous zembrasse.
cb

Benoît PHILIPPE

Merci Cher Frankie pour votre commentaire.
Vous n’avez choqué personne bien-sûr !
Peut-être un commentaire moins passionné nous aiderait-il à mieux cerner votre analyse du cas.
Vous avez donc la parole.
Cordialement
Benoît Philippe

frousselle

La technique chirurgicale est intéressante mais je suis totalement en accord avec frankie, la première étape d’un cas clinique de ce type est le traitement de la parodontite maxillaire et mandibulaire.
Il est indispensable d’obtenir avant une chirurgie d’ostéomie segmentaire d’obtenir de la part du patient un contrôle du biofilm bactérien irréprochable et de réaliser ensuite si nécessaire un assainissement du parodonte. Cette thérapeutique va naturellement provoquer une perte d’attache et un allongement des couronnes cliniques des dents présentant des restaurations prothétiques maxillaires et mandibulaires.
Il sera nécessaire après réévaluation de calculer l’ostéomie segmentaire en fonction du niveau obtenu de la gencive marginale assainie.
Dans votre cas, l’esthétique parodontale est toujours aussi catastrophique à 3 ans.
Maintenant que le traitement n’a pas été conduit dans le bon ordre. Si ce patient rencontre un parodontologue sérieux, du coup ce seront les incisives qui risquent de présenter des longueurs cliniques plus importantes.
Bien cordialement.

massmolaire

Les remarques de Frankie et Frousselle me paraissent étrangement décalées par rapport à la technique décrite et m’amènent à poser une autre question : est-ce au chirurgien maxillo-facial de s’occuper du problème parodontal de la patiente qui d’ailleurs, me semble plus lié à un problème d’adaptation prothétique qu’à un problème d’hygiène bucco-dentaire?
Si c’était le cas, est-ce un scandale d’imaginer traiter le problème dans un second temps par réfection des prothèse et réaménagement parodontal (pour retrouver de l’horizontalité au niveau des collets)?
Merci pour la présentation agréable de ce cas et de cette technique.

hubert

Bonjour je ne comprends pas les décharges mésiales et distales osseuses pour désolidariser le bloc osseux afin de le glisser en coronaire.
merci

Benoît PHILIPPE

Merci massmolaire pour ce commentaire de commentaire.. Il est utile que d’autres praticiens en charge de la prothèse ou de la parodontologie donnent leur avis. Ce site remplit donc bien son rôle ! Dr Philippe

Benoît PHILIPPE

Bonjour Hubert. Il faut bien réaliser les ostéotomies verticales et mobiliser le bloc sans tension muco-périostée. il faut donc inciser discrètement plus que ne le voudrait la simple ostéotomie horizontale. Cela étant, plus on incise et plus on décolle, plus on fait souffrir le fragment avec un risque de nécrose grave…

carton

Je crois que les commentaires de ce cas illustrent bien les difficultés de la collaboration entre les spécialistes qui interviennent en bouche. D’une part il est parfaitement vrai que l’étude initiale du cas aurait du éviter l’échec des prothèses implantaires maxillaires à gauche: il fallait une réflexion globale avant: le praticien initial aurait du envisager la prise en charge esthétique et sanitaire, proposée à juste titre par frankie et frousselle. Dès lors que le patient est adressé chez le chirurgien maxillo-facial pour un « rattrapage » on ne peut plus juger que le « rattrapage » et objectivement il est beau et même inespéré. Le chirurgien maxillo-facial peut-il prendre la responsabilité de dire à la patiente:  » Madame comment a-t-on pu vous faire ça? Il faut tout refaire et commencer par la paro! » En règle générale un spécialiste ne peut pas désavouer son correspondant aux yeux du patient. Au mieux peut-il suggérer au correspondant (praticien généraliste) d’envisager d’abord une prise en charge globale du cas. Ce qui a le plus souvent été déjà écarté (avec de bonnes ou mauvaises raisons) par le praticien et/ou le patient.
Que fait-on en attendant que la dentisterie devienne la dentisterie idéale?
Cette discussion est importante car elle est représentative d’un grand nombre de cas.

Benoît PHILIPPE

Merci Carton pour ce commentaire. Il existe en effet un vaste espace entre la situation idéale pour prendre en charge un patient et la réalité clinique et humaine.

Laisser un commentaire